posts du 7 mai, 2010


Marie-Hélène Carbonel : Consuelo de Saint-Exupéry : Une mariée vêtue de noir.

57156consuelo.jpgLe mot de l’éditeur: Pour la première fois la vie de Consuelo dévoilée, sans fards ni censure. Lettres inédites, journaux intimes, enregistrements privés, archives personnelles, redonnent son vrai visage à la rose du Petit Prince.
Née en 1901 au Salvador, morte en 1979 à Grasse, Consuelo Suncín épouse, en troisième noce d’Antoine de Saint Exupéry, nous révèle enfin son vrai visage.
Peintre, sculpteur, et conteuse émérite, maîtresse du ministre de l’Education mexicain, José Vasconcelos, élève de Diego Rivera, elle se meut dans le monde des artistes de son temps avec une aisance peu commune depuis l’Amérique jusqu’à l’Europe. Elle n’a que 26 ans lorsqu’elle épouse à Nice le grand chroniqueur guatémaltèque Enrique Gómez Carrillo. Elle fréquente dans les années folles, tout ce que le monde offre de personnalités de renom : depuis des Prix Nobel comme Maeterlinck ou Gabriela Mistral, en passant par des hommes politiques comme Poincaré ou Clémenceau.
Sa rencontre avec Antoine son troisième mari, la propulse à 30 ans, dans un autre monde, plus difficile à appréhender pour elle car elle n’en possède pas les codes.
Après des années houleuses, l’Exode lui fait vivre une expérience hors du monde qui lui inspira son roman Oppède. Là encore lettres d’amour magnifiques, télégrammes enflammés, tous inédits, viennent souligner cette époque exaltée et exaltante, tandis que Saint Ex s’est replié à New York.
Lorsqu’enfin elle l’y rejoint c’est pour trouver après des mois d’incertitudes, la paix et la réconciliation avec son mari. C’est alors que nait « leur enfant » : Le Petit Prince. Véritable acte de contrition de la part d’Antoine, dernier adieu avant de rejoindre sa planète. Il lui dit et écrit combien il regrette de ne pas lui avoir dédié ce conte dont elle est l’inspiratrice et la rose. On connaît la suite pour Antoine : porté disparu le 31 juillet 1944…
Mais Consuelo continue à vivre tant bien que mal, et plutôt mal que bien les années qui suivent jusqu’à sa propre mort. Elle peint, elle expose dans le monde entier se déplace beaucoup pour faire revivre la mémoire de ses deux maris d’exception que furent les deux grands écrivains qui l’épousèrent.
Elle s’éteint à Grasse des suites d’une crise d’asthme plus forte que les autres. Se sentant décliner, chaque nuit, au cours de ses deux dernières années, elle livre au dictaphone les souvenirs émouvant d’une vie, où elle ne s’épargne rien.
Elle le fait, en dépit de la gêne que cela lui procure, car « On a trop dit de mensonges »…
Elle a donc demandé ainsi qu’on rétablisse la vérité. Ce qui est fait désormais. Editions du Rocher

L’héritage

Défendue par certains anthropologues, l’idée que la rencontre entre Cro-Magnon et Neandertal ait été féconde n’avait jusqu’à présent pas trouvé de confirmation dans les études de paléo-génétique. La revue Science publie cette semaine un rebondissement de taille: le croisement aurait bien eu lieu, même s’il demeure marginal, selon l’équipe de Svante Pääbo, de l’Institut Max Planck de Leipzig. Nous aurions quelques gènes néandertaliens : 1 à 4% de l’ensemble de notre génome.

Cette même équipe avait d’abord écarté l’hypothèse. La comparaison de l’ADN mitochondrial (contenu par les mitochondries dans la cellule) de Neandertal et d’Homo sapiens ne montrait aucune parenté. Après le premier décodage de l’ADN nucléaire (du noyau de la cellule) de Neandertal, les chercheurs n’avaient pas non plus repéré de similitude avec l’ADN de Sapiens.

Après quatre ans de travail, Svante Pääbo et ses collègues disposent désormais d’environ 60% de la séquence génétique d’Homo neandertalensis, soit plus de 4 milliards de nucléotides obtenus à partir de trois fragments d’os de trois Néandertaliens. Grâce à des techniques nouvelles mises au point pour récupérer, trier et analyser ce matériel, les chercheurs publient une première carte du génome néandertalien.

Pour la comparer, Pääbo et ses collègues ont aussi séquencé l’ADN de cinq humains actuels originaires d’Afrique, d’Afrique de l’ouest, de France, de Chine et de Papouasie Nouvelle-Guinée.

Le génome de Neandertal a plus de similitudes avec les hommes actuels vivants hors d’Afrique, constatent les chercheurs. Ils suggèrent donc que les croisements entre les premiers hommes modernes et les néandertaliens ont eu lieu il y a longtemps, après avoir quitté l’Afrique mais avant de se disperser en Europe et en Asie. C’est au Moyen-Orient, il y a au moins 100.000 ans, que les deux branches humaines se seraient mélangées, avancent les chercheurs.

Au-delà de ces mystérieuses rencontres, ce qui intéresse Pääbo et ses collègues c’est l’identification des gènes qui ont permis à l’homme moderne de prospérer, tandis que Neandertal s’est éteint. Pour cela ils cherchent des régions du génome qui ont rapidement évolué chez l’homme moderne mais pas chez Neandertal. Ils en ont isolé 212, dont 20 qui ont subi une sélection très forte. Parmi ces gènes qui auraient conféré un avantage à l’homme moderne au cours de l’évolution, plusieurs concernent la cognition (apprentissage, relations aux autres…) et le métabolisme.

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