posts de février 2011


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Repris le travail aujourd’hui. Elle n’était pas là. Je n’ai pas pris de photos.

Je me méfie des impressions, et des déductions que je fais de ce que je vis, entends, parce que j’ai toujours tendance à exagérer le mauvais côté des choses, à les voir en noir, ainsi que l’avenir. Voilà pourquoi je ne note pas les conversations avec mes collègues où les petits événements.

Donata Wenders

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Bonus

Bernard Moitessier (1925-1994)

58085bernardmoitessier246t600x600rw.jpgTout ce que les hommes ont fait de beau et de bien, ils l’ont construit avec leur rêves.

Gertrud Kolmar (1894-1943) : Lettres

57322kolmar.jpgDans son Serpent à plumes, Lawrence dit :  » Et il lui arrivait parfois de se demander si l’Amérique n’était pas le grand continent de la mort, en face d’une Europe, d’une Asie et même d’une Afrique positives. N’était-elle pas le grand chaudron où les hommes des divers continents positifs étaient refondus, non en vue d’une nouvelle création, mais dans l’uniformité de la mort ? N’était-elle pas le grand continent de l’anéantissement et tous ses peuples, les exécuteurs de la destruction mystique ? Le continent qui détruisait ce que les autres continents avaient bâti. Le continent dont l’esprit luttait à seuls fin de crever les yeux dans le visage de Dieu ? Etait-ce ça, l’Amérique ?  » 24.11.1940 p. 142

Jan Karski (1914-2000) : Mon témoignage devant le monde

58080karski.gifPrès de la frontière, je devais entrer en contact avec quelqu’un qui faisait passer clandestinement des gens du côté soviétique. Il s’avéra que c’était un Juif et faisait partie d’une organisation juive (8) qui travaillait avec nous et dont la tâche essentielle était de faire passer les réfugiés juifs des territoires sous occupation nazie en territoire sous occupation soviétique. La terreur de masse avait déjà débuté dans le Generalgouvernement à l’encontre des Juifs. Je franchirais la frontière avec un groupe de Juifs… Points n° p 2543 p. 145 (8) Ce groupe de passeurs juifs entre les deux zones d’occupation était très probablement lié à la structure de résistance du « Korpus Bezpieczemtsva » ou KB (Corps de sécurité), engagé en octobre-novembre 1939 dans diverse initiatives tendant à organiser une résistance juive encadrée par d’anciens officiers d’origine juive de l’armée polonaise. Mal connu, farouchement combattu et dénigré par les bundistes en particulier, ce sera le ZZW (Union militaire juive), dont le docteur Marian Apfelbaum s’est fait en France l’historien.

Karl Kraus (1874-1936) : Aphorismes

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Bien écrire sans personnalité peut suffire pour le journalisme. A la rigueur pour la science. Jamais pour la littérature.

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Comme dans un journal, un blog devrait contenir, un récapitulatif, ou un bilan ou les temps forts d’une journée. Or bien souvent elle se succèdent identiques les unes aux autres dans leur platitude.
A moins que l’esprit accaparé par une seule pensée, il me soit impossible de capter les subtiles nuances qui les font se distinguer les unes des autres.
Que seule sa présence brise la routine. Que la vie ne soit qu’un décor de théâtre peint lorsqu’elle n’en est pas la principale attraction.

Ozias Leduc (1864-1955) : Liseuse

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Leduc peint ici sa jeune soeur. La lecture est un de thème qui l’a souvent inspiré. 

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Entendu : Le comble de l’intelligence c’est la bonté ! Attribué à Marcel Proust

Jan Karski (1914-2000) : Mon témoignage devant le monde

58080karski.gif- En deux mois d’occupation, les Allemands, ont déjà transféré plus de quatre cent mille Polonais de la province incorporée dans le Generalgourvernement. (…) Les gens de la classe moyenne qui ne se sont pas fait enregistrer comme Allemands sont emprisonnés sans avertissement. Les paysans, les ouvriers et les artisans reçoivent l’ordre d’évacuer leur maison dans les deux heure. Ils sont autorisés à emporter cinq kilos de vivres et de vêtements. Leur maison doit être nettoyée et mise en ordre pour accueillir leurs successeurs allemands, à qui ils doivent laisser tous leurs biens. Souvent la police oblige les enfants à faire des bouquets de fleurs et à les placer sur les tables et les seuls des maisons comme symboles de bienvenus pour l’arrivée des colons allemands. Points n° p 2543 p. 133

L’autre visage

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Protégé : 58-084 : neige

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Henri de Montherlant (1895-1972) : La Guerre civile

Je suis la Guerre civile. Et j’en ai marre de voir ces andouilles se regarder en vis-à-vis sur deux lignes, comme s’il s’agissait de leurs sottes guerres nationales. Je ne suis pas la guerre des fourrés et des champs. Je suis la guerre du forum farouche, la guerre des prisons et des rues, celle du voisin contre le voisin, celle du rival contre le rival, celle de l’ami contre l’ami. Je suis la Guerre civile, je suis la bonne guerre, celle où l’on sait pourquoi l’on tue et qui l’on tue : le loup dévore l’agneau, mais il ne le hait pas ; tandis que le loup hait le loup. Je régénère et je retrempe un peuple ; il y a des peuples qui ont disparu dans une guerre nationale ; il n’y en a pas qui aient disparu dans une guerre civile. Je réveille les plus démunis des hommes de leur vie hébétée et moutonnière ; leur pensée endormie se réveille sur un point, ensuite se réveille sur tous les autres, comme un feu qui avance. Je suis le feu qui avance et qui brûle, et qui éclaire en brûlant. Je suis la Guerre civile. Je suis la bonne guerre.
Extrait de sa pièce de théâtre et entendu ce matin sur France Culture dans  » Les Nouveaux chemins de la connaissance : L’art de la guerre : La guerre civile « 

Pierre Mornet (16-06-1972-

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Bonus 

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Jan Karski (1914-2000) : Mon témoignage devant le monde

58080karski.gifLorsqu’il devint patent que nous ne parviendrions pas à contenir l’offensive allemande, l’ordre de retraite fut donné et notre batterie de réserve devait quitter la ville d’Oswiecim en formation de combat, en emmenant nos canons, nos vivres et nos munitions en direction de Cracovie. Tandis que nous avancions dans les rues d’Oswiecim pour gagner la gare, à notre profonde stupeur des habitants se mirent à tirer sur nous de certaines fenêtres. C’étaient des citoyens polonais descendants d’Allemands, la « cinquième » colonne nazie, qui annonçaient de cette façon leur nouvelle allégeance. La plupart de nos hommes voulurent immédiatement riposter et tirer sur toute maison suspecte, mais il en furent empêchés par les officiers supérieurs. De telles actions auraient désorganisé notre marche et c’était précisément cela que recherchait cette cinquième colonne. Par ailleurs, dans ces maisons habitaient également des Polonais, loyaux et patriotes… Points n° p 2543 p. 500

Marie Laurencin (1883-1956) : La maison meublée – 1913

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Oscar Wilde (1854-1900)

58156oscarwilde.jpgLu : Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !

Match Point – Voody Allen – 2005 : Scarlett Johansson

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Jan Karski (1914-2000) : Mon témoignage devant le monde

58080karski.gifJe me souvins d’une rumeur qui avait cours deux ou trois jours auparavant, selon laquelle le gouvernement avait voulu ordonner la mobilisation générale, devant la menace allemande, et en avait été empêché, par les mises en garde des représentants de la France et de l’Angleterre. Il ne fallait pas « provoquer » Hitler. A cette époque, l’Europe croyait encore à l’apaisement et à la réconciliation. L’autorisation de mobiliser « secrètement » fut finalement accordée à contrecœur au gouvernement polonais, au vu des préparatifs, d’attaque effectués presque ouvertement par les Allemands (4) Points n° p 2543 p. 36 (4) Par ses fonctions au ministère polonais des Affaire étrangères, c’est aux meilleures sources et non à de simples « rumeurs » que l’auteur puisait alors son information sur les pressions exercées sur Varsovie, plus particulièrement par l’ambassadeur de France Léon Noël, pour que soit rapporté cet ordre secret de mobilisation du 23 août 1939. Il concernait l’aviation, la défense aérienne et ordonnait la mise en alerte de combat, dans six circonscriptions, de 18 divisions, 7 brigades de cavalerie et 2 divisions et demie de réserve. La signature, le 25 août, du traité d’assistance mutuelle par lequel Londres renforçait sa garantie à la Pologne fit avorter – on le sait aujourd’hui – les manœuvres du ministre Georges Bonnet pour  » annuler  » le traité de 1921 liant la France à la Pologne. Cependant, Paris et Londres, cherchèrent encore à  » sauver la paix à tout prix » par des solutions successives proposées à une négociation directe entre Berlin et Varsovie sur Dantzig et son  » corridor ». Le 29 août, dans l’après-midi, informé que la Pologne se voyait contrainte d’ordonner la mobilisation générale, l’ambassadeur Léon Noël, en accord avec son collègue britannique, demanda aussitôt que la décision fût retardée  » d’un temps suffisant pour ne pas faire ainsi le jeu de la politique hitlérienne  » et que le mot  » mobilisation » fût évité : il s’acharna à obtenir gain de cause après du ministre des Affaires étrangères Jozef Beck. La Pologne perdit ainsi ving-quatre heures. Le 30 août, le président Moscicki déclara officiellement la mobilisation générale. On s’étonne donc de lire, dans la somme du grand Jean-Baptiste Duroselle, La Politique étrangère de la France. L’abîme 1939-1945 (Paris Seuil, 1990, p. 25) au paragraphe  » Peu-on sauver la Pologne ?  » cette assertion :  » Par suite des illusions du colonel Jozef Beck, la mobilisation générale n’avait commencé que le 30 août. De formidables bombardements la désorganisèrent complètement. ». Points n° p 2543 p. 500

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