posts de juillet 2007


31 juillet, estival

Moi : L. est arrivée hier.

Commémoration : Jour anniversaire de la mort de Jean Jaurès qui a dit : Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire.”

30 juillet

Commémoration : Naissance d’Emily Bronté en 1818, auteur Des Hauts de Hurlevent.

30 juillet

Moi : Je ne crois plus en rien ! Ni en l’amour (que qu’il soit), ni en l’amitié (à laquelle je n’ai jamais crue), ni en l’avenir, ni au passé (toujours si opaque malgré ce que l’on nous apprend), ni en aucune religion ou philosophie… Nous sommes ballottés par la vie comme des grains de sable par les courants de la mer déchaînée, seuls en permanence aux limites de notre intelligence et de nos connaissances à nous demander ce qu’il y a au-delà de ce que nous sommes capable de comprendre…

Réflexions : Hier, anniversaire de ma nièce Lucienne, fille de ma deuxième sœur Fernande et comme toujours des tonnes de réflexions à la sortie de ce genre de journée, toutes plus pessimistes les unes que les autres.

Parce que nous avons réussis quelques petites choses dans notre vie, nous nous croyons intelligent, alors que ces réalisations sont plus nées du hasard que d’autre chose.

Qui nous est plus étranger que notre famille ? Parce que nous avons partagé nos années d’enfance avec quelqu’un nous continuons toute notre vie à croire qu’on le connaît. Or nous ne savons pas plus de chose sur eux que sur nos collègues que nous voyons tous les jours.

Serrault : La mort de Serrault est l’occasion pour moi de parler de  » Nelly et Monsieur Arnaud  » que j’ai beaucoup aimé. Il y jouait le rôle d’un homme âgé et seul rencontrant une jeune femme, en instance de divorce, Emmanuelle Béart.

28 juillet

Moi : Je me suis laissé aujourd’hui bercer par la petite musique de Julie. Elle m’a appelé, elle est venu vers moi, elle m’a beaucoup parlé. Je l’ai entendu me dire :  » Mon petit Jean !  » ou encore  » On t’aime bien ! « . Elle m’a montré un sms qu’elle a reçu de Deb… M’a parlé de David… de son papa… Je l’ai sentie attentionnée et elle n’a pas cessé de sourire.

Vu : C’est la pleine lune ce soir. Au cours d’une sortie en voiture j’ai pu profiter du spectacle. Le ciel se chargeait de lourds nuages noirs et la fille de la terre était d’un beau jaune dans un interstice qui se réduisait lentement…

27 juillet

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Moi : Je suis descendu à Vesontio. Dans le soleil l’allée et retour de trois heures est toujours un vrai plaisir. J’ai vu ; une famille hollandais qui avait abandonnée la voiture sur le bord de la toute et qui installée autour d’un buisson de ronces mangeaient des mûres ; beaucoup de circulation dûe au départ en vacances ;

Petites surprises : Les compliments de Julie ce soir pour ma coupe de cheveux. « J’aime bien comme ça fait sur le devant. » Elle a dit ça avec une mimique genre « c’est craquant ». Mais surtout sa complicité aujourd’hui.

La bise d’Edith à Besançon. Je la vois depuis un an mais c’est la première fois qu’elle enlevait ses lunettes et qu’elle venait me tendre la joue tout naturellement comme si c’était une vieille habitude entre nous. Petit cadeau que vous fait la vie à l’improviste.

Constatation : J’ai l’habitude d’allumer l’auto-radio lorsque je roule. Mais de plus en plus je roule sans. Tout d’abord le programme occupe mon esprit et je ne regarde pas les changements qui surviennent dans le paysage et ensuite je ne pense pas ou du moins pas à ce qui faudrait. La radio vous annonce les morts en Irak, les inondations à Londres et vous culpabilise de ne pas être solidaire de ces gens. Je cherche de la musique mais elle est entre deux pages de pub ou pire des horoscopes. Je me rabats sur France-Musique mais il n’y a que de la parlote. Et la chaîne d’informations vous fait la démonstration qu’en cyclisme c’est comme en politique, on ne respecte pas les règles. Je m’abandonne alors à mes pensées et prépare les textes de ce journal.

26 juillet, chaud

Moi : Nuit à chercher le sommeil et remplie de rêves dans le peu que j’ai dormi. Pourquoi se déroulent-ils toujours dans la maison de mon enfance ?

Je regarde au moins une fois par jour certaines scènes du film Le Temps d’un automne. Il me semble que l’actrice imite Sophie Marceau, dans la Boom. Elle en a récupéré certaines mimiques, qui donne une impression de déjà vu.

Je suis allé me faire couper les cheveux en brosse à treize heures quinze. C’est un nouveau salon de coiffure. La semaine passée elle n’avait pas pu me prendre et avant hier elle me répondait la même chose quand son mari, un de mes clients est arrivé. Du coup elle m’a prit avant l’ouverture. Elle m’a parlé de Saint-Rémy de Provence. J’aime sentir des mains de femme sur ma tête.

Vu : En ce moment les cultivateurs finissent les foins en retard et moissonnent.

Constatation : Si certains de mes collègues sont ouvertement des solitaires et le revendiquent, d’autres ont en permanence besoin de compagnie ou plutôt d’un aréopage au milieu duquel ils font leur petit numéro, généralement de mise en valeur d’eux-même aux détriment des autres si nécessaire.

24 juillet, pluvieux

Perso : Julie râlait aujourd’hui. Deux de ses collègues sont en vacances et elle doit assurer leur remplacement en plus de sa tache. Elle faisait la tête. « Mais pas à toi Jc… » Samedi elle me disait devoir faire une teinture pour cacher ses cheveux blancs, elle a vingt quatre ans. Durant le week-end elle est allé voir un rebouteux pour ses cervicales. Ce vieillissement prématuré l’inquiète.

Deb n’a pas redonné de nouvelles !

Journée pleine de bruit, de la colère très vulgaire d’une personne au travail, de visite à la maison, qui ne m’a pas laissé le temps de penser… et Deb me manque… et du coup l’inspiration.

Nous fêterons les 18 ans d’une de mes nièces dimanche. Ma sœur m’a dit :  » C’est elle qui a fait les invitations ! Elle a choisit les gens avec lesquels elle a une affinité.  » Et je suis invité. C’est flatteur.

23 juillet, pluvieux

Réflexion : Est-ce que la vieillesse commence le jour où on renonce à épater les femmes, à se lancer dans des folies pour leur plaire ?

Question : Jolie question, d’Isa : que se cache-t-il derrière ton nom ?

Le désert ! ou plutôt un désert. Les seuls attachent qui y existent sont celles que j’entretiens péniblement en sachant qu’elles s’éffaceraient immédiatement si je ne les surveillaient pas.

Qui ne se connaît plus lui-même, ne se reconnaît plus dans l’image qu’il avait de lui jusqu’à aujourd’hui…

Appris : Moll Flanders, un roman de Daniel de Foë (1660-1731), auteur anglais beaucoup plus connu aujourd’hui pour son Robinson Crusoë.

Moll Flanders raconte l’histoire, comme le dit son traducteur Marcel Shwob, d’une femme, Moll Flanders, “qui naquit à Newgate [une prison], et, durant une vie continuellement variée de trois fois vingt ans, outre son enfance, fut douze ans prostituée, cinq fois mariée (dont l’une à son propre frère), douze ans voleuse, huit ans félonne déportée en Virginie, finalement devint riche, vécut honnête, et mourut repentante”.

Le roman est précédé d’un court et curieux texte, pas vraiment de fiction, Mme Veal, qui démontre l’intérêt de son auteur pour l’occultisme.

Sondage : A mes lecteurs : Quelles améliorations apporteriez-vous à ce blog ?

22 juillet, ensoleillé

Lu : La société sans classes : « Partout où la propriété est un droit individuel, où toutes choses se mesurent par l’argent, là on ne pourra jamais organiser la justice et la prospérité sociale, à moins que vous n’estimiez parfaitement heureux l’État où la fortune publique se trouve la proie d’une poignée d’individus insatiables de puissance, tandis que la masse est dévorée par la misère. Aussi quand je compare les institutions utopiennes à celles des autres pays, je ne puis assez admirer la sagesse et l’humanité d’une part et déplorer de l’autre, la déraison et la barbarie. »extrait de Thomas More, L’Utopie, Louvain, 1516.

Vu : Je reviens d’une visite chez ma mère. Sa rue est un cul-de-sac bordée de très peu de maison, entouré de champ et longeant la rivière. Et aujourd’hui ce chemin est colonisé par un groupe de peintres amateurs qui ont ainsi un excellent point-de-vue sur la ville. On passe donc au milieu des chevalets, des tableaux et des petits groupes d’artistes tous avec chapeaux et discutant.

Le beau-père espagnole de ma deuxième sœur est en visite sans son épouse. Il est monté du sud et repart demain. Nous avons discuté travail. Il a un indéfinissable accent.

Visite : http://celebration-colette-nys-mazure.over-blog.fr/article-10845917.html

20 juillet : carte de Déborah

Reçu :

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Moi : Désabusé ! Fatigué !

18 juillet

Trente rayons se joignent un un moyeu unique
Ce vide dans le char en permet l’usage

D’une motte de glaise, on façonne un vase
Ce vide dans le vase en permet l’usage

On ménage des portes et des fenêtres pour une pièce
Ce vide dans la pièce en permet l’usage

L’avoir fait l’avantage
Et le non-avoir fait l’usage. »

Le Tao Te King

 

Michel Pilon : Tendresse

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14 juillet, chaud

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Moi : Journée de travail comme les autres. Db est partie ce soir en vacances pour quinze jours. Je lui ai dit :  » Fait bien attention à toi D… ! – Je t’enverrai un message. Promit !  » Elle passera la première semaine chez sa grand-mère en Bourgogne avec ses chiens. Elle a promit aussi une carte postale. Aujourd’hui elle m’a demandé où j’en étais du transfert du blog. Le chargement d‘Un été en Louisiane est terminé.
Réflexion : Il ne faut pas faire de promesses, mais il faut tenir celles que l’on a pas faites.
Famille : Visite à ma mère ce soir. Bruits de divorce chez ma quatrième sœur. Ma mère en est toute  » retournée « .
Le second frère Laurent est partit, cette nuit à quatre heures, après avoir dormit chez moi, pour deux semaines de vacances, dans la Drôme.

    8 juillet

    Vu : Je viens de voir sur TF1 un reportage qui dans sa totalité expliquait que rien n’avait pu être vu dans un non-événement. Celui-ci était le mariage hier de deux célébrités américaines qui exercent le même métier malgré les apparences, sportif et actrice. Plutôt que de nous annoncé qu’ils n’avaient rien à montrer les producteurs de cette émission on voulut nous le montrer. Donc on a vu des toiles et des parapluies noirs, des gardes du corps, des limousines, des autocars, des badauds dans les rues, les restaurants… et des paparazzis réduits à se photographier entre eux… bref rien. De la non-information, dans de la non-télé, pour un non-événement. Effarant ! Il serait peut-être temps que certains voient le ridicule de l’affaire. Surtout que ce couple peut être très bien bidon ou avec une espérance de ” vie ” réduite au minimum.

    5 juillet, toujours sous la pluie.

    Entendu : ” Je pense à toi une fois par jour, mais durant vingt-quatre heures.
    Valérie Kaprisky, le fantasme à l’état pur.

    5 juillet, amère

    Lu : Ecrire, c’est aussi ne pas parler. C’est se taire. C’est hurler sans bruit. Marguerite Duras.

    Qu’est-ce qu’on ne donnerait pas pour avoir écrit une phrase pareille. Ecrire, c’est hurler sans bruit. C’est tellement vrai.

    Réflexion : Y’a-t-il une chose de sûre dans les relations humaines ? Y’a-t-il une once de sincérité entre homme et femme ? Y’a-t-il un moment de vérité ? Y’a-t-il autre chose dans cette vie que le superficiel, la tromperie, l’incompréhension, l’incommunicabilité ? Peut-il exister une vraie communion entre deux êtres, sans une parcelle de doute ? de dissimulation ? de mensonge ? de malentendu ? Mais le pire ce sont nos illusions, nos rêves et tous les manquent de notre éducation et de notre instruction qui nous conduisent à des confusions, des quiproquos avec les autres en plus de la solitude intérieure.

    1er juillet

    Entendu : La fille passe le bac :

    - Qui est Galilée ?
    - Un grand inventeur ! Avant lui la terre ne tournait pas !
    (France Inter : Panique au mangin palace)

    Inspiration : Son visage et sa voix avaient l’art et la manière d’envahir sa mémoire et ses pensées.

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