posts de août 2007


31 août, soleil et vent

Emploi du temps : Cet après-midi passage à la bibliothèque. Ce serait génial qu’elles se numérisent pour lire de chez soi. J’ai consulté des dictionnaires de citations, les rayons psychologie et de poésie. Notamment l’anthologie de Pierre Perret de poésie érotique.

Dates : 1867 : mort de Charles Baudelaire.

1888 : mort de Mary Ann Nichols, dite « Polly », née Walker le 26 août 1845 à Londres, mariée à William Nichols et mère de cinq enfants, elle était séparée de son mari depuis 1882. Elle fut tuée dans la nuit du 31 août 1888, à l’âge de 42 ans et incinérée dans le cimetière de Lford le 6 septembre 1888. Victime de Jack l’Eventreur. Comme de forts soupçons planent au-dessus de la famille royale anglaise… aujourd’hui ça tombe bien.

Louis Aragon (1887-1982) : Le Con d’Irène

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Si petit et si grand! C’est ici que tu es à ton aise, homme enfin digne de ton nom, c’est ici que tu te retrouves à l’échelle de tes désirs. Ce lieu, ne crains pas d’en approcher ta figure, et déjà ta langue, la bavarde, ne tient plus en place, ce lieu de délice et d’ombre, ce patio d’ardeur, dans ses limites nacrées, la belle image du pessimisme. Ô fente, fente humide et douce, cher abîme vertigineux.

C’est dans ce sillage humain que les navires enfin perdus, leur machinerie désormais inutilisable, revenant à l’enfance des voyages, dressent à un mât de fortune la voilure du désespoir. Entre les poils frisés comme la chair est belle sous cette broderie bien partagée par la hache amoureuse, amoureusement la peau apparaît pure, écumeuse, lactée. Et les plis joints d’abord des grandes lèvres bâillent. Charmantes lèvres, votre bouche est pareille à celle d’un visage qui se penche sur un dormeur, non pas transverse et parallèle à toutes les bouches du monde, mais fine et longue, et cruciale aux lèvres parleuses qui la tentent dans leur silence, prête à un long baiser ponctuel, lèvres adorables qui avez su donner aux baisers un sens nouveau et terrible, un sens à jamais perverti.

Que j’aime voir un con rebondir.

Comme il se tend vers nos yeux, comme il bombe, attirant et gonflé, avec sa chevelure d’où sort, pareil aux trois déesses nues au-dessus des arbres du Mont Ida, l’éclat incomparable du ventre et des deux cuisses. Touchez mais touchez donc vous ne sauriez faire un meilleur emploi de vos mains. Touchez ce sourire voluptueux, dessinez de vos doigts l’hiatus ravissant. Là que vos deux paumes immobiles, vos phalanges éprises à cette courbe avancée se joignent vers le point le plus dur, le meilleur, qui soulève l’ogive sainte à son sommet, ô mon église.

Ne bougez plus, restez, et maintenant avec deux pouces caresseurs, profitez de la bonne volonté de cette enfant lassée, enfoncez, avec vos deux pouces caresseurs écartez doucement, plus doucement, les belles lèvres, avec vos deux pouces caresseurs, vos deux pouces. Et maintenant, salut à toi, palais rose, écrin pâle, alcôve un peu défaite par la joie grave de l’amour, vulve dans son ampleur à l’instant apparue. Sous le satin griffé de l’aurore, la couleur de l’été quand on ferme les yeux.

Ce n’est pas pour rien, ni hasard ni préméditation, mais par ce BONHEUR d’expression qui est pareil à la jouissance, à la chute, à l’abolition de l’être au milieu du foutre lâché, que ces petites sœurs des grandes lèvres ont reçu comme une bénédiction céleste le nom de nymphes qui leur va comme un gant. Nymphes au bord des vasques, au coeur des eaux jaillissantes, nymphes dont l’incarnat se joue à la margelle d’ombre, plus variables que le vent, à peine une ondulation gracieuse chez Irène, et chez mille autres mille effets découpés, déchirés, dentelles de l’amour, nymphes qui vous joignez sur un noeud de plaisir, et c’est le bouton adorable qui frémit du regard qui se pose sur lui, le bouton que j’effleure à peine que tout change. Et le ciel devient pur, et le corps est plus blanc. Manions-le, cet avertisseur d’incendie. Déjà une fine sueur perle la chair à l’horizon de mes désirs. Déjà les caravanes du spasme apparaissent dans le lointain des sables. Ils ont marché, ces voyageurs, portant la poudre en poire, et les pacotilles dans des caisses aux clous rouillés, depuis les villes des terrasses et les longs chemins d’eaux qu’endiguent les docks noirs. Ils ont dépassé les montagnes. Les voici dans leurs manteaux rayés. Voyageurs, voyageurs, votre douce fatigue est pareille à la nuit. Les chameaux les suivent, porteurs de denrées. Le guide agite son bâton, et le simoun se lève de terre, Irène se souvient soudain de l’ouragan. Le mirage apparaît, et ses belles fontaines… Le mirage est assis tout nu dans le vent pur. Beau mirage membré comme un marteau-pilon. Beau mirage de l’homme entrant dans la moniche. Beau mirage de source et de fruits lourds fondant. Voici les voyageurs fous à frotter leurs lèvres. Irène est comme une arche au-dessus de la mer. Je n’ai pas bu depuis cent jours, et les soupirs me désaltèrent. Han, han. Irène appelle son amant. Son amant qui bande à distance. Han, han. Irène agonise et se tord. Il bande comme un dieu au-dessus de l’abîme. Elle bouge, il la fuit, elle bouge et se tend. Han. L’oasis se penche avec ses hautes palmes. Voyageurs vos burnous tournent dans les sablons. Irène à se briser halète. Il la contemple. Le con est embué par l’attente du vit. Sur le chott illusoire, une ombre de gazelle…

Enfer, que tes damnés se branlent, Irène a déchargé.

29 août, pluvieux

Entendu : Il n’y a rien à voir et c’est ce qui perturbe les astronomes. 070829trouuniverscmb.jpgLes 27 radiotélescopes basés dans l’état du Nouveau-Mexique (Ouest des Etats-Unis) ont déniché un trou spatial qui ne contient ni galaxies ou étoiles. Que du vide.

Trou noir?

La zone située dans la direction de la constellation de l’Eridan est large d’un milliard d’années-lumière. A bord d’un vaisseau pouvant aller à la vitesse de la lumière, il faudrait un milliard d’années pour traverser ce trou. «Du jamais vu et pas normal», selon les astrophysiciens de l’université du Minnesota. Car il ne s’agit pas d’un trou noir. Les observations des télescopes ne révèlent pas la présence d’un champ gravitationnel intense : l’absence de rayonnement et donc l’obscurité n’est donc pas le résultat d’une lumière aspirée par un astre massif.

Frigo à lumière

Devant l’étendue gigantesque de cet objet sidéral éloigné de 6 à 10 milliards d’années-lumière de notre globe, les explications ne se bousculent pas. Une hypothèse tient pour l’instant la corde. La zone serait l’empreinte d’une zone opaque de l’univers. Les scientifiques ont décelé des radiations émises 380.000 ans après le Big Bang, les restes d’une lumière émise juste après la formation de l’univers. A cette époque, les températures étaient si importantes que la matière et la lumière se seraient amalgamées pour donner naissance à l’«énergie noire» totalement opaque.

Depuis, le mercure aurait chuté de manière vertigineuse, atteignant les -270 °C, le 0 absolu, température réellement mesurée par les télescopes du Nouveau-Mexique. D’où la désignation utilisée par les astrophysiciens pour explique le phénomène: un «cold spot» (ndlr : tache froide). Dans cette région, toute particule émettant des ondes lumineuses perdra son énergie. Et donc sa luminosité.

“Non seulement personne n’avait jamais trouvé un vide aussi grand, mais nous n’avions jamais même prévu d’en trouver un de cette taille,” commente Laurent Rudnick (University of Minnesota). Rudnick, avec Shea Brown et Liliya R. Williams, également de l’Université du Minnesota, ont rapporté leurs résultats dans un papier accepté pour publication dans Astrophysical Journal.

Les astronomes savaient depuis des années que, sur de grandes échelles, l’Univers a des régions “vides”, c’est à dire en grande partie dénuées de matière. Cependant, ces vides sont beaucoup plus petits que celui trouvé par Rudnick et ses collègues. “Ce que nous avons trouvé n’est pas normal, basé sur les études d’observations ou sur les simulations sur ordinateurs de l’évolution à grande échelle de l’Univers,” ajoute Williams.

Date :

1911 : Ishi, dernier indien yahi, dont le vrai nom est inconnu (ishi signifie homme en Yahi), se rend dans la ville d’Oroville où il est capturé.

Sire de Chambley (1856 -1941) : La source

Source vénérienne où vont boire les mâles !
Fissure de porphyre où frise un brun gazon,
Qui, fin comme un duvet, chaud comme une toison,
Moutonne dans un bain de senteurs animales.

Quand un homme a trempé dans tes eaux baptismales
Les désirs turgescents qui troublaient sa raison,
Il en garde à jamais la soif du cher poison
Dont s’imprégna sa peau dedans tes eaux thermales

O Jouvence des cœurs ! Fontaine des plaisirs !
Abreuvoir où descend le troupeau des désirs
Pour s’y gorger d’amour, de parfum et d’extases !

Il coule de tes flancs, le nectar enchanté,
Elixir de langueur, crème de volupté…
Et pour le recueillir nos baisers sont des vases !

27 août, lourd

07082906.jpgUne expérience facile à faire et très révélatrice. Comme celle que j’ai faite ce soir. Vous allez visitez le nouvel appart de votre fille en lui apportant un cadeau. Puis tout le monde va au restau et on fait une petite promenade au Pré la Rose, dans un parc aménagé pour cela. Vous reprenez la voiture seul. Le long du trajet vous écouter un extrait de Voyage en Italie de Stendhal, sur France-Inter et vous contemplé la pleine lune qui eclair un ciel sans nuages. Le toit ouvrant vous amène l’air frais de la nuit. Si, a un moment vous vous sentez si bien que le fauteuil d’à côté vous semble bien vide, que quelqu’un vous manque, quelqu’un de bien précis, dont d’un seul coup le visage apparait en surimpression sur le cordon de bitume fraichement posé et bien noir, alors vous êtes fixé sur vos sentiments, il n’y a plus de doute permit, c’est elle qui manque à votre vie, c’est elle, même si par moment vous avez l’impression que c’est une autre.

Serge Gainsbourg (1928-1991)

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Lorsqu’en songes obscurs
Marilou se résorbe
Que son coma l’absorbe
En des rêves absurdes
Sa pupille s’absente
Et son iris absinthe
Subrepticement se teinte
De plaisirs en attente
Perdue dans son exil
Physique et cérébral
Un à un elle exhale
Des soupirs fébriles
Parfumés au menthol
Ma débile mentale
Fais tinter le métal
De son zip et Narcisse
Elle pousse le vice
Dans la nuit bleue lavasse
De sa paire de Levi’s
Arrivée au pubis
De son sexe corail
Ecartant la corolle
Prise au bord du calice
De vertigo Alice
S’enfonce jusqu’à l’os
Au pays des malices
De Lewis Caroll.

25 août, chaud

Ce matin les nuages sont descendus jusqu’à nous : les montagnes ont été comme effacées, on vit dans un univers blanc et vert. (8:30)

Db : Elle est arrivée à 9h avec ses petites nattes. Elle les a faites pour moi parce que ce soir je suis en vacances. Elle a sourit d’un air entendu quand je l’ai regardée. Avec, elle a une belle tête ronde, je lui ai dit avant midi qu’elle était craquante. Elle a prit sa pause avec moi. (13:07)

A 14h elle m’a apporté des photos d’elle faites la semaine passée. J’ai eu le sentiment qu’elle était triste ce soir, parce que je suis en vacances pour quinze jours. Ce fut une journée pleine de douceur, presque entièrement avec elle. J’ai eu le plaisir de la voir refaire ses nattes devant moi, certainement parce qu’une fois je m’étais plaint qu’elle avait changé de coiffure en cour de journée.

Inspiration : Avec le temps combien elle parait plus belle encore aujourd’hui à la lumière de mes souvenirs.

24 août, estivale

Moi : Beaucoup de collègues sont en vacances encore, notamment Julie. Dans un SMS ce matin, elle me dit qu’elle va bien à Cannes, mais qu’elle n’enverra pas de carte postale.

Mercredi et ce matin j’ai donc eu Db pour moi tout seul. Elle m’appelle pour des petits riens et je peux être avec elle. Elle porte en elle une petite fêlure, comme le vase de Moréas, qui risque fort de grandir et qui fait tout son charme. Ce matin elle m’a dit qu’elle s’était  » prit la tête  » comme elle dit avec Sebastien, hier. En effet il est revenu de vacances où il était parti avec sa femme, sans la prévenir. Je me demande jusqu’à qu’elle point son orgueil intervient dans cette histoire.

Inspiration : Pourquoi serais-je obliger d’utiliser les mots des autres pour te parler de ce que je ressens pour toi ?

Ecrire : Jeter un premier texte, puis l’épurer, le retravailler, pour que l’idée soient dites avec les mots justes et sans fioritures.

Lu : Nous avons fait connaissance avant de nous Aimer. Et moi, à faire sa connaissance, je n’ai pu que l’Aimer…

Ces phrases viennent d’un texte de pasdevelours,  » Aujourd’hui… « . Il faut lire ces lignes où elle fait passer son amour pour cet homme, qui a bien de la chance d’avoir croisé le chemin de cette femme.
http://pasdevelours.journalintime.com/2007/08/23-aujourdhui

22 août

Inspiration : Lui dire : J’aimerais tellement un jour pourvoir te tenir ta main.
Réflexion : C’est toujours ce que nous aimons que nous perdons, étant donné que ce qui disparait sans qu’on le voit c’est qu’on y tient pas.

Robert Mulligan : Un été en Louisiane – 1991

58136uneteenlouisiane199110378691nnnku2041.jpgDany (Reese Witherspoon), 14 ans à l’habitude l’aller se baigner dans un étang de la propriété voisine inhabitée. Pourtant un soir Court, 17 ans, vient s’y baigner aussi et l’en chasse.

Quelque temps plus tard ses parents reçoivent une amie veuve et ses trois fils revenus s’installer à côté de chez eux. Court en fait partie. Il emmène Dany faire des courses et pour elle c’est le coup-de-foudre.

Elle retournera maintenant se baigner mais pour retrouver Court, jusqu’au jour où celui-ci vient à la maison et rencontre, Maureen la sœur aînée de Dany. Court mourra et les deux sœurs seront réconciliées par leur chagrin.

Les passages que j’ai le plus aimés sont ceux où Dany se baigne avec Court.

20 août, couvert et seul.

Date :
1833 : Révolte d’esclaves aux États-Unis conduite par Nat Turner.
1955 : Insurrection du Constantinois (1955). 12 000 morts
Réflexions :
- Est-ce qu’aimer ce n’est pas se mettre en position de victime ?
- Avoir de l’amitié pour quelqu’un c’est l’amener à se connaître lui-même, à découvrir ses qualités ?
- Le (la) véritable ami(e) c’est celui (celle) qui te dit :  » Tu es mieux que tu ne penses  » plutôt que :  » Tu es très bien ! « .
- Ce n’est pas parce que l’on a les mêmes parents que l’on est frère ou sœur.
- Un(e) ami(e) c’est un miroir de notre âme. Parce que rien ne prouve que nous soyons apte à nous regarder nous-mêmes.

17 août

Teste : Je lis 193 mots à la minute. et vous ? Voici l’adresse pour savoir !

Date : L’encyclopédie donne pour aujourd’hui comme anniversaire : premier arrivée de gitans ou bohémiens à Paris en 1427 !

 

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15 août

Perso : Le soleil depuis ce matin est de la partie, mais en ce moment le vent se lève. Des nuages bien blancs et assez éparts ont fait leur apparition.

Le village est très calme. Finalement beaucoup de gens sont en vacances.
Ce matin j’ai passé la débroussailleuse et effeuillé la vigne. (14:17)

Mes films : Le fabuleux destin d’Amélie Poulain

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Ce n’est rien d’autre qu’un conte de fée. Une image qui me reste : l’homme endormi la tête posée sur sa poitrine pendant qu’elle fantasme.
Ce qui m’a le plus amusé : les voyages et les cartes postales du nain de jardin.

 

14 août, lourd

Db : Elle a la faculté de me faire penser, si bien que lorsque nous discutons les idées viennent les unes derrières les autres. Il me semble qu’elle est dans le même cas avec moi. Je ne parviens pas à me rassasier d’elle intellectuellement et lorsque nous sommes dérangés je reste sur ma faim. J’ai toujours mille choses à lui demander et à lui dire surtout lorsque je viens de la quitter. (12:30)
Plus nous parlons et moins nous nous connaissons.
Photos (4) : Emmanuelle… qui est née le 14 août 1963.

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Je sais j’aurais pu en trouver d’autres plus sexy ou de meilleur qualité mais ce sont celle-là qui me plaisent.
Db : Ce soir j’ai le son de sa voix et de son rire dans les oreilles, que je retrouve facilement en fermant les yeux. De quoi ne m’a-t-elle pas parlé aujourd’hui ? Le téléphone sonne :  » C’est Db ! Tu peux venir m’aider ? « . Et j’y reste une demi-heure à écouter son rire, sa vie, ses questions… En ce moment je dois faire des efforts pour me concentrer sur autre chose qu’elle. (23:15)

Naomie Campbell

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Samsara

048samsara.gifJe garde de Samsara quelques images bien précises. Inutile de dire que j’ai aimé…

Celle des plans fixes sur les paysages de l’Inde et la rencontre de Tashi, jeune moine avec Pema, celle qui va bouleverser sa vie, dans un couloir à la lumière d’une lampe qu’il porte.

 

Quelque chose de Renoir dans ce film.

11 août, soleil

Moi : Ce soir Joulaïe partait en vacances. Depuis hier soir elle était euphorique. Elle m’a promit une carte mais ne pourra pas m’envoyer de messages parce qu’elle n’a pas de chargeur de mobile pour la voiture. On a été hier et aujourd’hui très proche. Je lui ai parlé de mes contes sur le blog. Db a été jalouse d’une femme que j’ai trouvé jolie aujourd’hui : vrai moment de plaisir, surtout quand elle a rougit. Elle a cherché toute la journée à se rapprocher. Elle n’aura que moi durant deux semaines.

Date : Bataille des Thermopyles.

480 avant notre ère, les Perses, menés par Xerxès, fabriquent deux ponts de bateaux sur l’Hellespont pour envahir la Grèce. D’après Hérodote, c’est une armée de 2 millions d’hommes qui déferle du nord et une puissante flotte de 1 207 trières (plus de 500 000 hommes) qui s’approche des côtes hellènes. C’est le début de la deuxième guerre médique. Août 480, 300 guerriers originaires de Sparte menés par leur roi Léonidas décident de retarder l’ennemi qui se dirige vers Athènes pour l’incendier. Seul passage entre la Thessalie et la plaine de l’Attique, un étroit défilé coincé entre la montagne et la mer, les Thermopyles. Durant 3 jours, les Spartiates tiendront tête héroïquement aux assaillants en surnombre avant de succomber jusqu’au dernier autour du cadavre de leur roi.

Entendu : On paie les musiciens à la fin du bal. Expression qui doit avoir le même sens que : L’avenir nous le dira !

Photo : Retrouvé ce soir, la beauté de Sonia Rolland !

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10 août, crachin

Réflexions : Comment ne plus voir une personne (Jul et Db) quand elle se rapproche dès que l’on s’éloigne un peu ?

Savoir discerner le vrai du faux, c’est peut-être tout simplement la véritable intelligence.

Mon environnement : Depuis hier les forains installent leurs manèges sur la place pour la fête patronale.

Le ruisseau à l’entrée du village ne faiblit pas. Une belle eau claire traverse la route et va à la rivière.

Cuireuse rencontre ce soir : une petite Fleur avec ses parents. Blondinette aux bleus.

Commémoration : 1792. Cet été-là est orageux. Depuis avril, la France est en guerre contre l’Autriche. Elle le sera bientôt contre la Prusse. Paris est électrique. Pression extérieure, échauffement intérieur, avec un roi qui refuse les décrets de l’Assemblée législative. Le 20 juin déjà, la foule a envahi les Tuileries, coiffant Louis XVI d’un bonnet phrygien qui le fera passer pour un pitre…

Le 1er août, on apprend à Paris que le duc de Brunswick, commandant des troupes ennemies, menace la ville de destruction s’il devait être fait le moindre outrage à la famille royale. L’insurrection monte. Et est amplifiée encore par les «fédérés», volontaires de l’armée française, qui arrivent des provinces.

Ainsi les Marseillais, révolutionnaires exaltés, entrent-ils à Paris en entonnant, le «Chant de guerre de l’armée du Rhin» qui deviendra «La Marseillaise».

Le tocsin sonne dans la nuit du 9 au 10 août, au matin duquel se constitue la «Commune insurrectionnelle de Paris». Louis XVI et sa famille sont aux Tuileries, entourés par leurs Gardes Suisses, un certain nombre de gentilshommes et des gardes nationaux, ceux qui ne sont pas encore passés du côté de la Révolution. Les Gardes-Françaises ont quant à eux quitté le bateau depuis belle lurette.

Ce jour-là, le peuple va envahir les Tuileries… alors que le roi a quitté les lieux dès 8h30 du matin pour se réfugier auprès de l’Assemblée.

Le premier assaut est donné à 9h30. Les combats dureront jusqu’à 16h30. Entretemps, Louis XVI aura fait transmettre l’ordre aux Suisses de déposer les armes et de retourner dans leurs casernes. Au vu du climat paroxystique qui règne ce jour-là aux Tuileries, c’est de fait une véritable condamnation à mort.

Les Suisses, appelés depuis des décennies à assurer principalement des tâches de police, détestés par les Gardes-Françaises qui sont passés du côté de la Révolution, ancrés dans leur fidélité à un monarque accusé de pactiser avec l’ennemi extérieur, sont à ce moment-là haïs par la population.

Le carnage sera à l’échelle de cette haine. Des soldats sont égorgés, d’autres littéralement découpés en morceaux… Bonaparte notera que «des femmes bien mises se portent aux dernières indécences sur les cadavres des Suisses».

«Jamais, depuis, aucun de mes champs de bataille ne me donna l’idée d’autant de cadavres que m’en présentèrent les masses de Suisses [...]» dira-t-il.

Combien d’entre eux mourront-ils ce jour-là? Les chiffres fluctuent selon les ouvrages: 760, 630… L’historien franco-suisse Jacques Czouz-Tornare revoit ces chiffres à la baisse en parlant quant à lui de moins de 400 victimes, plus 70 environ lors des exécutions qui suivront en septembre.

Quoi qu’il en soit, devant le succès des insurgés, l’Assemblée prononce la suspension du roi. Le 10 août 1792 met brutalement fin à treize siècles de monarchie en France.

Mais le massacre des Gardes Suisses reste présent dans certaines mémoires. «Ils ont quitté leurs casernes, celle de Rueil en particulier, pour aller défendre le roi. Et ils savaient que ce n’était pas pour une partie de plaisir: ils avaient enterré leurs drapeaux dans la cour de la caserne», raconte Liliane Kalenitchenko, conservatrice du Musée de Rueil-Malmaison, qui inclut le Musée Franco-Suisse.

Avant d’ajouter : «Leur drapeau portait la mention « Honneur et fidélité ». C’est d’ailleurs ce qui leur a été reconnu par tout le monde. Une fois qu’ils avaient prêté serment, c’était ‘à la vie, à la mort’, ils l’ont prouvé le 10 août 1792».

Pour l’historien Pascal Payen-Appenzeller, la création du musée de Rueil est une petite revanche. «Si nous avons été massacrés aux Tuileries, c’est parce que nous avions remplacé les Gardes-Françaises, qui avaient décampé. Jamais nous n’aurions dû être là».

Point de vue discutable, puisque les Gardes Suisses étaient eux aussi les gardes des châteaux du roi. A noter que l’enthousiaste historien, pour évoquer les Gardes Suisses, dit «nous» ou «on» comme les supporters de foot lorsqu’ils parlent de leur équipe nationale !

En novembre 2005, le ministre suisse de la défense, Samuel Schmid, alors président de la Confédération, profita d’un voyage officiel à Paris pour se rendre au Musée de l’armée, Hôtel des Invalides, et y assister à l’apposition d’une plaque à la mémoire des Gardes Suisses.

Une plaque originellement destinée à la Chapelle expiatoire de Louis XVI, là où se trouve le charnier des soldats suisses tués le 10 août 1792. Mais le ministère français de la culture refusa cette demande, formulée par une association suisse baptisée «Fondation 1792».

Alors que les autorités fédérales passeront délicatement sur l’affaire, d’aucuns parleront de «camouflet» à l’encontre de la Suisse. Une pétition circule d’ailleurs pour que la France revienne sur sa décision…

Mais peut-être un jour cette plaque trouvera-t-elle une place encore plus légitime que la Chapelle expiatoire. Car depuis 2002, faisant suite à de nombreuses autres initiatives, existe un «Comité national pour la reconstruction des Tuileries». Y siègent notamment l’ancien politicien Philippe Seguin, l’écrivain Maurice Druon ou l’historien Jean Tulard.

Et Edouard Secrétan, d’origine suisse. «La première chose qu’il a demandée, en cas de reconstruction des Tuileries, c’est que la plaque soit placée au pied de l’escalier des Tuileries», souligne Liliane Kalenitchenko… elle aussi fervente partisane de la reconstruction du palais.

7 août, pluvieux

Moi : Je me suis tenu soigneusement éloigné de Jul et Db, aujourd’hui.
Vu : Hier soir  » Robots « . Un policier que personne ne croit bien sur déjoue une complot ourdi par les robots pour prendre le contrôle de la planète. Ce manque d’imagination du cinéma américain est consternant.
Vu : Ce soir « Prête-moi ta main » dont on sent la fin dès le début et le Pretty Woman trafiqué, en plein nez.

Ingrid Bergman

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