posts du 29 mars, 2008


Evariste Désiré de Forges de Parny – (1753-1814) : Délire

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Nous sommes seuls, je désire, et tu m’aimes ;
Reste sans voile, ô fille des amours !
Ne rougis point, les Grâces elles-mêmes
De ce beau corps ont formé les contours,
Partout mes yeux reconnaissent l’albâtre,
Partout mes doigts effleurent le satin.
Faible pudeur, tu résistes en vain,
Des voluptés je baise le théâtre.
Pardonne tout, et ne refuse rien,
Eléonore ; amour est mon complice.
Mon corps frissonne en s’approchant du tien.
Plus près encor, je sens avec délice
Ton sein brûlant palpiter sur le mien.
Ah ! laisse-moi, dans mes transports avides !
Boire l’amour sur tes lèvres humides.
Oui ; ton haleine a coulé dans mon cœur,
Des voluptés elle y porte la flamme ;
Objet charmant de ma tendre fureur,
Dans ce baiser reçois toute mon âme.

À ces transports succède la douceur
D’un long repos. Délicieux silence,
Calme des sens, nouvelle jouissance,
Vous donnez seuls le suprême bonheur !…

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