posts du 6 février, 2011


Véto

Le 4 août 1761, Louis XV signait à Versailles, l’acte autorisant la construction à Lyon de la première école vétérinaire du monde.
Le roi espérait que les vétérinaires pourraient lutter contre une épidémie qui « désole les campagnes ». De 1712 à 1714, la peste bovine avait tué 90% du cheptel européen, relève Christophe Degueurce, professeur à l’Ecole vétérinaire de Maisons-Alfort, la deuxième créée en France, quatre ans après celle de Lyon.
Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, 14 écoles vétérinaires voient le jour en Europe.

Manchots !

Une étude publiée dans la revue Nature et pilotée par Yvon Le Maho, chercheur CNRS à l’Institut pluridisciplinaire Hubert Curien, met en lumière des objections éthiques à l’utilisation du bagage pour les manchots royaux (Aptenodytes patagonicus) et discrédite également, partiellement, la valeur prédictive des données provenant des oiseaux bagués. Une étude démontre que, sur dix ans, des manchots bagués à l’aileron ont un taux de survie de 16 % inférieur à leurs congénères non bagués, et que cette bague réduit de 39% leur succès reproducteur.

Marcel Proust (1871-1922) : Le Temps retrouvé

58087proust.jpgMoi, c’était autre chose que j’avais à écrire, de plus long, et pour plus d’une personne. Long à écrire. Le jour, tout au plus pourrais-je essayer de dormir. Si je travaillais, ce ne serait que la nuit. Mais il me faudrait beaucoup de nuits, peut-être cent, peut-être mille. Et je vivrais dans l’anxiété de ne pas savoir si le Maître de ma destinée, moins indulgent que le sultan Sheriar, le matin quand j’interrompais mon récit, voudrait bien surseoir à mon arrêt de mort et me permettrait de reprendre la suite le prochain soir. Non pas que je prétendisse refaire, en quoi que ce fût, les Milles et une Nuits, pas plus que les Mémoires de Saint-Simon, écrits eux aussi la nuit, pas plus qu’aucun des livres que j’avais aimés, dans ma naïveté d’enfant, superstitieusement attaché à eux comme à mes amours, ne pouvant sans horreur imaginer une œuvre qui serait différent d’eux. Mais, comme Elstir Chardin, on ne peut refaire ce qu’on aime qu’en le renonçant.

Sans doute mes livres eux aussi, comme mon être de chair, finiraient un jour par mourir. Mais il faut se résigner à mourir. On accepte la pensée que dans dix ans soi-même, dans cent ans ses livres, ne seront plus. La durée éternelle n’est pas plus promise aux œuvres qu’aux hommes. *

Ce serait un livre aussi long que les Milles et une Nuits peut-être, mais tout autre. Sans doute quand on est amoureux d’une œuvre, on voudrait faire quelque chose de tout pareil, mais il faut sacrifier son amour du moment, ne pas penser à son goût, mais à une vérité qui ne vous demande pas vos préférences et vous défend d’y songer. Et c’est seulement si on la suit qu’on se trouve parfois rencontrer ce qu’on a abandonné, et avoir écrit, en les oubliant, les Contes arabes ou les « Mémoires de Saint-Simon » d’une autre époque. Mais était-il encore temps pour moi ? N’était-il pas trop tard ? Folio p. 436-37

Musée !

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