posts de août 2010


Pierre Perret : Les Jumelles

J’ai bien connu des sœurs jumelles
Qui ne s’accordaient pas du tout.
Celle qui se prénommait Angèle
Et qui se croyait la plus belle
Était une poupée sans cervelle.

C’était une poupée sans cervelle
Mais elle ne manquait pas d’atout
Elle avait deux vertes prunelles
Et des cheveux couleur cannelle.
Et des jolis poils du cul roux.

Quant à sa sœur elle était douce
Et le loup ne l’effrayait plus
Ces vertes années révolues
Elle suçait plus du tout son pouce.
Elle avait une jolie frimousse
Mais ses mœurs étaient dissolus
Elle suçait plus du tout son pouce
Ça veut pas dire qu’elle suçait plus !

Or cette déluré Jeannette
Possédait t’elle un don de Dieu?
De sa virginale fossette
Elle pouvait faire le casse noisette
Et même jouer de la trompette
De ces facultés centripètes
Tous les hommes en faisait grand cas
Mais ça énervait sa sœurette
Qui elle de sa belle foufounette
Jouait même pas de l’harmonica

Enfin ces deux belles coquines
Faisant la paix tant bien que mal
Malgré leurs dissensions mesquines
Me donnèrent un beau récital
C’est ainsi qu’Angèle et Jeannette
Unies en un tendre ballet
M’offrir un solo de trompette
Et un concert de flageolet.

J’ai bien connu deux sœurs jumelles
Qui ne s’accordaient pas du tout.
Celle qui se prénommait Angèle
Et qui ce croyait la plus belle
Était une poupée sans cervelle.

C’était une poupée sans cervelle
Mais elle ne manquait pas d’atout
Elle avait deux vertes prunelles
Et des cheveux couleur cannelle.
Et des jolis poils du cul roux.

Michael Baigent / Richard Leigh : Des Templiers aux Francs-maçons

57259maons.jpgQuand on entrait dans le Temple, on abandonnait véritablement son identité, on se subsumait à l’ordre. L’image rigide et nue du glaive (sur la tombe) était supposée rendre témoignage de la piété et de l’abnégation ascétique qui régnaient au sein de l’ordre. J’ai Lu n° 8935 p. 26

… les templiers possédaient une flotte substantielle qui ne fut jamais découverte par leurs persécuteurs d’Europe. J’ai Lu n° 8935 p. 28

Richard Edward Miller (1875-1943) : La Jupe à carreaux

Richard Edward Miller (1875-1943) : La Jupe à carreaux dans Toile 57-046-Richard_Edward_Miller-
Avec l’avènement des peintres de Barbizon puis des impressionnistes, la France symbolise l’avant-garde artistique. En cette fin du XIXe siècle, les artistes américains aspirent eux aussi à un enseignement novateur. Richard Edward Miller ne fait pas exception à la règle ; originaire du Midwest, il reçoit une formation tout ce qu’il y a de plus académique, à la Saint Louis School of Fine Arts. Bourse en poche, le jeune peintre part pour la France, en 1898, et s’inscrit à la très libre académie Julian, où il peut enfin étudier le nu… À la différence de nombre de ses compatriotes,il restera près de vingt ans en France, finalement poussé à partir par la guerre. Dès 1906, Miller prend l’habitude d’emprunter à la belle saison le chemin de deux régions, devenues d’incontournables rendez-vous artistiques : la Bretagne, en l’occurrence Saint-Jean-du-Doigt, et la Normandie, avec Giverny. Bien sûr, il n’est pas le premier Américain à fouler les campagnes françaises pour goûter à la peinture en plein air. D’autres avaient ouvert la voie, comme Robert Wylie, le fondateur du groupe de Pont-Aven, ou encore Charles Henri Fromuth, à Concarneau, Daniel Ridgway Knight à Poissy et Charles Sprague Pearce à Auvers-sur-Oise. Mais, depuis l’installation en 1883 de Claude Monet, Giverny est la nouvelle destination en vogue. Le petit village de l’Eure d’à peine trois cents habitants se voit bientôt envahi par des hordes d’artistes américains. Le café épicerie de Madame Baudy se transforme alors en hôtel et un terrain de tennis est construit, pour permettre à nos estivants de vaquer à leur loisir favori. Si Monet accueille dans un premier temps chaleureusement les nouveaux arrivants, Willard Metcalf, Théodore Robinson et John Sargent, à partir de 1887, il évite de plus en plus les « gêneurs ». Le point de non-retour étant atteint par l’idylle de ses deux belles-filles, Blanche et Suzanne Hoschédé, avec deux peintres américains, John Leslie Breck et Théodore Butler. Plus que réticent, Monet réussit à décourager le premier. Mais, le cas du second s’avère plus délicat : Monet va jusqu’à menacer de quitter Giverny si Suzanne l’épouse ! Toutefois, raisonné par ses amis, le maître permet cette union.
Avec son ami Frederick Frieseke, autre habitué de la région, Richard Miller élabore un style, dit  » impressionnisme décoratif  » ou  » luministe « . L’utilisation prédominante de la lumière et de la couleur les rapproche plutôt de Bonnard et de Vuillard. Tous deux propageront aux États-Unis le paysage impressionniste, tout particulièrement Miller, nommé professeur à l’école de Mary Wheeler à Providence, dans l’Etat de Rhode Island, puis à Pasadena (Californie) et, enfin, à Provincetown, dans le Massachusetts. Toutefois, son style possède des particularités propres, notamment par l’attention portée au dessin et par une mise en page élaborée. Si le paysage de notre Rêverie est effectivement traité en petites touches, le dessin du visage de la femme se révèle précis et délicat, l’arrière-plan étant construit de courbes et de droites bien lisibles. Hormis des scènes nocturnes parisiennes, son oeuvre est dédiée à ce type de représentation de vie à la campagne, où la femme joue un rôle central. Observée dans son intérieur et à son ouvrage, celle-ci semble préoccupée par ses pensées, le miroir, accessoire fétiche du peintre, symbolisant cette introspection. Caroline Legrand

Mon amour

181monamour.jpg

Niel

Plus de 10 000 amphores (d’une contenance de 20 à 25 litres), soit a peu près 30 tonnes, ont été mise à jour au cours des fouilles de l’ancienne caserne Niel à Toulouse. Une trentaine d’archéologues travaillent sur 30 000 métres carrés. Le site de Niel était utilisé par les Gaulois il y a 2000 ans, pour des rassemblements religieux.

Août

Août dans Calendrier 57-239-aout--183x300

En plus… 

Jules Renard (1864-1910) : Journal – 22 novembre 1894

57228renard.jpgLe mot juste ! Le mot juste ! Quelle économie de papier le jour où une loi obligera à ne se servir que du mot juste.

Roger Vercel (1894-1957) : Capitaine Conan

57235vercel.jpgA condition de ne jamais remuer, de s’être empaqueté dans les deux couvertures, d’avoir enfilé, l’une sur l’autre, cinq paires de chaussettes, de s’être calé les reins avec ses souliers, afin de pouvoir les remettre, le moment venu, on est bien !…

Je lis un livre. Toutes les dix pages, j’arrête ma lecture, j’arrache ces dix feuillets, je les tords et j’allume. Cela fait, pendant quelques secondes, une chaleur de four qui tombe tout de suite, mais permet quand même d’arriver au bout des dix pages suivantes. Le Livre de Poche n° 9, p. 9

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