posts de octobre 2010


Catherine Ringer : Les Bohémiens

Si quelqu’un s’inquiète de notre absence,
Dites-lui qu’on a été jeté
Du ciel et de la lumière,
Nous les seigneurs de ce vaste univers

Ils ont laissé leurs chaussures
Au bas des murs
baxtalo les autres
Les bohémiens, les bohémiens,
Nous les seigneurs de l’univers

Si quelqu’un s’inquiète de notre absence,
Dites-lui qu’on a été jeté
Du ciel et de la lumière,
Nous les seigneurs du vaste univers

Hier, demain, n’existe pas
deja la deja la
Ni les anges, ni Dieu, n’existent plus

Si quelqu’un s’inquiète de notre absence,
Dites-lui qu’on a été jeté
Du ciel et de la lumière,
Nous les seigneurs du vaste univers

A force de xxxx
Ils sont partis pieds nus là-bas,
Là où les anges, les dieux n’existent plus

Si quelqu’un s’inquiète de notre absence,
Dites-lui qu’on a été jeté
Du ciel et de la lumière,
Nous les seigneurs de ce vaste univers

1er brumaire An CCXIX

57323brumaire2.jpg

57323brumaire.jpg

 

Ombre et lumière !

56219demoiselle.jpg

la femme est l’être qui projette la plus grande ombre ou la plus grande lumière dans nos rêves. La femme est fatalement suggestive ; elle vit d’une autre vie que la sienne propre ; elle vit spirituellement dans les imaginations qu’elle hante et qu’elle féconde.
Charles Baudelaire (1821-1867)Les Paradis artificiels, Préface

Gertrud Kolmar (1894-1943) : Lettres

57322kolmar.jpgle fait que ma poésie apporte quelque chose aux autres, aussi réjouissant soit-il, ne me procure cependant pas autant de joie que l’écriture elle-même. Avec mes petites œuvres, j’ai le même rapport qu’une mère avec son enfant qui vient de naître. Évidemment, elle se félicite de l’enthousiasme du père, des grands-parents, des vœux de bonheur de la famille, mais l’essentiel reste que sa plus grande joie est de l’avoir mis au monde. 26.III.1939 p. 14

Charles Amable Lenoir (1861-1940) : La Dentellière

57322ladentelire.jpg

Tina Spratt : 2006

57285tinasprattirlandawomanreadingoiloncanvas2006.jpg

lire lentement, c’est le premier principe et qui s’applique absolument à toute lecture. C’est l’art de lire comme en essence.
Émile Faguet (1847 – 1916)

Gertrud Kolmar (1894-1943) : Lettres

57322kolmar.jpgAujourd’hui je sais, même sans les critiques, ce que je vaux en tant que poétesse, ce dont je suis capable et de dont je ne suis pas capable… Je ne comprends absolument pas Néron, qui se faisait applaudir dans l’arène par le peuple tout entier. A sa place, j’aurais considéré mes poèmes comme des dons précieux, à ne dispenser qu’à des élus… 16.10.1938, à Hilde p. 45

Ignace Henri Jean Théodor Fantin-Latour (1836-1904) -

57184henrifantinlatour18361904.jpg

lire pour se cultiver, c’est l’horreur. lire pour rassembler son âme dans la perspective d’un nouvel élan, c’est la merveille.
Christian Bobin

Gertrud Kolmar (1894-1943) : Lettres

57322kolmar.jpgJ’apprends la cuisine comme toi ton anglais et ton espagnol, sans savoir non plus si je mettrai jamais à profit mes connaissances. Mais outre que la compétence n’a jamais nui à personne, le simple sentiment de la posséder est à lui seul un vrai réconfort. Quand j’ai moi-même commencé à apprendre les langues, je ne me doutais évidemment pas qu’elles seraient un jour un « atout ». Pourtant, si je me trouve aujourd’hui dans de meilleures dispositions spirituelles que bien des gens dont la situation n’est par ailleurs plus mauvaise que la mienne, je le dois sans doute en partie à la conscience et à l’assurance de pouvoir me faire comprendre où que j’aille, immédiatement ou du moins assez vite. Naturellement, comme je l’ai dit, ce n’est pas seulement cette conscience qui me tient debout… 16-10-1938 à Hilde, p. 43

Victor Hugo (1802-1885)

Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ; ce sont
Ceux dont un dessein ferme emplit l’âme et le front.
Ceux qui d’un haut destin gravissent l’âpre cime.
Ceux qui marchent pensifs, épris d’un but sublime.
Ayant devant les yeux sans cesse, nuit et jour,
Ou quelque saint labeur ou quelque grand amour.
C’est le prophète saint prosterné devant l’arche,
C’est le travailleur, pâtre, ouvrier, patriarche.
Ceux dont le cœur est bon, ceux dont les jours sont pleins.
Ceux-là vivent, Seigneur ! les autres, je les plains.
Car de son vague ennui le néant les enivre,
Car le plus lourd fardeau, c’est d’exister sans vivre.
Inutiles, épars, ils traînent ici-bas
Le sombre accablement d’être en ne pensant pas.

Emilienne d’Alençon

Où donc repose-t-il  à présent, l’être cher ?
Dans le creux de quel arbre ou sous quelle colline ?
Quel oreiller soutient son beau visage clair ?
Sur quels draps argileux crispe-t-il ses mains fines ?

Autrefois, sur mon bras, il dormait tendre et fier ;
Je voyais son regard  travers ses paupières,
A-t-il pris, pour mourir, sa pose familière ?
Et ses yeux sans regards, peut-être, sont ouverts ?

Je n’écarterai plus ses cheveux sur sa tête,
Je ne le verrai plus sourire en s’éveillant,
Je ne connaîtrai plus la délicate fête
De prendre, en un baiser, la gaîté de ses dents.

Que n’ai-je pu du moins, charmer sa dernière heure !
Eclairer la douleur et l’ombre du chemin ;
Pour qu’il sente qu’une âme est près de lui, qui pleure,
Que je borde son lit de mes tremblantes mains.

Mais non ! le lit est fait de feuilles et de terre,
C’est un lit à la fois, étroit, vaste et glacé…
Sans couronnes de fleurs, sans cierges mortuaires,
Je ne sais où – là-bas – est mort le bien-aimé !

67 /

57114noiretblancassise.jpg

Etre femme, c’est une douleur.
Quand on devient jeune fille, bien-aimée ou mère, ça fait mal.
Mais le plus intolérable, c’est d’être une femme qui n’a pas connu toutes ces douleurs.

Blaga Dimitrova.

Paul Delvaux (1897-1994)

57070delvaux.jpg

Ma consolation est qu’à cette heure
je suis sûre que quelque part
on fait l’amour.
Antoinette Madeleine de Fontaine-Martel (-1733), Les Mots de la fin

Rufino Tamayo (1899-1991) : Deux femmes à la fenêtre -1925

57211tamayodosmujeresenlaventana.jpg

Belle inconnue à l’Etang salé !

58196etangsalefemmelisantsurlesablenoir.jpg
 » Cette dernière photo est pour Juan. »

Elle lit  » Moonlight becomes you » de Mary Higgins Clark
Mais je suis belle d’être aimée,
Vous m’avez donné la beauté,
Jamais ma robe parfumée
Sur la feuille ainsi n’a chanté,
Jamais mon pas n’eut cette grâce
Et mes yeux ces tendres moiteurs
Qui laissent les hommes rêveurs
Et les fleurs même, quand je passe.

Cécile Sauvage

57-318

Perso : En vacances ce soir pour une semaine.

Marie Laurencin (1883-1956) : La Liseuse – vers 1913

57290marielaurencinlaliseuse.jpg

Un classique est quelque chose que tout le monde voudrait avoir lu et que personne ne veut lire.
Mark Twain (1835 – 1910)

Caresse

123seins.jpg
Dans l’étreinte la plus serrée, dans la caresse la plus tendre, il y a ce petit fossé qui, pour étroit qu’il soit, n’en existe pas moins.
David Herbert Lawrence (1885 – 1930)

Atelier de couture

57309couturiere.jpg

Maria Jose Aguilar Gutierrez : Leyendo unas cartas viejas -1999

57050leyendounascartasviejasmariajoseaguilargutierrez.jpg

Je ne peux plus lire que les livres qui me font travailler. Sur les autres, ma pensée glisse comme sur du marbre. – J’aime à labourer.
Alfred de Vigny (1797 – 1863)

1234

openspach |
CFDT SNCF Languedoc Roussillon |
Marc Champel |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | souvenirsdelecolejeanmoulin
| CUIRS AUX BANQUES
| ART DE DEPLAIRE