posts de septembre 2007


Blog-note : 27 septembre

En ce moment un voile nuageux passe devant une belle pleine lune lumineuse. Il a plu toute la journée et la nuit s’annonce froide.

J’ai retrouvé la correspondance d’Alain-Fournier. Un bon gros volume qui pèse dans les mains. Je l’ouvre et lit au hasard. je lui suis toujours reconnaissant de belles heures de lecture : Le Grand Meaulnes.

La journée a été d’une banalité affligeante. Seul petit événement le départ d’un panneau publicitaire installé au bout de mon terrain et dont j’ai prié vertement, hier, le propriétaire de me débarrasser rapidement.

Regards

57322070927sol04.jpg

18 septembre : pluvieux

Date : 1698 Le Masque de Fer est embastillé.

Inspiration : C’est son regard qui fait de moi un être unique.

Julie : Db est en vacances pour la semaine. Durant la journée, Julie et moi, avons eu un sujet de conversation principal : les confidences. Elle a reconnu qu’avec Db elles me disaient ce qu’elles ne disent à personne dans leur famille, ni à leur copain ni leurs amies. Pourtant toutes ces personnes les aiment plus que moi et elles les aiment aussi. Alors pourquoi ne peut-on pas dire certaine chose à un étranger plutôt qu’à son propre père ? En est-il de même pour moi ? Mon entourage me cache-t-il ce qu’il raconte ailleurs ? Pourtant l’amour devrait entraîner la confiance ! Mais aussi ce qu’elles me disent est-ce toujours la vérité, puisqu’elles ne la disent pas à leurs proches, pourquoi y aurais-je droit ? Est-ce pour cela qu’après vingt ans de mariage on se retrouve avec un(e) inconnu(e) ? que le principal intéressé dans une affaire de séparation ignore tout longtemps ?

14 septembre : ensoleillé

070914douceurdesmots.jpg

Emmanuel Grant  » Douceur des mots

 

Moi : J’ai entendu derrière moi un bruissement de tissu. Lorsque je me suis retourné une jeune femme remontait l’allée. Ce froissement venait de son pantalon marron très large. A l’époque des grandes robes ce devait être très agréable ce bruit de tissu lorsque les femmes se déplaçaient. Voilà l’origine de la chanson  » Frou-Frou « , je pense.

Deuxième journée sans une goutte de caféine.

Julie : Journée avec Julie. Elle a une grande gentillesse du cœur. Elle me parle de tout ; de son frère célibataire, de son copain David, qui aime parfois la rendre jalouse, de son papa, qui s’en est sortit d’un cancer de la gorge, et d’elle. Je l’écoute. Elle me parle pour que je ne pense plus, pour me changer les idées. Elle ne me le dit pas mais je le sens. Nous avons prit notre pause ensemble. Elle m’a dit :  » Dans ta grande maison tu n’as qu’à faire des appartements et m’en louer un. Je serais bien là. « 

Ce matin à mon travail une femme que j’ai renseignée est partit en me disant au-revoir. Puis elle s’est ravisée, à fait demi-tour et m’a fait la bise en m’appelant par mon prénom. Le pouvoir qu’à une femme par une petit geste comme celui-ci de changer votre journée.

Date : Mort de Maria Callas : Les fées qui se sont penchées sur le berceau de Maria Kalogeropoulos (New York 1923 – Paris 1977) n’ont omis aucun des ingrédients qui allaient faire de sa vie une tragédie. Sa mère détecte son talent alors qu’elle n’a que sept ans. Dès lors, Évangelia n’a plus qu’un objectif : faire de sa fille une diva. Elle y parviendra, mais à quel prix ? Maria est privée d’enfance, séparée de son père pour suivre des études à Athènes. Sa sœur aînée est jetée dans les bras d’un homme en échange de l’argent qui permettra de payer les leçons de chant de l’enfant prodige… Dès cette époque, la solitude devient la compagne de Maria Callas. Elle ne la quittera plus malgré les rencontres jalonnant son existence. Celles de mentors : Maria Trivella, Elvira de Hidalgo et Tullio Serafin. Des personnages marquants d’une époque : Pasolini, Karajan, Bernstein, Churchill, Grace et Rainier de Monaco… Des hommes de sa vie, de Meneghini, Visconti à, bien sûr, Onassis. Malgré les trahisons de son entourage et la cruauté de la presse, la  » Divina  » acceptera pourtant cette solitude jusqu’au bout. Jusqu’à ce que sa voix, à qui elle sacrifiait tout, l’abandonne à son tour.  » Il ne me reste plus qu’à mourir « , confie-t-elle alors à sa sueur. Anne Edwards

Ce soir : Me revoilà avec l’adagio de la sonate n° 5 pour piano et violon de ce cher Ludwig. Il tourne en boucle et diffuse dans la pièce et la maison silencieuse sa nostalgie, il souligne les traits de ma solitude et l’entoure d’un halo de douceur et de sérénité, il fait ressortir son absence… et m’aide à faire apparaître le contour de son visage.

12 septembre : ensoleillé

Moi : Retour en musique à midi : adagio de la sonate n° 5 pour piano & violon, de Beethoven. J’avais eu juste avant une discussion avec Db sur le mal que l’on peut faire involontairement, par un mot mais surtout par un espoir que l’on fait naître et que l’on entretien si ce n’est par orgueil du moins par égoïsme ou aveuglement. Tout ça m’a plongé dans un abîme de réflexions, de remise en cause, y comprit sur la pérennité de ce blog.

10 septembre

Date : 1796 : Les derniers partisans de Babeuf, théoricien français d’une forme de communisme agraire, soulèvent les soldats du camp de Grenelle contre le Directoire. Dénoncés et manipulés, les insurgés tombent dans un piège. L’extrême-gauche révolutionnaire est écrasée.

Pensée : On n’a recours aux invectives que quand on manque de preuves. Denis Diderot / 1713-1784 / Pensées philosophiques

Rugby : Bien sur TF1 retransmet la coupe du monde en fonction de ses intérêts et non de ceux du téléspectateur. Lamentable ! J’aurais bien aimé voir jouer les Japonais et les Américains, qui ne viennent pas souvent en Europe et que je n’ai encore pas vu sur un terrain. Mais au lieu de ça on a eu droit à ces prétentieux de sud-africains contre les samoans, qui se sont battus vaillamment. Je crois que les jeux sont fait : Nouvelle-Zélande !

 

Protégé : Sandra IV

Cet article est protégé par un mot de passe. Pour le lire, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :

openspach |
CFDT SNCF Languedoc Roussillon |
Marc Champel |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | souvenirsdelecolejeanmoulin
| CUIRS AUX BANQUES
| ART DE DEPLAIRE