posts du 19 juin, 2007


19 juin, ma soirée

Ce soir j’ai voulu aller regarder la télévision. Mais il n’y avait rien qui retienne mon attention. Après avoir zapper j’ai déserté. Cette machine n’est plus bonne qu’à vous laver le cerveau ou à vous endormir.
Je suis donc redescendu. J’ai mis en marche la cafetière et je suis allé prendre le frais dehors en m’asseyant au milieu du gazon. En chemisette il ne faisait pas chaud. J’ai regardé la nuit descendre, le ciel, le paysage, le noyer…
Je n’étais pas heureux de ma journée, parce que, à ce que j’ai comprit, j’ai trop attendu d’elle. Les désirs que l’on entretien nous empêchent de voir ce que la vie nous donne. Cette journée a bien dû avoir des moments positifs, ainsi ce qu’elle ne me donnait pas voilait mon regard.
Nous sommes ici au bout du monde. Les arbres ont tout envahi. Au XVIIe siècle les plans montrent que les collines et les montagnes environnantes étaient entièrement défrichées.
Aujourd’hui la forêt a tout reprit et les arbres dominent la ville comme les indiens dans les westerns au-dessus montagnes.
Le noyer devant la maison a encore prospéré. Il n’avait rien donné ces deux dernières années mais aujourd’hui il est couvert de noix. Il a environ cent ans. Comme la foudre l’a touché dans les années cinquante il a évité la tronçonneuse avec les anciens propriétaires. Il est le plus vieux locataire des lieux.
Les chauves souris vaquaient à leurs occupations qui consistaient à se courir après. la vieille loi des garçons lutinant les filles.
Dix heures ont sonné au clocher de l’église suivit quelques minutes plus tard par ceux de la mairie, le casset. Si le ciel n’avait pas été nuageux, il aurait fait clair encore plus tard. Je suis rentré la chemise humide et me suis servi un café.
Lu : Les religions sont comme les vers luisants: pour briller, il leur faut de l’obscurité. Arthur Schopenhauer / 1788-1860 / Parerga / 1851

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