Virginia Woolf (1862-1941) : préface à Orgueil et Préjugés, de Jane Austen.

58085orgueilprejuges.jpgS’il n’avait tenu qu’à Miss Cassandra Austen, il ne nous resterait probablement rien de Jane Austen, que ses romans. Ce n’est qu’à sa sœur ainée qu’elle écrivait librement ; c’est à elle seule qu’elle confia ses espoirs, et, si l’on en croit la rumeur, l’unique grande désillusion de sa vie ; mais, à mesure que Miss Cassandra Austen vieillissait, la gloire grandissante de sa sœur faisait naître en elle des inquiétudes : un jour arriverait où des inconnus viendraient fureter, où des érudits feraient des conjectures ; aussi brûla-t-elle, ce qui lui coûta beaucoup, toutes les lettres qui auraient pu satisfaire leur curiosité, et n’épargnant que ce qu’elle jugea banal pour être de quelque intérêt. 10/18 n° 1505 p. 5

-Jean
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