posts de juin 2011


Richard Kern

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Charles Cros (1842-1888) : L’été

A Laure Bernard.

C’est l’été. Le soleil darde
Ses rayons intarissables
Sur l’étranger qui s’attarde
Au milieu des vastes sables.

Comme une liqueur subtile
Baignant l’horizon sans borne,
L’air qui du sol chaud distille
Fait trembloter le roc morne.

Le bois des arbres éclate.
Le tigre rayé, l’hyène,
Tirant leur langue écarlate,
Cherchent de l’eau dans la plaine.

Les éléphants vont en troupe,
Broyant sous leurs pieds les haies
Et soulevant de leur croupe
Les branchages des futaies.

Il n’est pas de grotte creuse
Où la chaleur ne pénètre.
Aucune vallée ombreuse
Où de l’herbe puisse naître.

Au jardin, sous un toit lisse
De bambou, Sitâ sommeille :
Une moue effleure et plisse
Parfois sa lèvre vermeille.

Sous la gaze, d’or rayée,
Où son beau corps s’enveloppe,
En s’étirant, l’ennuyée
Ouvre ses yeux d’antilope.

Mais elle attend, sous ce voile
Qui trahit sa beauté nue,
Qu’au ciel la première étoile
Annonce la nuit venue.

Déjà le soleil s’incline
Et dans la mer murmurante
Va, derrière la colline,
Mirer sa splendeur mourante.

Et la nature brûlée
Respire enfin. La nuit brune
Revêt sa robe étoilée,
Et, calme, apparaît la lune.

E.m.

L’incroyable douleur, que j’ai ressentis, aujourd’hui, lorsqu’elle a pleuré devant moi.

102 / Satoshi Saikusa : 19-05-2001

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1er messidor An CCXIX

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Quel repos plein d’attraits goûte la Moissonneuse
Quand aux travaux du Jour succèce un doux Sommeil
Cérès par tes présens tu rends la vie heureuse
Jamais on ne les voit s’évanouir au réveil

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Cérès, écoute les accents
D’un grand peuple, puissant et juste;
Fais naître tes riches présents
Sous son bras fier, libre et robuste.
Il dédaigne l’argent et l’or:
Fer et blé sont les vœux du sage :
Qu’il trouve l’un dans Messidor,
L’autre sera dans son courage.

Paul Delvaux (1897-1994) : La Fenêtre – 1936

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Démosthène

De petites occasions sont souvent à l’origine de grandes entreprises.

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Gino Severini (1883-1966) : La marquise Marie de Seta

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On peut énumérer les qualités d’un bon écrivain, mais celles d’un grand écrivain échappent à toute analyse. On ne peut pas plus définir ce qui rend son style inimitable et personnel qu’on ne peut expliquer pourquoi une voix est unique.
Willa Cather, Not Under Forty

Albert André (1869-1954)

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Floue

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Paul Claudel (1868-1955)

58196paulclaudelmedium.jpgIl n’y a vraiment de joie que de réunir ensemble, de nombreuses chose dans son esprit et beaucoup d’être ensemble dans son cœur.

Léon Joseph Florentin (1834-1922) : Fillette endormie

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Gustave Courbet (10-06-1819-1877) : Chalet à la montagne – 1874

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Charles Ferdinand Ramuz (1878-1947)

58195ramuz.jpgLe mot d’humanité… suggère alors à peu près cette forme d’esprit qui empêche d’être en repos tant qu’autrui ne partage pas les avantages dont on jouit soi-même.

Hélène Schjerfbeck (1862-1946)

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En plus…
Il me semble que jusqu’à ce qu’un homme ait lu tous les livres anciens, il n’a aucune raison de leur préférer les nouveaux
Montesquieu. Les lettres persanes.

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Alfred de Musset (1810-1857)

Nous marcherons ainsi, ne laissant que notre ombre
Sur cette terre ingrate où les morts ont passé ;
Nous nous parlerons d’eux à l’heure où tout est sombre,
Où tu te plais à suivre un chemin effacé,
À rêver, appuyée aux branches incertaines,
Pleurant, comme Diane au bord de ses fontaines,
Ton amour taciturne et toujours menacé.

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