posts du 27 mai, 2010


Gustave Courbet (10-06-1819-1877) : Le chêne de Flagey

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Le Chène de Flagey « appelé chène Vercingétorix. Camp de César près d’Alésia, Franche-Comté, 1864″, est un bon exemple de la démarche de Courbet lorsqu’il élaborait un tableau. Il y a d’abord le motif, un chêne splendide dont le peintre réalise le portrait, le plus beau parmi les nombreux arbres qu’il a représentés. Sorte d’hymne réaliste à la nature d’un peintre proche des paysages de Barbizon, c’est aussi un exercice de virtuosité dans lequel la brosse et le couteau de Courbet nous offrent l’alliance de l’air, de la lumière, de la terre et du monde végétal et animal (le chien et le lièvre).

La composition de ce paysage est remarquable car l’arbre remplit tout le cadre, le tronc posé au milieu déployant ses branches et son feuillage sur le ciel, que l’on aperçoit qu’au loin, par-dessous. La bande de terre où s’enracine le chêne occupe un tiers du tableau, et l’ampleur de l’arbre lui confère une sorte de paisible fierté, qui traduit l’amour de Courbet pour son pays.

Mais il y a aussi la « signification » (Nochlin) de cet arbre, image traditionnelle de l’énergie et de la puissance liée aux cultes druidiques, qui évoque les arbres de la liberté plantés à la Révolution et renvoie à la polémique sur le site d’Alésia tout en concentrant tous les thèmes réaliste. Michèle Haddad

 

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