posts de août 2010


Charles Baudelaire (1821-1867)

La femme cependant, de sa bouche de fraise,
En se tordant ainsi qu’un serpent sur la braise,

Et pétrissant ses seins sur le fer de son busc,
Laissait couler ces mots tout imprégnés de musc:
- » Moi, j’ai la lèvre humide, et je sais la science
De perdre au fond d’un lit l’antique conscience.
Je sèche tous les pleurs sur mes seins triomphants,
Et fais rire les vieux du rire des enfants.
Je remplace, pour qui me voit nue et sans voiles,
La lune, le soleil, le ciel et les étoiles!
Je suis, mon cher savant, si docte aux voluptés,
Lorsque j’étouffe un homme en mes bras redoutés,
Ou lorsque j’abandonne aux morsures mon buste,
Timide et libertine, et fragile et robuste,
Que sur ces matelas qui se pâment d’émoi,
Les anges impuissants se damneraient pour moi! »

Michael Baigent / Richard Leigh : Des Templiers aux Francs-maçons

57259maons.jpgLes Sinclair n’étaient pas les protecteurs des seuls maçons. Au cours du XVIe siècle, ils s’étaient institués patrons des gitans, qui  » bénéficiaient encore de la faveur et de la protection de la famille Roslin dans le premier quart du XVIIe siècle ». En Ecosse, la législation avait toujours été sévère à leur égard, et sous la Réforme elle le devint plus encore. En 1574, le parlement écossais décréta que tout gitan appréhendé devait être fouetté, marqué au fer rouge à la joue ou à l’oreille, ou bien avoir l’oreille droite coupée. De nouvelles lois, encore plus strictes, furent introduites en 1616. A la fin du XVIIe, les gitans furent déportés en masse vers la Virginie, les Barbades et la Jamaïque. J’ai lu n° 8935 p. 150

Au lit

Au lit dans Toile 57-046-lit-

Star Carr

Des archéologues britanniques auraient découvert la plus ancienne maison du pays, datant de l’âge de pierre.

Des chercheurs des universités de Manchester et de York ont expliqué que les restes de cette structure circulaire de 3,5 mètres de diamètre, située à Star Carr, près de Scarborough, étaient vieux de 10.500 ans, alors que la Grande-Bretagne était toujours reliée au continent.

Près de la maison, ils ont découvert une large plateforme de bois s’étendant jusqu’à un lac, qu’ils ont décrite comme la plus ancienne ossature de bois jamais retrouvée. Des morceaux de silex et de corne utilisés pour fabriquer des flèches ont également été trouvés. Le lieu a été habité juste après le dernier âge de glace, pendant une période de 200 à 500 ans, selon les archéologues.

« Pour les archéologues, le site est aussi important que Stonehenge, » a déclaré à la BBC Nicky Milner, de l’université d’York.

« Les sites de cette période sont tellement rares qu’il est vraiment incroyable de retrouver des os, de la corne ou du bois », a-t-elle ajouté.

La maison est antérieure de 500 ans à un habitat retrouvé à Howick, dans le nord de l’Angleterre, jusqu’ici considéré comme le plus vieux de Grande-Bretagne.

Michael Baigent / Richard Leigh : Des Templiers aux Francs-maçons

57259maons.jpgA la fin du XIVe siècle, cent ans avant Colomb, un autre Sinclair s’embarqua dans un exploit encore plus audacieux. Vers 1395, Sir Henry Sinclair, comte ( ou comme on l’appelle parfois « prince ») d’Orkeney, en compagnie de l’explorateur vénitien Antonio Zeno, tenta la traversée de l’Atlantique. Il est certain qu’il atteignit le Groenland, où le frère de Zeno, lui aussi explorateur, affirmait avoir découvert un monastère en 1391 ; des études récentes suggèrent qu’il pourrait même avoir atteint ce que l’on appela plus tard le Nouveau Monde (2). D’après certains témoignages, des éléments troublants indiquent qu’il avait l’intention de se rendre au Mexique (3). Si c’est exact, cela expliquerait pourquoi Cortès, quand il arriva en 1520, fut identifié par les Aztèques non seulement avec le dieu Quetzacoalt, mais aussi avec un jeune homme blond aux yeux bleus qui, dirent-ils, l’avait précédé il y avait bien longtemps. J’ai lu n° 8935 p. 145

3) L’informateur de Sinclair, un pêcheur, affirmait que vingt-six ans plus tôt, il avait fait naufrage sur une île du Nouveau Monde. Au cours de ses longues années de captivité, il fut conduit au sud, où existait une grande civilisation :  » … ils sont plus civilisés vers le sud-ouest, où le climat est plus doux ; ils ont des cités, des temples pour leurs idoles, dans lesquels ils sacrifient des hommes, qu’ils mangent ensuite. Dans ces contrées, ils connaissent l’or et l’argent ». (Major, op.cit., p. 14). Sinclair avait l’intention de se faire accompagner par ce pêcheur pendant le voyage sur l’Atlantique qu’il projetait. Malheureusement, le pêcheur mourut juste avant le départ.

Pieter de Hooch (1629-après 1684) : Femme lisant une lettre – 1664

Pieter de Hooch (1629-après 1684) : Femme lisant une lettre - 1664 dans Citatons : lecture 57-226-Pieter_de_Hooch_-_Woman_Reading_a_Letter--300x300

Il n’y a encore que les gens qui écrivent qui sachent lire.

Paul Léautaud (1872 – 1956)

John George Brown (1831-1913) : Femme assise à la fenêtre

 

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Un journal est une longue lettre que l’auteur s’écrit à lui-même, et le plus étonnant est qu’il se donne à lui-même de ses propres nouvelles.
Julien Green (1900 – 1998)

Michael Baigent / Richard Leigh : Des Templiers aux Francs-maçons

57259maons.jpgIl d’autres domaines où il n’existe pas la moindre documentation, où des estimations même grossières sont impossibles. On sait que le Temple possédait une flotte considérable – de navires marchands et de guerre – qui opérait non seulement en Méditerranée, mais aussi sur l’Atlantique. Les comptes rendus médiévaux font au passage de nombreuses allusions aux ports du Temple, aux vaisseaux du Temple, aux ressources navales du Temple. Il y a même des documents où sont apposés la signature et le sceau d’officiers de marine appartenant à l’ordre. Et pourtant, aucune sorte d’information détaillée n’a survécu concernant l’activité maritime des templiers. Il n’existe nulle part la moindre indication sur la force de la flotte, ni sur ce qu’elle devint après que l’ordre eut été supprimé. De même, un rapport anglais de la fin du XIIe siècle parle d’une femme reçue dans le Temple en tant que sœur, et semble impliquer tout à fait clairement l’existence d’une antenne féminine. Mais on n’a jamais trouvé de plus net ou plus précis à ce sujet. Même les informations susceptibles de figurer dans les archives de l’Inquisition ont depuis longtemps disparu, ou ont été volontairement détruites. J’ai Lu n° 8935 p. 86

57/

57/ dans Femme : Citations 57-110-laetitia_casta_114-213x300

La vraie beauté n’est pas celle qu’on a du plaisir à contempler,
mais celle devant qui on doit fermer les yeux.
Etienne Rey (1879 – …)

Embrassée

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Michael Baigent / Richard Leigh : Des Templiers aux Francs-maçons

57259maons.jpgAu XIIe et XIIIe siècle, Agen avait été l’un des foyers de l’hérésie cathare ou albigeoise, et des cathares avaient survécu dans la région au moins jusqu’en 1250. Des preuves accablantes montrent que les Templiers avaient été « contaminés », (…) par la pensée cathare, et avaient même donné refuge aux cathares qui fuyaient l’Inquisition*. D’ailleurs l’un des Grands Maîtres les plus influents de l’ordre, Bernard de Blanchefort, était issu d’une très vieille famille cathare. De plus, Agen se trouvait dans le domaine que le Temple possédait en Provence. Entre 1248 et 1250, le Maître de Provence était Roncelin de Fos. Puis, de 1251 à 1253, Roncelin fut Maître d’Angleterre. En 1260, il était reconnu Maître de Provence, et présida en tant que tel jusqu’en 1278. Il est ainsi fort possible que Roncelin ait transplanté certains aspects de l’hérésie cathare de son sol natal en Angleterre. J’ai Lu n° 8935 p. 83

Marie Rose Gineste (1911-28/10/2010)

57304gineste.jpgMes biens chers frères,
Des scènes douloureuses et parfois horribles se déroulent en France, sans que la France n’en soit responsable.
A Paris, par des dizaines de milliers, des Juifs ont été traités avec la plus barbare sauvagerie. Et voici que dans nos régions on assiste à un spectacle navrant : des familles sont disloquées ; des hommes et des femmes sont traités comme un vil troupeau, et envoyés vers une destination inconnue, avec la perspective des plus graves dangers.
Je fais entendre la protestation indignée de la conscience chrétienne et je proclame que tous les hommes, aryens ou non aryens, sont frères parce que créés par le même Dieu ; que tous les hommes quelles que soient leur race ou leur religion, ont droit au respect des individus et des Etats.
Or les mesures antisémites actuelles sont au mépris de la dignité humaine, une violation des droits les plus sacrés de la personne et de la famille.
Que Dieu console et fortifie ceux qui sont iniquement persécutés ! Qu’il accorde au monde la paix véritable et durable, fondée sur la justice et la charité !

Plus…

Cette lettre pastorale a été écrite par Mgr Théas, évêque de Montauban et lue le dimanche 30 août 1942 dans toutes les églises du diocèse. Marie-Rose Gineste transportant ce message dans le diocèse au péril de sa vie.

Eva Iga Wyrwal

Eva Iga Wyrwal dans Femme : Citations 57-064-sexy-girl-28-199x300

Je ne me soucie pas de vivre dans un monde d’hommes si je peux y être une femme.
Marilyn Monroe (1926-1968)

Michael Baigent / Richard Leigh : Des Templiers aux Francs-maçons

57259maons.jpgAu Portugal, les templiers furent blanchis après enquête et modifièrent simplement leur nom, prenant celui de chevaliers du Christ. Ils survécurent sous ce titre jusque bien avant dans le XVIe siècle, leurs explorations maritimes laissant une marque indélébile dans l’histoire. (Vasco de Gama était un chevalier du Christ ; le prince Henri le Navigateur était Grand Maître de l’Ordre. Les vaisseaux des chevaliers du Christ battaient pavillon de la familière croix pattée rouge. Et ce fut sous cette même croix que les trois caravelles de Colomb traversèrent l’Atlantique pour atteindre le Nouveau Monde. Colomb était lui-même marié à la fille d’un ancien Grand Maître de l’ordre, et avait accès aux cartes et aux carnets de bord de son beau-père.) J’ai Lu n° 8935 p. 79

Clin d’oeil

 Clin d'oeil dans Citatons : lecture 57-155-magazine--300x225

Tous les livres forment un grand texte inachevable formé dans le matériau de toutes les paroles possibles : ils visent une totalité dont chaque oeuvre particulière représente un infime fragment. Ainsi aucune oeuvre ne peut résumer ou refléter la réalité (comme ils disent !) : un texte fictif, c’est un clin d’œil, l’étincelle jaillie pendant une seconde de distraction de l’histoire. Il me sourit beaucoup de penser que chaque nouvelle création n’est dans ces conditions qu’une portée ou un paragraphe ajoutés à l’œuvre ou au livre, à une réalité étrange, débordante, jamais fermée.
Marc Gendron, Louise ou La nouvelle Julie

Jules Renard (1864-1910) : Journal – 7 janvier 1899

57228renard.jpgIl n’y a pas de synonymes. Il n’y a que des mots necessaires, et le bon écrivain les connaît.

Michael Baigent / Richard Leigh : Des Templiers aux Francs-maçons

57259maons.jpg… le Temple était, à la seule exception de la papauté, la plus importante, la plus puissante, la plus prestigieuse, la plus inébranlable en apparence des institutions de l’époque. Au moment de l’attaque de Philippe, il avait presque deux siècles d’existence et passait pour un des piliers de la chrétienté occidentale. Pour la majorité de ses contemporains, il semblait aussi immuable, aussi durable, aussi éternel que l’église elle-même. Qu’un tel édifice pût être aussi sommairement démoli secouait les fondements sur lesquels reposaient les hypothèses et les certitudes de toute une époque. Ainsi par exemple, dans la Divine Comédie, Dante exprime son émotion et sa compassion pour les  » blancs manteaux  » persécutés. D’ailleurs, la superstition qui tient le vendredi 13 pour un jour de malchance provient, à ce que l’on croit, des rafles lancées par Philippe, le vendredi 13 octobre 1307. J’ai Lu n° 8935 p. 78

William Sergeant Kendall (Spuyten Duyvil, New York, 1869 – Hot Springs, Virginia, 1938) : An Interlude – 1907

William Sergeant Kendall (Spuyten Duyvil, New York, 1869 - Hot Springs, Virginia, 1938) : An Interlude - 1907 dans Citatons : lecture 56-298-KENDALL_William_An_Interlude_1907_SAAM__13-300x291
… il est de nécessité que tout homme apprenne à lire et à écrire avant d’apprendre à penser. 
Tout langage est d’abord ramage et gazouillement, comme des oiseaux.
Alain (1868 – 1951)

Michael Baigent / Richard Leigh : Des Templiers aux Francs-maçons

57259maons.jpgEn fait on peut se demander si le coup de Philippe fut si inattendu qu’il le croyait, et que les historiens le pensèrent plus tard. Des preuves considérables laissent supposer que les templiers reçurent un avertissement. Peu avant l’attaque, le Grand Maître Jacques de Molay fit apporter un grand nombre des livres de l’ordre et les fit brûler. Un chevalier qui se retira du Temple vers cette époque apprit du trésorier qu’il était extrêmement « avisé », car cette crise était imminente. Un édit officiel circula dans toutes les commanderies françaises, soulignant qu’aucune indication ne devait être livrée sur les rites ou rituels de l’ordre.

En tout cas, que les templiers aient été prévenus ou qu’ils aient simplement senti le vent tourner, certaines décisions furent assurément prises. En premier lieu, nombre de chevaliers s’enfuirent, et comme s’ils en avaient eu l’instruction – nulle part il n’est fait mention de templiers français résistant activement aux sénéchaux du roi. En second lieu on dispose de certaines indications relatives à une fuite organisés par un groupe de chevaliers, dont presque tous étaient associés, d’une façon ou d’une autre, avec le trésorier de l’ordre.

Etant donné ces préparatifs flagrants, il n’est pas étonnant que le trésor du Temple ait disparu, ainsi que presque tous les documents et archives. Interrogé par l’Inquisition, un chevalier révéla que le trésor avaient été transféré de la commanderie de Paris peu avant les arrestations. Le même témoin déclara que le Commandeur de France avait lui aussi quitté la capitale avec cinquante chevaux, et embarqué – il n’existe aucune indication de l’endroit où cela eut lieu – avec dix-huit galères, dont on ne revit jamais aucune. Que cela fût vrai ou non, toute la flotte du Temple semble effectivement avoir filé entre les griffes du roi. On ne possède aucun rapport sur la prise éventuelle d’un des vaisseaux de l’ordre – pas seulement à l’époque, mais jusqu’à maintenant. Au contraire, les navires semblent s’être complètement volatilisés, en même temps que ce qu’ils transportaient. J’ai Lu n° 8935 p. 76

Le mérite-t’il ?

Le mérite-t'il ? dans Femme : Citations 121-Tous les culs n’ont pas le corps qu’ils méritent. Et/ou vice versa.

Marc Gendron
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