Sébastien Mannheim : L’âme de l’encre
Objet de désir, de diamant, de défilés
La femme est à ce jour, la merveille recherchée
Objet de convoitise, d’admiration et de photographies
La femme est habitant, de ce simple pays
La femme est belle, tendre et millésimée
Dans l’église, lisant ses quelques vœux
La femme répond, par un oui assuré
Au prêtre tenant ici, le sort d’amoureux
Prêts à s’unir, à se tendre le cœur
Même si la femme, chaque jour, de bonne humeur
Tient à son mari, les larmes de clameur
Aussi les larmes de chaleur.
De son corps, ô belle entité
Doux, délicat, en des mains parfumées
Ô douces mains, caressant un corps
De poils châtains, de couleur d’or
Aliaa Magda Elmahdy
Elle est devenue mon héroïne … Mon obsession … Un exemple arabe de courage physique et intellectuel … Elle c’est Aliaa Magda Elmahdy … Une égyptienne d’Alexandrie … jeune … très jeune à peine 20 ans … Mais quand on lit ses textes et ses commentaires sur son blog … alors on est comme saisi par sa maturité et sa détermination … Contrairement à ce que disent certains … elle n’est pas folle … elle n’est pas une charmouta … une pute l’hebdomadaire marocain TEL QUEL … Non … à sa façon elle redonne sens à la révolution arabe … elle la replace … la redéfinit … la ramène à ce premier lieu où tout commence : le corps … Son propre corps …
Depuis la fin octobre … Aliaa publie sur son blog une photo d’elle nue … Et en offrant ainsi son corps à tous les regards … près de 4.8 millions de visiteurs à ce jour … et bien elle suscite des commentaires enflammés dans le monde arabe … des milliers de commentaires où les insultes se mêlent aux encouragements … Ce matin … alors que les Égyptiens se sont à nouveau rendus aux urnes la veille pour une nouvelle phase législative avec … précise le quotidien libanais L’ORIENT LE JOUR … des Frères musulmans et des salafistes en position de force … le nouveau numéro de courrier international a donc choisi de consacrer plusieurs articles au phénomène Aliaa … Car c’est bien d’un évènement majeur dont il s’agit écrit l’hebdomadaire marocain TEL QUEL … un évènement qui dépasse tout ce qu’on pouvait attendre des jeunes et magnifiques révolutionnaires arabes … Cette image … cette simple image … belle et controversée a accédé avec une vitesse record à la célébrité … Mieux encore … elle est devenue un symbole …

Cellules traitres !
» Traiter un cancer, ce n’est plus seulement tenter de détruire la tumeur, mais aussi s’attaquer à l’environnement proche de la tumeur, notamment les cellules de défense du patient qui facilitent la dissémination de la maladie.
Avoir plusieurs fers au feu est une expression qui est en train de prendre tout son sens en cancérologie, si l’on en croit le nombre de travaux scientifiques présentés à San Antonio (Texas) du 7 au 10 décembre 2011, lors de la 34e édition du SABCS, le plus important congrès consacré au cancer du sein.
On constate, en effet, que les cellules cancéreuses bénéficient de complicités plus ou moins voulues de la part de nombreux éléments de notre système de défense. C’est particulièrement vrai dans le cadre de l’essaimage de cellules tumorales à partir de la lésion d’origine, ce qu’on appelle des métastases.
Autour de la masse cancéreuse, il se passe beaucoup de choses et d’abord des signes d’inflammation chronique. On observe aussi un remodelage des structures environnantes, avec la fragilisation de barrières naturelles. Enfin, les vaisseaux sanguins et lymphatiques sont le siège d’une intense activité.
Ces tissus inflammatoires sont infiltrés par des globules blancs Ce sont surtout des lymphocytes et des macrophages. Ces globules blancs sont normalement dévolus à la défense de l’organisme et devraient donc n’avoir de cesse d’attaquer le cancer. Or, ils font quasiment le contraire ! L’heure est donc à la chasse aux traîtres !
Et les recherches pointent surtout du doigt les macrophages qui semblent favoriser la formation des métastases. Ces macrophages, sous l’influence de lymphocytes CD4, libèrent des substances qui jouent des rôles différents, mais défavorables à l’organisme.
Ils libèrent en particulier des facteurs de croissance qui vont stimuler la pousse des cellules tumorales et favoriser leur migration vers d’autres parties de l’organisme, comme les os, les poumons et le cerveau. La présence en excès des macrophages va réduire les réponses des cellules cancéreuses aux traitements, qu’il s’agisse de la chimiothérapie ou de la radiothérapie. «
L’or le plus dur du monde
La Manufacture de montres Hublot basée à Nyon (VD) et l’EPFL ont présenté jeudi le Magic Gold 18 carats qui a nécessité trois ans de travaux et de recherches.
Métal précieux par excellence, l’or a le défaut d’être trop tendre. Grâce la collaboration de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), Hublot affirme avoir mis au point « l’or le plus dur du monde », que « seul un diamant pourra rayer ».
L’or 18 carats standard atteint 400 Vickers, l’échelle de dureté, explique l’entreprise dans un communiqué. Le nouvel or de Hublot monte quant à lui à 1000 Vickers, loin au-dessus des aciers trempés qui tournent autour de 600 Vickers.
La prouesse a été rendue possible grâce à un ajout de céramique : poudre de carbure de bore préalablement mise en forme par pressage isostatique à froid dans des moules s’approchant de la forme finale des pièces.
De l’or en fusion est ensuite infiltré à très haute pression. Le métal va alors remplir les pores de la céramique, réalisant ainsi le nouveau matériau.
Pour produire cette nouvelle matière, Hublot s’est doté d’une fonderie spéciale. Les premières montres réalisées en Magic Gold seront présentées l’année prochaine à la foire BaselWorld, qui se tient du 8 au 15 mars.
Gustave Courbet (1819-1877)
William Ernest Henley : Invictus – 1875
J’émerge des flots sombres de la nuit,
Obscurs comme le puits reliant les pôles,
Et je remercie les dieux quels qu’ils soient
De m’avoir doté d’une âme indomptable.
Prisonnier des faits qui m’enserrent,
Je n’ai ni gémi ni pleuré.
Sous l’infortune des coups,
Je suis meurtri, mais debout.
Au-delà de ce monde de larmes et de colère,
Je ne vois que l’horreur des ténèbres,
Mais la terrible menace des années
Ne m’atteint ni ne m’effraie.
Peu m’importent l’étroitesse des chemins,
La dureté des châtiments sur le mien,
Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme.
Le poème préféré de Nelson Mandela
Marcel Liebman : La Révolution russe
Nicolas II nous a laissé un journal qui en dit long sur les préoccupations réelles et sur son envergure. A côté de la mention des audiences qu’il accorde et des visites qu’il rend, on y trouve, plus longuement évoqués, les détails de sa vie de famille et, non moins minutieusement décrites, ses activités préférées : sports et jeux au grand air, qu’il s’agisse de se distraire avec ses chiens, d’équitation, de patinage ou, surtout, de chasse. A ce dernier propos, son journal énumère et précise le produit de ses batues. Là résidait sa véritable passion. L’incompréhenisble, et fatal paradox, c’est que ce même homme ait eu, jusqu’à la fin de son règne, la prétention de diriger les detinées d’une grande puissance. p. 17-18
Marcel Liebman : La Révolution russe
Alexandre III (1881-1895) (…) revient à l’autocratisme le plus rigide. Quand il monte sur le trône, celui qu’un de ses dignitaires appelle tour à tour « l’idiot couronné » et « l’auguste imbécile » déclare, dans son célèbre manifeste du 28 avril 1881, que « dorénavant il ne discutera plus qu’avec Dieu les destinées de son Empire ». Ce dialogue n’ayant pas donné tous les résultats qu’en attend le tsar, il choisit pour confident supplémentaire C. Pobiedonostsev qui incarne de manière presque pathétique l’esprit réactionnaire. L’empereur en fait son conseiller favori et c’est à son souverain que Pobiedonostsev confie cette pensée à laquelle l’histoire ne demeurera pas sourde : » Une révolution en Russie, le plus sanglant des boulversements, est préférable à une Constitution ». Faut-il s’étonner que la répression, qui avait été jusqu’alors, l’instrument de l’autocratie, en devienne, avec Alexandre III, la raison d’être , p. 17
Eric Reinhardt : Le Système Victoria
On ne ment d’une certaine manière, quand on n’est jamais à la même place. On dit une phrase à une personne et la seconde d’après on se change les idées de l’autre côté de la planète : on n’est plus là, dans les jours qui suivent pour voir le visage, le regard, la déception de la personne à qui l’on a menti. ……………..
……En bougeant, on peut biaiser, on est dans l’oubli, on efface dans son esprit le mal ou les promesses que l’on peur faire. Si ceux qui dirigent le monde n’étaient pas dans la vitesse; qu’elle soit géographique ou simplement mentale, la vérité de ce qu’ils font leur apparaîtrait d’une manière stridente : elle leur serait insupportable.
Jean Delas : Lire est le propre de l’homme
Le temps s’est écoulé, ploc, ploc, j’ai changé de pays une fois, deux fois, de langue aussi, de maison, d’amis. Mais partout j’emportais avec moi mon kit de survie: un livre, au minimum, et un cahier pour écrire. Ainsi équipée, je pouvais aller n’importe où, attendre des heures un bus, un train, un être, une trahison, je n’en avais cure, j’étais protégée, à l’abri.
Valérie Zenatti


