La Communion de Laure
21 mai, 2007 @ 9:24 Dire

Ce fut :

Le matin, la messe à Saint-Ahon pour toute la famille, sauf moi.

La fête, à Fleurie, village d’une cinquantaine de maisons, à flan de montagne sur la rive droite du Souvre avec le beau temps à midi.

Ce fut :

Au rez-de-chaussée de la mairie une salle louée pour l’occasion. Elle est décorée de ballons. On y a dressé des tables fleuries.

Le clan réuni avec la petite famille du beau-frère.

Quelques absents : mon frère, Léon, ma sœur, Lucienne, Camille, ma nièce et mon cousin Lucien avec leur conjoint et leurs enfants.

Deux nouveaux qui assistent à leur première réunion de famille : Gilles, copain de Denise et Soriya nouvelle compagne de mon deuxième frère Laurent.

L’apéritif, le repas et les desserts servit sous forme de buffet. Chacun a apporté quelque chose aussi.

Au milieu de l’après-midi nous partons faire une ballade digestive, Laurent et moi. Les gens que nous croisons nous saluent par un  » Bonjour « .

Le village est sans trottoirs, ont marche au milieu des rues toutes en pente, il n’y a pas de circulation. De nombreuses maisons portent sur le linteau de leur porte la date de construction : par exemple 1761. Chacune a un verger.

Face à la mairie une fontaine formée de trois bassins : l’un lavoir, l’autre pour faire tremper les tonneaux et l’autre pour faire boire les animaux.

Retour de promenade nous repassons à la table. La famille du beau-frère s’est éclaircie. Mais la notre s’est renforcée, Lucienne, ma sœur est arrivée avec Denis son mari.

Nous partons alors pour la seconde mitant qui nous emmène à minuit. Bref 10 heures de table.

Ce fût aussi :

Camille, ma nièce, qui a maigrit et vieillie et qui m’a fait sur son enfance, des confidences terribles et m’a dit gentiment :  » Tu changes pas, tonton ! « 

Denis son père qui m’a annoncé les cancers de ses deux frères.

Ma mère Berthe, qui a voulu s’installer à côté de moi. Si seule au milieu de tous, sans mari sans frères ni sœurs.

 » Tu ressembles tellement au papa et tu t’habilles comme lui.  » m’ont dit mes sœurs.

Michel mon cousin :  » Pourquoi tu te tiens aussi droit, toi ?  » Je n’en avais pas conscience.

Sa fille Jane, qu’il appelle Boubiche, et sa femme qui attend un petit garçon.

Laurent mon frère qui m’a reparlé de sa séparation d’avec Hedwige si difficile, si douloureux, si destructeur du point de vue humain.

Lucienne, ma sœur qui m’a dit son envie de revenir vivre en France, certainement parce que Camille et Denise ses filles y sont installées.

Florent le dernier des trois fils de Pascale ma 3e sœurs et d’Hervé terrorisé par les ballons que la chaleur faisait exploser à intervalle régulier.

Fernand, son frère aîné, grand brûlé, qui se remet si difficilement de cette catastrophe.

Francis le mari de Fernande ma deuxième sœur qui nous montre ses doigts coupés il y a un mois.

Ce fut enfin :

Dans la soirée, les départs successifs qui ne laissent qu’un petit carré, dans lequel mon frère Laurent pousse la chanson paillarde.

Les entrants soigneusement examinés quand ils furent partit. Avec un complot ourdi par le clan à l’instigation de ma sœur Lucienne pour faire partir Gilles de la vie de sa fille Denise !!!!

Ce fut la pluie qui se mit à tomber en même temps que la nuit.

La patience de ses mères et de ses pères avec les enfants que la chaleur et le bruit énervent et qui pleurent.

Les femmes fraîchement coiffées et rhabillées à neuf.

Ce fut les cousins jouant ensemble avec tout et n’importe quoi : un avion en papier, une cocotte, un uno… des ballons

Des dizaines de photos prises, des embrassades, du chahut, de la musique… Mais aussi l’impression d’être figurant dans un film italien des années cinquante où le triste et le joyeux sont intimement mélangés.

Ce fut la profession de foi de Laure comme on dit maintenant…..

-Jean
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