posts de novembre 2010


August Macke : Blondes Mädchen mit Buch – 1911

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Georges Aspirot

Comme l’onde ne peut remonter à sa source,
Nul homme sur ses ans ne rebrousse chemin;
Jamais le temps pour nous n’interrompra sa course
Et chacun de nos jours aura son lendemain.

Au bord de la vallée où je vins, hier encore,
M’enivrer des parfums qu’exhalait l’églantier
Je reviens, mais ces fleurs que mon œil vit éclore
En lambeaux sous mes pas gisent sur le sentier.

Du sillon se voyant refuser la pâture
Les oiseaux tour à tour ont fui sous d’autres cieux
Et, perdus au milieu des buissons sans verdure,
Frissonnent sous le vent les nids silencieux.

Tu te tais, ô nature, et ta face voilée
N’offre plus à mes yeux les charmes d’un beau jour,
Mais dans ton froid silence à mon âme troublée
Retentissent encore les échos de l’amour.

Vibre, vibre mon âme, à ce souffle d’automne!
Sur l’univers en deuil pleure avec l’aquilon!
Vois du rameau pâli, la fleur qui s’abandonne
Au vent glacé du soir qui l’emporte au vallon!

Cependant que, du jour éclairant l’agonie,
Tous les flambeaux du ciel s’allument dans la nuit
Écoute, en cette paix, la lugubre harmonie
De la feuille qui tombe et de l’aile qui fuit!

De ta vie, ô mortel, la fleur est le symbole;
Aux lueurs de l’aurore elle s’ouvre et sourit;
Un souffle la fait naître et sa fraîche corolle,
Fragile comme toi, d’un souffle se flétrit.

Détourne-toi, mon cœur, des vils biens de ce monde,
Mirages fugitifs qui ne durent qu’un jour!
Sous nos yeux éblouis ils coulent comme l’onde,
Mais hélas! Comme l’onde ils te fuient sans retour.

Méprise cet éclat d’une gloire qui passe;
Ce n’est là qu’un reflet d’une vaine beauté;
Tout espoir, tout bonheur que l’amertume efface
N’est que songe éphémère et qu’irréalité.

Qui de nous n’a connu que des cieux sans nuage!
Une joie, un sourire et soudain des sanglots;
Tel l’azur obscurci tout à coup par l’orage
Qui mugit de courroux en soulevant les flots.

Qu’importent maintenant ces jours sereins ou sombres
Que le fleuve du temps engloutit dans son cours!
Que me font aujourd’hui la lumière ou les ombres
À l’heure où le soleil se couche sur mes jours!

Déjà j’entends au loin le clocher qui me pleure;
Déjà l’écho des ans à mon âme se tait,
Et des biens d’ici-bas seul l’amour me demeure
Et me comble à la fois d’ivresse et de paix.

Demain mon œil hélas! Ne verra plus ta flamme,
Astre béni du jour dont le disque est si beau;
Et cet hymne plaintif, c’est l’adieu de mon âme,
C’est le chant d’un humain sur le seuil du tombeau.

Veille sur mon repos, veille sur mon silence,
Nature dont l’aspect m’est voilé par la mort;
Veille comme une mère, au chevet de l’enfance,
Sur le fruit de son sein que son baiser endort!

Ainsi qu’un vent d’automne emportant le feuillage,
L’homme voit de ses jours s’assombrir l’horizon;
La mort passe et, de lui, laisse dans son sillage
Ce que laisse des fleurs le rapide aquilon.

Ah! que peut le soleil à cette heure dernière
Où son front à nos yeux se voile désormais!
Que peuvent ses rayons pour l’humaine paupière
Que la nuit du trépas va glacer à jamais.

Mais quand je goûterai ce bonheur où j’aspire,
Cette paix qu’en vos bords je vins chercher en vain,
Beaux lieux sur mon tombeau chantez sous le zéphyr:
«L’amour est éternel et son astre est divin!»

Pablo Picasso (1881-1973) : Homme et femme avec un chat – 1902

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71 / André Rau : mai 2001

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Tranparence

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Lecture dénudée

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Chaïm Soutine (1893-1943) : La femme qui lit – 1941

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Eternelle…

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Dissidente éternelle par rapport au consensus social et politique, en exil par rapport au pouvoir, une femme est toujours singulière, pis même, morcelée, démoniaque, sorcière.

Julia Kristeva (1941 – interview

 

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Ceux qui brûlent des livres finissent tôt ou tard par brûler des hommes.
Heinrich Heine (1797-1856)

La Chaise

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(Le sexe de la femme) est le seul moyen de l’homme
d’atteindre sa vie la plus profonde à travers l’érotisme,
seul moyen d’échapper à la condition humaine des hommes de son temps.
André Malraux (1901-1976) – Préface à l’Amand de Lady Chatterley

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L’homme qui ne place pas sa femme en tête de liste de ses passions et priorités reste un cœur à prendre.
Romain Guilleaumes – Reliefs et Digestifs

Pablo Ruiz Blasco y Picasso (1881-1973) :

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Sur le sopha

 

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Et davantage je vous diray le secret des secrets ;
mais je vous prie, afin qu’il soit secret,
de vous embiguiner le museau du cadenac, et escouter :
ce livre est le centre de tous les livres.

Béroalde de Verville (1526-1626) – Le Moyen de parvenir, XII.

Fiona Gelin

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J’aime regarder les filles qui marchent sur la plage
Sur leur peau le soleil caresse bien trop sage
Le vent qui les décoiffe au goût de sel sur mes lèvres

J’aime regarder les filles qui marchent sur la plage
Les hanches qui balancent et les sourires fugaces
Je regarde les vagues qui jouent avec leur corps

J’aime regarder les filles qui marchent sur la plage
Leurs poitrines gonflées par le désir de vivre
Leurs yeux qui se détournent quand tu les regardes

J’aime regarder les filles qui marchent sur la plage
Le soleil sur leur peau qui joue à cache-cache
Et des ambres solaires le parfum volage

J’aime regarder les filles qui marchent sur la plage
Quand elles se déshabillent et font semblant d’être sages
Leurs yeux qui se demandent mais quel est ce garçon

J’aime regarder les filles qui marchent sur la plage
Leur ventre qui se colle sur le sable chaud
Le vent qui les décoiffe et les sourires fugaces

J’aime regarder les filles qui marchent sur la plage

Patrick Coutin 

Ignace Henri Jean Théodor Fantin-Latour (1836-1904) -

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Il meurt à juste titre dans le déshonneur celui qui n’aime pas les livres
et n’a pas confiance en eux.

Anonyme

 

 

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Olympe de Gouges (1743-3/11/1793) : Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne

Toute femme naît et demeure libre et égale à l’homme en droits ; les distinctions sexuelles ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.

Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de la femme et de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la société et surtout la résistance à l’oppression.

Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nature qui n’est que la réunion de la femme et de l’homme. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.

La liberté et la justice consistent à rendre tout ce qui appartient à autrui. Ainsi l’exercice du droit naturel de la femme n’a de bornes que la tyrannie perpétuelle que l’homme lui oppose. Ces bornes doivent être réformées par les lois de la nature et de la raison.

La loi doit être l’expression de la volonté générale. Toutes les citoyennes comme tous les citoyens doivent concourir personnellement ou par leurs représentants à sa formation.

Elle doit être la même pour tous. Toutes les citoyennes et tous les citoyens étant égaux à ses yeux doivent être également admis à toutes les dignités, places et emplois publics selon leurs capacités et sans aucune distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.

Nul ne peut être inquiété pour ses opinions ; la femme a le droit de monter à l’échafaud, elle doit avoir également celui de monter à la tribune, pourvu que ses réclamations ne troublent pas l’ordre établi par la loi.

La garantie des droits de la femme est pour l’utilité de tous et non pour l’avantage de celle à qui elle est accordée.

La femme concourt ainsi que l’homme à l’impôt public, elle a le droit ainsi que lui de demander compte à tout agent public de son administration.

Pour l’entretien de la force publique et pour les dépenses de l’administration, les contributions de l’homme et celles de la femme sont égales.

Elle a part à toutes les corvées, à toutes les tâches pénibles, elle doit donc de même avoir place à la distribution des places, des emplois, des charges et des dignités.

Auguste Renoir (1841-1919) : La Lettre – 1891

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Une lettre de l’être aimé, ça se conserve, ça s’embrasse, ça se relit et ça se plie sous l’oreiller, pour faire de beaux rêves.
Camille de Peretti

Lecture…

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Aimer quelqu’un, c’est le lire.
C’est savoir lire toutes les phrases qui sont dans le cœur de l’autre,
et en lisant le délivrer.
Christian Bobin

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Une robe est une confidence.
Les secrets de la femme se lisent dans sa façon de s’habiller.

Gilbert BrévartLe Mal de terre.

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