Gertrud Kolmar (1894-1943) : Lettres
1 mai, 2011 @ 4:54 Notes de lecture

57322kolmar.jpgA propos de ces choses – voyage, souvenirs-, je me suis demandé comment cela se fait que la plupart des hommes ne sont pas capables de se constituer d’assez grosses réserves de joie, de bonheur, dont ils pourraient vivre aux jours de manque, de sécheresse. Je suppose, qu’il est donné à bien des femmes de connaître des expériences amoureuse forte. Pourquoi l’éclat de cette fête irradie-t-elle si rarement plus en profondeur leur quotidien ? Un trésor réuni à 20 ans ne peut-il pas tenir jusqu’à 40 ? Ou peut-être n’est-il souvent ni aussi grand ni aussi riche que je me l’imagine ? Et pourquoi les splendeurs d’un amour qui connut son bonheur le plus accompli, la réunion durable de deux amants, disparaissent-elles plus vite de la mémoire affective que le souvenir d’une vie à deux qui n’a pas duré ? Serait-ce seulement parce que le permanent, le durable produit justement un effet émoussant et que ce qu’il touche se couvre de poussière comme un objet que personne ne nettoie de temps à autre ? Il se peut… 26.I.1943 p. 289

-Jean
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