posts du 22 mai, 2011


Jan Karski (1914-2000) : Mon témoignage devant le monde

58080karski.gif… elle revint avec un journal slovaque. Le titre, en énormes lettres noires, me fit l’effet d’une bombe qui exploserait dans ma tête : »La France a capitulé !1)« 

Mot à mot, car je ne connaissais pas suffisamment le slovaque, je lus l’article qui détaillait ce titre. Je le lisais et le relisais, comme si cette répétition pouvait modifier ce que j’avais pensé être un mensonge du lieutenant SS : le maréchal Pétain avait signé un armistice dans la forêt de Compiègne. Devant les Allemands l’armée française s’était complètement effondrée. Le vieux maréchal avait appelé ses compatriotes à une obéissance absolue. La collaboration… L’Allemagne avait vaincu l’Europe occidentale. Il me fallut quelques minutes pour comprendre et réaliser les faits et je connus alors un véritable désespoir. Pendant des siècles, nous avions été liés à la France par des liens historiques et culturels. Et pour nous autres Polonais, la France était presque une seconde patrie. Nous l’aimions de cet amour profond, irraisonné, dont nous aimions la Pologne. De plus, tout notre espoir de libérer la Pologne reposait sur la victoire de la France. Désormais je ne voyais plus aucune issue. 2). Robert Laffont, 2010, Points, P2543, p. 237

Note : Il convient de rappeler que la Pologne n’avait nullement capitulé en septembre 1939, comme le voudraient nombre de manuels universitaires français qui qualifient la capitulation des défenseurs de Varsovie le 28 septembre de « capitulation de la Pologne ». Or, si le 17 septembre 1939, le gouvernement polonais avait sollicité de son alliée roumaine un « droit de passage » pour gagner, in corpore la France, suivi par le commandant des forces armées, c’était précisément pour éviter d’être pris et contraint à signer une capitulation quelconque et pour au contraire, continuer la lutte, au côté de la France…

Dictionnaire de la laïcité

58171lacit.gifQuatrième de couverture : Laïcité, que d’à-peu-près et parfois de (mauvais) coups politiques on commet en ton nom ! Rançon du succès pour une notion qui s’est imposée comme un projet radicalement émancipateur, démocratique et universaliste. Depuis l’adoption, en 1905 en France, de la loi de Séparation des Églises et de l’État, la laïcité n’a jamais cessé d’être l’objet d’attaques, de remises en cause à l’école, à l’hôpital, dans les services publics, dans la vie quotidienne de chaque citoyen, quand elle n’est pas victime de détournement de sens. Ouvrage engagé, ce dictionnaire défend l’idée que la laïcité est le ciment d’un « bien vivre ensemble » et que le principe de séparation des Églises et de l’État fait son chemin en Europe comme dans le monde du XXIe siècle. Il vient fort à propos rappeler les fondamentaux et clarifier les termes de débats dont la laïcité est le pivot ou l’otage et, probablement, l’une des clefs des choix électoraux de la décennie. • Des textes introductifs pour mieux comprendre la laïcité, en France et à travers le monde ; • 240 entrées de « agnostique » à « Zola » en passant par « catholicisme » et « islam » ; • Des renvois pertinents pour affiner ses recherches ; • Une bibliographie et une sitographie permettant de prolonger la réflexion. Ce dictionnaire est le fruit du travail d’une cinquantaine de chercheurs, d’historiens, de sociologues, d’avocats, de journalistes. Il a été codirigé par Martine Cerf, secrétaire générale de l’association EGALE (Égalité-Laïcité-Europe) et Marc Horwitz, membre fondateur de l’association EGALE.

Albert Gustaf Aristides Edelfelt (1854-1905) : Bons amis – 1881

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Marc Champel |
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