posts de avril 2011


Léo Ferré (1916-1993) : C’est extra

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Et sous le voile à peine clos
Cette touffe de noir jésus
Qui ruisselle dans son berceau
Comme un nageur qu’on n’attend plus

Ma moitiée

Dans mon enfance, une connaissance de mes parents désignait son épouse par cette expression. A l’époque je trouvais cela ridicule, voir vulgaire.

Aujourd’hui, je me rends compte, que si ce n’était pas une formule creuse, si elle reflétait bien une réalité, combien elle était juste et belle.

Ne faire qu’un avec celle que l’on aime, n’est-ce pas finalement l’unique vraie réussite. Le reconnaitre publiquement et le lui dire n’est-ce pas le plus beau des compliments :  » Tu es l’autre partie de moi-même « .

Maintenant j’admire cet homme et même je l’envie. Il avait su créer avec sa compagne une telle intimité, une telle complicité, un tel amour qu’elle était sa  » moitiée « , cette partie de lui-même dont il avait besoin pour vivre. 

Lionel Deluy : Dita von Teese

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1er floréal An CCXIX

Sitôt que FLORE en sa magnificence,
Promet dans Ses présens des trésors aux Humains
On aime à voir la candeur l’innocence
Que la Jeune Beauté couronne de Ses mains

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Jean Jaurès (1859-1914)

58138jeanjaures.jpgL’humanité est maudite, si pour faire preuve de courage elle est condamnée à tuer éternellement. Le courage, aujourd’hui, ce n’est pas de maintenir sur le monde la sombre nuée de la Guerre, nuée terrible, mais dormante, dont on peut toujours se flatter qu’elle éclatera sur d’autres.

Le courage, ce n’est pas de laisser aux mains de la force la solution des conflits que la raison peut résoudre. Le courage pour vous tous, courage de toutes les heures, c’est de supporter sans fléchir les épreuves de tout ordre, physiques et morales, que prodigue la vie.

Le courage, c’est de ne pas livrer sa volonté au hasard des impressions et des forces ; c’est de garder dans les lassitudes inévitables l’habitude du travail et de l’action.

Le courage dans le désordre infini de la vie qui nous sollicite de toutes parts, c’est de choisir un métier et de le bien faire, quel qu’il soit ; c’est de ne pas se rebuter du détail minutieux ou monotone ; c’est de devenir, autant que l’on peut, un technicien accompli ; c’est d’accepter et de comprendre cette loi de la spécialisation du travail qui est la condition de l’action utile, et cependant de ménager à son regard, à son esprit, quelques échappées vers le vaste monde et des perspectives plus étendues.

Le courage, c’est d’être tout ensemble, et quel que soit le métier, un praticien et un philosophe.

Le courage, c’est de comprendre sa propre vie, de la préciser, de l’approfondir, de l’établir et de la coordonner cependant à la vie générale.

Le courage, c’est de surveiller exactement sa machine à filer ou à tisser, pour qu’aucun fil ne se casse, et de préparer cependant un ordre social plus vaste et plus fraternel où la machine sera la servante commune des travailleurs libérés.

Le courage, c’est d’accepter les conditions nouvelles que la vie fait à la science et à l’art, d’accueillir, d’explorer la complexité presque infinie des faits et des détails, et cependant d’éclairer cette réalité énorme et confuse par des idées générales, de l’organiser et de la soulever par la beauté sacrée des formes et des rythmes.

Le courage, c’est de dominer ses propres fautes, d’en souffrir mais de n’en pas être accablé et de continuer son chemin.

Le courage, c’est d’aimer la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille ; c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ; c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense.

Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques.

Crâne…

Lu : Dimanche dernier, un promeneur a découvert un crâne humain sur les berges du Frémur. Il pourrait s’agir des restes du Dr Godard… Mais rien n’est moins sûr, car il n’est pas rare de découvrir des ossements humains sur les côtes bretonnes. Ainsi, en 2008, quatre squelettes de jeunes gens ont été mis au jour par la tempête dans des îles du Nord-Finistère. Autrefois, lors des épidémies de choléra, les victimes étaient souvent enterrées au plus vite, pour éviter le risque de contagion.

Otto Scholderer (1834-1902) : Lesendes Mädchen – 1883

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N’y a-t-il pas dans la mentalité des gens, même, surtout chez ceux qui ne lisent pas, la croyance que le livre est sacré ? On ne jette pas un livre, on ne brûle pas un livre, on n’abîme pas un livre, on en prend soin, on le range, on le classe, on en est fier. Bernard Pivot, Le Métier de lire, p. 39

Henry Robert Morland (1716-1797)

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Zichy Mihaly (1827-1906)

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Eternité est l’anagramme d’étreinte.
Henry de Montherlant (1895-1972)

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Fritz von Uhde (1848-1911) : Jeune fille à la fenêtre

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Alfred de Musset (1810-1857)

58135musset.jpgPour réussir dans le monde, retenez bien ces trois maximes : voir, c’est savoir ; vouloir, c’est pouvoir ; oser, c’est avoir.

Anne Consigny : Je ne suis pas là pour être aimé – 2005

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Tout en nuances / Le tango fait naitre la passion entre cette jeune femme dont on prépare le mariage et cet homme seul de cinquante ans. /Mes scènes préférées sont celles où ils dansent.

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Entendu : Les plus belles années d’une vie sont celles que l’on n’a pas encore vécues Claude Lelouch
Entendu : Les faux gentils sont souvent de vrais méchants.
Entendu : D’être applaudit ça fait des frissons dans les tétons.

Last night party – Urban Pinup Jennica

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Source
Chacune de nos lecture laisse une graine qui germe.
Jules Renard
(1864-1910)

58-135 : soleil

Ce matin l’herbe devant la maison était blanche de givre tout comme les vitres de la voiture.

Un client m’a apporté une généalogie succincte des Rondot, sa famille. Etrange découverte : l’ancêtre dont la descendance a été étudiée dans ce document était témoin au mariage de mes arrières-grands-parents paternels. Ce qui amène tout une série de questions. J’ignorais tout de lui.

Jean-Jacques Henner (1829-1905) : Beauté lisant un livre – 1870

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Antoine de Saint-Exupéry (1900-1944) : Terre des hommes – 1939

LectureSa grandeur, c’est de se sentir responsable. Responsable de lui (Guillaumet), du courrier et des camarades qui espèrent. Il tient dans ses mains leur peine ou leur joie. Responsable de ce qui se bâtit de neuf, là-bas, chez les vivants, à quoi il doit participer. Responsable un peu du destin des hommes, dans la mesure de son travail.

Il fait partie des êtres larges qui acceptent de couvrir de larges horizons de leur feuillage. Etre homme, c’est précisément être responsable. C’est connaître la honte en face de la misère qui ne semble pas dépendre de soi. C’est être fier d’une victoire que les camarades ont remportée. C’est sentir, en posant sa pierre, que l’on contribue à bâtir le monde. Le Livre de Poche n° 68 p. 61-62

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Appelé ma mère vers 18h. Rien de particulier.

  • Elle fait son jardin lentement ; s’inquiète de ma toux persistante ; se plaint de la bise ; a fait du feu ; a eu la visite du paysagiste venu nettoyer ses talus.
  • Elle dit que le divorce de l’une de mes sœurs, vient du fait que son mari était pompier volontaire.  » C’est une secte. Entre les manœuvres, les interventions et la paperasse, il n’était jamais là. « 
  • Elle remémore son étrange ressemblance, tant par la corpulence, que les traits du visage, avec Lucie, la sœur de sa mère. Elle en avait prit conscience à l’enterrement de cette tante, lorsqu’en entrant dans l’église elle avait sentit les regards de l’assistance et de ses cousins, et, que ceux-ci étaient venu lui dire  » Comme tu ressembles à notre maman.  »

Antoine de Saint-Exupéry (1900-1944) : Terre des hommes

LectureSi on lui parlait de son courage, Guillaumet hausserait les épaules. Mais on le trahirait aussi en célébrant sa modestie. Il se situe bien au-delà de cette qualité médiocre. S’il hausse les épaules, c’est par sagesse. Il sait qu’une fois pris dans l’événement, les hommes ne s’en effraient plus. Seule l’inconnu épouvante les hommes. Mais, pour quiconque l’affronte, il n’est déjà plus l’inconnu. Surtout si on l’observe avec cette gravité lucide. Le courage de Guillaumet, avant tout, est un effet de sa droiture. Le Livre de Poche n° 68 p. 61

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