posts de mars 2008


Evariste Désiré de Forges de Parny – (1753-1814) : Délire

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Nous sommes seuls, je désire, et tu m’aimes ;
Reste sans voile, ô fille des amours !
Ne rougis point, les Grâces elles-mêmes
De ce beau corps ont formé les contours,
Partout mes yeux reconnaissent l’albâtre,
Partout mes doigts effleurent le satin.
Faible pudeur, tu résistes en vain,
Des voluptés je baise le théâtre.
Pardonne tout, et ne refuse rien,
Eléonore ; amour est mon complice.
Mon corps frissonne en s’approchant du tien.
Plus près encor, je sens avec délice
Ton sein brûlant palpiter sur le mien.
Ah ! laisse-moi, dans mes transports avides !
Boire l’amour sur tes lèvres humides.
Oui ; ton haleine a coulé dans mon cœur,
Des voluptés elle y porte la flamme ;
Objet charmant de ma tendre fureur,
Dans ce baiser reçois toute mon âme.

À ces transports succède la douceur
D’un long repos. Délicieux silence,
Calme des sens, nouvelle jouissance,
Vous donnez seuls le suprême bonheur !…

Blog-note : 28 mars : journée de printemps

Lu : Les âmes de nos pères vibrent en nous pour des douleurs oubliées, à peu près comme le blessé souffre à la main qu’il n’a plus. Jules Michelet

Réflexion : Une femme n’aime vraiment toute sa vie, que son père et son fils.

Moi : Chaque matin qu’y suis une répétition de théâtre, curieusement, je me sens en pleine forme surtout intellectuelle, et les idées viennent. Faire travailler sa mémoire doit être bien meilleur pour la santé qu’on ne le pense.

Blog-note : 28 mars : journée de printemps dans A retenir tussilage1Sur le chemin de retour ce soir, j’ai aperçu sur les bas-côté de la route du tussilage. Première fleur du printemps aussi. Il fait jour à la sortie du travail à 19h et ça fait du bien.

Appris : Le plus vieil enregistrement sonore du monde, réalisé en 1860 par l’inventeur parisien Edouard-Léon Scott de Martinville, est désormais audible sur Internet, sur le site d’un collectif d’historiens et d’ingénieurs du son. Il s’agit d’une séquence de 10 secondes d’”Au clair de la lune”, enregistrée le 9 avril 1860, soit 17 ans avant l’invention du phonographe de Thomas Edison.

L’inventeur français avait enregistré la célèbre chanson grâce au “phonautographe”, l’ancêtre du phonographe. Le procédé consistait à recueillir des vibrations acoustiques puis de retranscrire les ondes sonores sur une feuille de papier noircie par de la fumée. Cette invention ne permettait toutefois pas de réécouter le morceau enregistré.

Earl Cornell et Carl Haber, deux scientifiques du Lawrence Berkeley National Laboratory (Etats-Unis) sont parvenus à mettre au point une technologie capable de lire pour la première fois les enregistrements qu’Edouard-Léon Scott de Martinville avait réalisé sur ses rouleaux de papier.

Outre l’enregistrement d’Au clair de la lune, présenté jeudi 27 mars pour la première fois, les deux historiens de First Sounds, Patrick Feaster et David Giovannoni, ont découvert en février 2008 une douzaine d’enregistrements déposés par Edouard-Léon Scott de Martinville à l’Académie des Sciences et à l’Institut de France.

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