Michael Baigent / Richard Leigh : Des Templiers aux Francs-maçons
13 août, 2010 @ 10:54 Notes de lecture,Va savoir !

57259maons.jpgRobin des Bois et Petit Jean était l’une des pièces de mai préférées des gitans anglais et écossais de l’époque ; comme les gitans, elle avait été officiellement bannie, le parlement écossais décrétant le 20 juin 1555 que « nul ne doit tenir le rôle de Robin des Bois, Petit Jean, l’abbé de Déraison ou la reine de Mai. »
(..) Pour quelle raison avait-elle été interdite ? En partie, manifestement, parce que le sujet lui-même, la défense d’un légendaire hors-la-loi était considéré comme subversif. (…) Robin des Bois, pendant tout le Moyen Âge en Ecosse et en Angleterre, ne fut qu’accessoirement le hors-la-loi dont parla plus tard l’histoire. Avant tout il était une espèce de lutin qui dérivait de l’antique dieu des celtes et saxon de la fertilité ou de la végétation, « l’Homme vert », tandis que dans le folklore populaire, « Robin des Bois » était un surnom interchangeable avec celui de « Robin vert », « Robin du Bois-vert », « Robin-le-bon-compagnon », le Puck du Songe d’une nuit d’été qui, au solstice, préside à la fertilité, à la sexualité et aux épousailles.

La légende de Robin des Bois offrait en pratique un prétexte commode pour réintroduire les rites de fertilité de l’ancien paganisme au sein d’une Grande-Bretagne nominalement chrétienne. Chaque 1er mai, il y avait un festival d’origine païenne. Les rites étaient joués autour du « mât de mai », symbole traditionnel de la déesse archaïque de la sexualité et de la fertilité. A la Saint-Jean, chaque vierge du village devenait métaphoriquement la reine de Mai. Beaucoup d’entre elle étaient conduites dans la forêt où elles recevaient leur initiation sexuelle d’un adolescent jouant le rôle de Robin des Bois ou Robin-le-bon-compagnon, tandis que le frère Tuck, « l’abbé de Déraison », officiait, « bénissant » les couples réunis en une parodie de noces solennelles. En vertu des ces mises en scènes, les frontières séparant la pantomime du rite de la fertilité s’évanouissaient. Le 1er mai était en réalité une journée d’orgie. Neuf mois plus tard, il produisait, à travers les îles Britanniques, sa moisson annuelle d’enfants. Ce fut ces « fils de Robin » que beaucoup de noms de famille tels Robinson, Robertson trouvèrent origine. J’ai lu n° 8935 p. 151-152.

 

-Jean
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