posts de mai 2007


29 mai, triste

Lu : Ecarte-toi des lieux où l’on parle trop fort ou trop bas.
Johann Heinrich Pestalozzi (1746-1827)

Blog : Je parviens seulement (23:10) à entrer dans mon blog. Pourquoi ?

Discussion : Fabien un stagiaire qui fait des études d’histoire-géo à Besançon. Il prépare un mémoire sur les Gracques. Il ne semblait pas connaitre Grachus Babeuf.

28 mai, volé

071006seins.jpgLu : Les seins sont deux grandes larmes que verse la beauté sur sa fugacité. Ramon Gomez de la Serna.

Entendu : Au Quebec les messages reçus sur la toile sont des courriels et les messages (spam) qui pourrissent une boite sont des pourriels.

25 mai

070525laissey.jpg

Dans la matinée je suis descendu à Vesontio, ça m’amuse toujours de lui donner son nom antique. Un voyage d’un peu plus d’une heure dans la campagne et le soleil.

J’aime cette terre, j’aime la Comté, amour hérité de mes centaines d’ancêtres qui l’ont faite. Je connais le parcours mais pourtant je regarde tout comme si c’était la première fois. A un moment, la route longe l’Alduadubis dans un paysage très peu bâtit et verdoyant qui vous laisse une impression de sérénité.

Ce qui m’attriste le plus c’est le spectacle des vieilles fermes abandonnées ou transformées en hangar. Bien souvent, restaurées, elle serait à nouveau magnifiques. Mais, surtout, elles sont chargées d’histoire et tout cela va disparaître. Je ne peux m’empêcher de penser qu’un jour une famille a été fière de la bâtir et de s’y installer. Que des enfants y sont nés et y sont morts, comme ça arrivait beaucoup, ainsi que les parents. Qu’on y a fait des noces, des baptêmes et que de tous ces cris et ces pleurs, ces chants et ces larmes, il ne reste rien, qu’un grand silence.

Ainsi je passe près d’un lieu-dit appelé Bermont. A la Révolution c’était un village à part entière, puis il fut rattaché à un autre et maintenant il n’y que deux maisons inhabitées remplies de meules de foin.

A l’entrée de Cler… sur la droite après l’église il y un ancien relais de poste, avec porte cochère voûtée surmontée d’une inscription. Le parcours est plein de maison aux linteaux de portes gravées, qui attisent ma curiosité et comme je connais un peu l’histoire de ma contrée y voyager est toujours l’occasion d’une révision et de recherches arrivé à la maison.

La Communion de Laure

Ce fut :

Le matin, la messe à Saint-Ahon pour toute la famille, sauf moi.

La fête, à Fleurie, village d’une cinquantaine de maisons, à flan de montagne sur la rive droite du Souvre avec le beau temps à midi.

Ce fut :

Au rez-de-chaussée de la mairie une salle louée pour l’occasion. Elle est décorée de ballons. On y a dressé des tables fleuries.

Le clan réuni avec la petite famille du beau-frère.

Quelques absents : mon frère, Léon, ma sœur, Lucienne, Camille, ma nièce et mon cousin Lucien avec leur conjoint et leurs enfants.

Deux nouveaux qui assistent à leur première réunion de famille : Gilles, copain de Denise et Soriya nouvelle compagne de mon deuxième frère Laurent.

L’apéritif, le repas et les desserts servit sous forme de buffet. Chacun a apporté quelque chose aussi.

Au milieu de l’après-midi nous partons faire une ballade digestive, Laurent et moi. Les gens que nous croisons nous saluent par un  » Bonjour « .

Le village est sans trottoirs, ont marche au milieu des rues toutes en pente, il n’y a pas de circulation. De nombreuses maisons portent sur le linteau de leur porte la date de construction : par exemple 1761. Chacune a un verger.

Face à la mairie une fontaine formée de trois bassins : l’un lavoir, l’autre pour faire tremper les tonneaux et l’autre pour faire boire les animaux.

Retour de promenade nous repassons à la table. La famille du beau-frère s’est éclaircie. Mais la notre s’est renforcée, Lucienne, ma sœur est arrivée avec Denis son mari.

Nous partons alors pour la seconde mitant qui nous emmène à minuit. Bref 10 heures de table.

Ce fût aussi :

Camille, ma nièce, qui a maigrit et vieillie et qui m’a fait sur son enfance, des confidences terribles et m’a dit gentiment :  » Tu changes pas, tonton ! « 

Denis son père qui m’a annoncé les cancers de ses deux frères.

Ma mère Berthe, qui a voulu s’installer à côté de moi. Si seule au milieu de tous, sans mari sans frères ni sœurs.

 » Tu ressembles tellement au papa et tu t’habilles comme lui.  » m’ont dit mes sœurs.

Michel mon cousin :  » Pourquoi tu te tiens aussi droit, toi ?  » Je n’en avais pas conscience.

Sa fille Jane, qu’il appelle Boubiche, et sa femme qui attend un petit garçon.

Laurent mon frère qui m’a reparlé de sa séparation d’avec Hedwige si difficile, si douloureux, si destructeur du point de vue humain.

Lucienne, ma sœur qui m’a dit son envie de revenir vivre en France, certainement parce que Camille et Denise ses filles y sont installées.

Florent le dernier des trois fils de Pascale ma 3e sœurs et d’Hervé terrorisé par les ballons que la chaleur faisait exploser à intervalle régulier.

Fernand, son frère aîné, grand brûlé, qui se remet si difficilement de cette catastrophe.

Francis le mari de Fernande ma deuxième sœur qui nous montre ses doigts coupés il y a un mois.

Ce fut enfin :

Dans la soirée, les départs successifs qui ne laissent qu’un petit carré, dans lequel mon frère Laurent pousse la chanson paillarde.

Les entrants soigneusement examinés quand ils furent partit. Avec un complot ourdi par le clan à l’instigation de ma sœur Lucienne pour faire partir Gilles de la vie de sa fille Denise !!!!

Ce fut la pluie qui se mit à tomber en même temps que la nuit.

La patience de ses mères et de ses pères avec les enfants que la chaleur et le bruit énervent et qui pleurent.

Les femmes fraîchement coiffées et rhabillées à neuf.

Ce fut les cousins jouant ensemble avec tout et n’importe quoi : un avion en papier, une cocotte, un uno… des ballons

Des dizaines de photos prises, des embrassades, du chahut, de la musique… Mais aussi l’impression d’être figurant dans un film italien des années cinquante où le triste et le joyeux sont intimement mélangés.

Ce fut la profession de foi de Laure comme on dit maintenant…..

Victor Hugo (1802-1885)

075hugo.jpgLu : (…) ce génie particulier de la femme qui comprend l’homme mieux que l’homme ne se comprend. Les Misérables
J’ajouterai : … et mieux que l’homme ne la comprend.

Blog-note : 13 mai, lendemain de victoire

Entendu : Le Petit navire, de Daphné.
Lu : Yves Harrand
Des milliers de sommets, mais point de vol d’oiseau,
Sentiers à l’infini, mais pas âme qui vive,
Une barque isolée, un vieux sous son chapeau
Pêche seul, dans le froid ; la neige sur la rive

Liu Zongyuong
718-539

Le moine Manzei (VIIIe sicèle)

56334barque.jpg

A quoi comparer
Notre vie en ce monde ?
A la barque partie
De bon matin
Et qui ne laisse pas de sillage.

Blog-note : 11 mai, venteux

Réflexions : Après relecture de la citation de Diderot, extraite de la Religieuse, il me semble qu’en effet il est facile de dire que l’on aime la solitude quand, on a, ou eut, une vie bien remplie, comme Jacquelin Kerne. Mais quand on en est victime, comme Kaspard Hauser, on doit beaucoup moins l’apprécier. Les religions ne seraient-elles pas sorties de l’imagination d’individus trop solitaire ? Est-ce ça que Diderot sous-entend ? D’ailleurs il y a un travail d’historien à faire sur l’utilisation de la solitude par les religieux.

Sylvain Burgert : cascade

070511cascades.jpg

NoiretBlanc.org

Izumi Shikibu (XIè siècle)

 

56333yoshchikanobu.jpg

Quand je ne serai plus
Pour avoir dans un autre monde
Un heureux souvenir
Je voudrais une fois encore
Te rencontrer aujourd’hui.

Blog-note : 7 mai

Perso : La pluie et le soleil permettant aux plantes de pousser facilement j’ai dû faire un bon nettoyage du tour de la maison avec le taille-bordure. Demain ce sera la tondeuse sur le devant.
pasdevelours : un bonsoir en passant, et poursuite de notre conversation.

        Moi : Suite à une  » conversation  » avec deux boggueurs je me demande si un couple est une réunion de solitude ou une fusion ! Qu’en penses-tu ? Tu crois vraiment que l’homme et le femme ne font que se croiser, que jamais il n’y a fusion ? J’en ai pourtant l’impression lorsque je lis tes textes parlant de ton ami. Je me demande si la solitude ne serait pas l’absence d’état amoureux ou pire l’absence de capacité d’aimer. Affreux non ?

        Elle : j’aime bien ta vision des choses, oui, je trouve ce point de vue intéressant… j’en parlerai à mon ami car on adore discuter de ce genre de choses.Je suis peut-être trop idéaliste et rêveuse, mais je pense que l’amour est avant tout un partage. Deux êtres qui s’aiment doivent se porter l’un l’autre et non pas s’étouffer.ça me fait penser à une pub (mauvaise car je ne me souviens plus du produit lol) que j’adore : celle où on voit un vieux couple se regarder tendrement les yeux dans les yeux. Pas de besoin de paroles, ils se parlent et se comprennent comme ça. J’y crois à ce genre d’union, dans laquelle la complicité et l’envie d’être ensemble, de partager ensemble reste intacte, voire même s’intensifie.

La fusion est possible. Je pense que pour cela, le simple coup de cœur physique ne suffit pas. Ce doit être un amour plus fort. L’amour de l’âme de l’autre, de son être tout entier… mais peut-être je m’emballe un peu là ?

        Moi : Je crois aussi que l’amour peut être une fusion, sinon, comment un homme peut alors comprendre ce que ressent une femme qui attend un enfant puisqu’il ne le vivra jamais ? Il n’y a que par celle qu’il aime qu’il peut vraiment le percevoir. Et comment une femme peut comprendre ce que ressent l’homme lorsqu’il est en elle, par exemple, s’il ne le lui fait pas comprendre par l’amour ? L’amour décuple notre capacité à comprendre l’autre au plus profond de sa féminité (ou virilité…) et c’est à ça qu’il sert. Qu’est-ce que tu en penses ?

        Sa réponse : j’aime décidément beaucoup ta façon de voir les choses et j’adhère avec ça…
J’y reviendrai plus longuement une autre fois

Blog-note : 6 mai, ensoleillé plein d’incertitude

Perso : 2ème tour : j’ai vôté !

Pensée : Dans un être ce qu’il faut rechercher ce n’est pas la présence de telles ou telles qualités mais l’absence de défauts.

Entendu : Je suis 100% français et 100% arménien. C’est comme le café au lait les deux composants réunis ne peuvent pas être séparés. Aznavour

Blog-note : 5 mai, des trombes d’eau

57063arcenciel.jpg

Ce soir je suis en vacances pour une semaine. J’ai passé ma soirée sur mon blog. Aujourd’hui la journée a été très fatigante. Il a plu du matin jusqu’au soir et parfois à verse comme on dit ici.
A quoi servent ces petits sondages sur les blogs ? Personne n’y répond. 2 réponses pour celui-ci alors que le chiffre des visiteurs s’envole. Si dans deux ou trois jours il n’a pas prouvé sont utilité je le supprime. A moins qu’ils ne soient là que pour prouver que la plupart des visiteurs ne font qu’un passage rapide et superficiel ?

Intimité

56278couple.jpg

Lorsque j’ai trouvé hier soir cette photo sur un site dont l’adresse m’a été communiquée par un blogueur, je n’ai pas su immédiatement en quoi elle me plaisait : or, c’est la position des mains de l’homme et le visage tourné de la femme. Que serait cette photo s’ils étaient habillés, à regarder un paysage ?

Blog-note : 3 mai

Pensée : L’isolement dans lequel vivent beaucoup de personnes ne viendrait-il pas aussi de l’exacerbation de la compétition entre les individus qui veut que l’on réussisse en tout. La compagne doit être à l’image de la partenaire que diffuse les pub et les médias. On ne sait plus regarder l’autre autrement quand le comparant avec ce qui est vu à la télé ou dans les magasines. On reste alors seul soit parce qu’on est trop exigent ou soit parce qu’on entre pas dans les canons de la beauté ou du branché en vigueur.

1er mai

070502blackwhite.bmp

Chronique : 1er mai

Lu :

Si vous êtes levé ce matin
avec plus de santé que de maladie,
vous êtes plus chanceux que le million de personnes
qui ne verra pas la semaine prochaine.

Si vous n’avez jamais vécu le danger d’une bataille,
la solitude de l’emprisonnement,
l’agonie de la torture,
l’étau de la faim,
vous êtes mieux loti
que 500 millions de personne.

Si vous pouvez aller dans n’importe quelle église
sans peur d’être menacé, torturé ou tué,
vous êtes plus libre
que 3 milliards de personnes.

Si vous avez de la nourriture dans votre frigo,
des habits sur vous,
un toit pour vous abriter et dormir,
vous êtes plus riches
que 75 % des habitants de la terre.
Si vous avez de l’argent à la banque
et de la monnaie dans votre poche,
vous faites partie
des 8 % les plus privilégiés du monde.

Si vous pouvez lire ce message,
vous venez de recevoir une double bénédiction,
parce que quelqu’un a pensé à vous en faire profiter
et surtout,
parce que vous ne faite pas partie
des 2 milliards de personnes
qui ne savent pas lire !
Auteur inconnu.

Bonne journée

openspach |
CFDT SNCF Languedoc Roussillon |
Marc Champel |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | souvenirsdelecolejeanmoulin
| CUIRS AUX BANQUES
| ART DE DEPLAIRE