posts dans la catégorie 'A chanter'


Cyril Mokaiesh : Communiste

Ça les perdra
De mondialiser l’injustice
D’s'en asperger de bénéfices
Ça les perdra
De cocooner le patronat
De « bouclieriser » l’élite
Qui t’embauche pas
Mais qui profite
De ses villas la la
A Ibiza c’est fantastique
Un bain de minuit dans le capital
Pendant qu’ t ‘as mal aux Assedics
Et moi…

J’suis communiste
A c’qui paraît
Rien d’héroïque
Oui mais
J’suis communiste
Quoi ça… Quoi ça…
Ça fait pas chic
Oula …

Ça les perdra
De vampiriser la révolte
De ratiboiser la culture
Pour t’ ramollir toi qui taffe dur
Et te trainer ner ner
A l’usine de Cholet
Sur des machines à licencier
Mais moi…

J’suis communiste
A c’qui paraît
Rien d’héroïque
Oui mais
J’suis communiste
Quoi ça… Quoi ça…
Ça fait pas chic
Oula …
Li la la li la

Ça les perdra comme on se perd
Ça les perdra de nous distraire
A vouloir tout repeindre en vert
A part l Afrique
Pour ça la crise, c’est bien pratique…

J’suis communiste
A c’qui paraît
Rien d’héroïque
Oui mais
J’suis communiste
Et puis quoi, et puis quoi
J’suis « dalai lamiste »
A peu près
« A bout d’ neriste »
Tu te doutais
J’suis « jeune branleuriste »
Ok
« Fils d’avocatiste »
Libanais
J’suis « cheguevariste »
S’te plait
« Nymphomaniste »
Vers juin juillet
J’suis « méfie-toitiste »
Sans arrêt
« Absurditiste »
« Suicidairiste »
Tu le croirais ?

Hubert-Félix Thiéfaine : La Ruelle des morts

avec nos bidons en fer blanc
on descendait chercher le lait
à la ferme au soleil couchant
dans l’odeur des soirs de Juillet
on avait l’âge des confitures
des billes & des îles aux trésors
& l’on allait cueillir les mûres
en bas dans la ruelle des morts

on nous disait que Barberousse
avait ici sa garnison
& que dans ce coin de cambrousse
il avait vaincu des dragons
on avait l’âge de nos fêlures
& l’on était Conquistadors
on déterrait casques & fémurs
en bas dans la ruelle des morts

on arrosait toutes nos victoires
à grands coups de verre de Kéfir
ivres de joie & sans le savoir
on reprenait Mers El-Kébir
puis c’était nos chars en dinky
contre les tigres-doryphores
qui libéraient la french county
en bas dans la ruelle des morts

que ne demeurent les printemps
à l’heure des sorties de l’école
quand les filles nous jouent leurs 16 ans
pour une bouiffe de Royale Menthol
je n’sais plus si c’était Françoise
Martine Claudine ou Marie-Laure
qui nous f’saient goûter leurs framboises
en bas dans la ruelle des morts

que ne demeurent les automnes
quand sonne l’heure de nos folies
j’ai comme un bourdon qui résonne
au clocher de ma nostalgie
les enfants cueillent des immortelles
des chrysanthèmes / des boutons d’or
les deuils se ramassent à la pelle
en bas dans la ruelle des morts

Jean Ferrat (26-12-1930/13-03-2010) : Le cœur fragile

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Si je meurs un beau soir d’hiver
On dira que c’est d’un cancer
Ou bien d’un truc à quelque chose
Il peut se trouver des experts
Qui décréteront au contraire
Que c’était la tuberculose

C’est pourquoi je prends les devants
Pour affirmer dès maintenant
Croyez pas ces vieux imbéciles
J’avais une santé de fer
Je n’avais qu’un petit travers
J’avais le cœur un peu fragile

Le cœur fragile
Les mains fébriles
La bouche offerte
J’aurai vécu
Sans avoir cru
L’île déserte
En attendant
Le cœur battant
La découverte
Je veux dormir
Je veux mourir
La porte ouverte

Quand on prend tout d’un cœur léger
Il paraît qu’on vit sans danger
Que la mort longtemps nous évite
Mais j’ai voulu croire au bonheur
Et j’ai pris tant de chos’s à cœur
Que mon cœur a battu trop vite

Au lieu d’être un homme averti
Qui se passionne au ralenti
J’ai pris le parti des poètes
C’est en cherchant la toison d’or
Que mon cœur a battu si fort
Quand j’y pense encore il s’arrête

Le cœur fragile
Les mains fébriles
La bouche offerte
J’aurai vécu
Sans avoir cru
L’île déserte
En attendant
Le cœur battant
La découverte
Je veux dormir
Je veux mourir
La porte ouverte

On me dira c’est pas sérieux
On ne s’en va pas pour si peu
Il faut des raisons bien plus fortes
Mais je n’ai pas d’autres raisons
De mettre sous le paillasson
La petite clé de ma porte

On peut mourir tout doucement
D’un petit baiser qu’on attend
D’une voix froide au téléphone
D’un mot qu’on lance à bout portant
D’une confiance qu’on reprend
D’un amour qui vous abandonne

Le cœur fragile
Les mains fébriles
La bouche offerte
J’aurai vécu
Sans avoir cru
L’île déserte
En attendant
Le cœur battant
La découverte
Je veux dormir
Je veux mourir
La porte ouverte

Serge Gainsbourg (1928-1991): Marilou sous la neige

Marilou repose sous la neige
Et je me dis et je me redis
De tous ces dessins d’enfant que n’ai-je
Pu préserver la fraîcheur de l’inédit

De ma Lou en bandes dessinées je
Parcourais les bulles arrondies
Lorsque je me vis exclu de ses jeux
Erotiques j’en fis une maladie

Marilou se sentait pris au piège
Tous droits d’reproduction interdits
Moi naïf j’pensais que me protégeaient
Les droits du copyright opéra mundi

Oh ma Lou il fallait que j’abrège
Ton existence c’est ainsi
Que Marilou s’endort sous la neige
Carbonique de l’extincteur d’incendie

Pierre Perret : Celui d’Alice

Si je me réfère
A mon dictionnaire
Il est temps de faire
La définition
De ce mot espiègle
Qui échappe à la règle
Plus noble qu’un aigle
Dans sa condition
Ce mot vous le dites
Censeurs hypocrites
Etablissez vite
Son vrai sens profond
Car si on l’ausculte
Au lieu d’une insulte
On peut faire un culte
Du joli mot con

 

Ce lieu de délices
N’a pas de notice
Mais même un novice
En aurait la clé
Y a sous sa pelisse
Le climat de Nice
Entre deux éclisses
Tendrement musclées
Moi mon seul complice
C’est celui d’Alice
C’est de la réglisse
Du petit sucrin
La frêle couture
Qui pourtant l’obture
Me lit l’aventure
Au creux de la main

 

L’amour enjolive
Sa discrète ogive
Aux petites rives
Finement lactées
C’est un édifice
Tout en haut des cuisses
Un village suisse
Un matin d’été
Un mont de déesse
Qui gonfle et se dresse
Trouve la caresse
Quand soudain jaillit
Le berlingot rose
Vers ma bouche éclose
Comme un flamant rose
S’échappe du nid

 

Tartuffes notaires
Bourgeois de Cythère
Qui trouvez austère
Cet endroit charmant
Il vous est bizarre
Rien ne le compare
A votre outil rare
De super-amant
Apprenez Jocrisse
Frustrés de service
Que celui d’Alice
Bat pour le plaisir
Et qu’il se démène
Sous les coups obscènes
D’un mât de misaine
Qui le fait jouir

 

O tendre blessure
Divine échancrure
Sous votre toiture
De satin frisé
Du petit losange
Filtre l’eau du Gange
Entre mes phalanges
Soudains baptisées
Que la cicatrice
Si jolie Alice
Jamais ne guérisse
Mes amis sinon
Dans ce monde triste
De baiseurs centristes
Qui jouent en solistes
Je me sens si con

Louis Aragon (1897-1982) : La belle Jambe

Elle a les plus beaux yeux du monde
Ah la belle la belle la belle la belle

Elle a les plus doux seins du monde
Ah la belle la belle la belle la belle

Elle a les plus cruelles mains du monde
Ah la belle la belle la belle la belle

Elle a les plus mystérieuses,
les plus mystérieuses,
les plus mystérieuses dents du monde
Ah la belle la belle la belle la belle

Elle a les plus troublants regards du monde

Elle a les plus beaux yeux
Elle a les plus doux seins
Elle a les plus cruelles mains
Elle a les plus mystérieuses dents

Elle a les plus troublants regards

Elle a les plus fines jambes du monde
Ah la belle la belle la belle la belle jambe
Que ça nous fait
Ah la belle la belle la belle la belle jambe
Que ça nous fait

Yves Jamait : La Fleur de l’âge

Ne me dites pas qu’à peine éclose
La fleur de l’âge se flétrit
Je vis avec ce genre de rose
Au parfum tout juste fleuri

Le temps qu’il a mis à figer
Sur son regard quelques ridules
D’autres ont tenté de les cacher
En maquillage ridicule

Bien sûr la jeunesse suppose
Quelques atouts innocents
Qui font que le regard qu’on pose
Sur elle semble vite indécent

La facilité qu’une jupe
A de se lever me ravit
Mais voilà je ne suis pas dupe
De ces fausses facéties

Ne cherche pas à vouloir
Arrêter le temps
J’aime la beauté dont il te pare
Et dont je suis l’amant
Ne cherche pas à vouloir
Arrêter le temps
J’aime la beauté dont il te pare
Mmmh

Les filles de papier glacé
A peine au sortir de l’enfance
Viennent tout juste éveiller
Le plus sensible de mes sens

Elles ont pourtant la fraude habile
Dans leur refus d’être des mômes
Et trompent les yeux les plus subtils
De leur sensualité fantôme

Mais être une femme suppose
Bien d’autres arguments
Que ceux que ces filles exposent
Inexorablement

Si ton corps galbe cette jupe
C’est mon regard que tu ravis
Mon âme que tu préoccupes
Et mon corps qui crie merci

Ne cherche pas à vouloir
Arrêter le temps
J’aime la beauté dont il te pare
Et dont je suis l’amant
Ne cherche pas à vouloir
Arrêter le temps

J’aime la beauté dont il te pare
Mmmh

Si ton corps galbe cette jupe
C’est mon regard que tu ravis
Mon âme que tu préoccupes
Et mon corps qui crie merci

Ne cherche pas à vouloir
Arrêter le temps
J’aime la beauté dont il te pare
Et dont je suis l’amant
Ne cherche pas à vouloir
Arrêter le temps
J’aime la beauté dont il te pare
Mmmh

Fiona Gelin

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J’aime regarder les filles qui marchent sur la plage
Sur leur peau le soleil caresse bien trop sage
Le vent qui les décoiffe au goût de sel sur mes lèvres

J’aime regarder les filles qui marchent sur la plage
Les hanches qui balancent et les sourires fugaces
Je regarde les vagues qui jouent avec leur corps

J’aime regarder les filles qui marchent sur la plage
Leurs poitrines gonflées par le désir de vivre
Leurs yeux qui se détournent quand tu les regardes

J’aime regarder les filles qui marchent sur la plage
Le soleil sur leur peau qui joue à cache-cache
Et des ambres solaires le parfum volage

J’aime regarder les filles qui marchent sur la plage
Quand elles se déshabillent et font semblant d’être sages
Leurs yeux qui se demandent mais quel est ce garçon

J’aime regarder les filles qui marchent sur la plage
Leur ventre qui se colle sur le sable chaud
Le vent qui les décoiffe et les sourires fugaces

J’aime regarder les filles qui marchent sur la plage

Patrick Coutin 

Félix Leclerc (1914-1988) : Prière bohémienne

À tous les Bohémiens, les Bohémiens de ma rue
Qui sont pas musiciens, ni comédiens, ni clowns
Ni danseurs ni chanteurs ni voyageurs ni rien
Qui vont chaque matin, bravement, proprement,
Dans leur petit manteau
Sous leur petit chapeau,
Gagner en employés le pain quotidien;
Qui sourient aux voisins
Sans en avoir envie,
Qui ont pris le parti d’espérer
Sans jamais voir de l’or dans l’aube ou dans leur poche,
Ces braves Bohémiens, sans roulotte ni chien,
Silencieux fonctionnaires aux yeux fatigués.

J’apporte les hommages émus,
Les espoirs des villes inconnues,
L’entrée au paradis perdu
Par des continents jamais vus;
Ce sont eux qui sont les plus forts
Qui emportent tout dans la mort.

Devant ces Bohémiens, ces Bohémiens de ma rue
Qui n’ont plus que la nuit pour partir
Sur les navires bleus de leur jeunesse enfuie.
Glorieux oubliés
Talents abandonnés
Comme des sacs tombés au bord des grands chemins.

Qui se lèvent le main
Cruellement heureux d’avoir à traverser
Des journées
Ensoleillées, usées,
Où rien n’arrivera que d’autres embarras,
Que d’autres déceptions,
Tout au long des saisons,
J’ai le chapeau bas à la main
Devant mes frères Bohémiens.

Catherine Ringer : Les Bohémiens

Si quelqu’un s’inquiète de notre absence,
Dites-lui qu’on a été jeté
Du ciel et de la lumière,
Nous les seigneurs de ce vaste univers

Ils ont laissé leurs chaussures
Au bas des murs
baxtalo les autres
Les bohémiens, les bohémiens,
Nous les seigneurs de l’univers

Si quelqu’un s’inquiète de notre absence,
Dites-lui qu’on a été jeté
Du ciel et de la lumière,
Nous les seigneurs du vaste univers

Hier, demain, n’existe pas
deja la deja la
Ni les anges, ni Dieu, n’existent plus

Si quelqu’un s’inquiète de notre absence,
Dites-lui qu’on a été jeté
Du ciel et de la lumière,
Nous les seigneurs du vaste univers

A force de xxxx
Ils sont partis pieds nus là-bas,
Là où les anges, les dieux n’existent plus

Si quelqu’un s’inquiète de notre absence,
Dites-lui qu’on a été jeté
Du ciel et de la lumière,
Nous les seigneurs de ce vaste univers

Gérard Manset : Que deviens-tu ? – 1984

  • Millions de vies cachées dans des maisons de tôle,
    Fourmi portant le monde sur tes épaules
    Qui plie mais ne rompt pas comme le saule,
    Fourmi portant le monde sur tes épaules.

  • Maisons châteaux,
    Murs de sable, murs de vent,
    Souffle de l’avenir nous soulevant
    Comme une feuille d’arbre pourrissant,
    Jaune et dorée sous le soleil couchant
    Comme un chien qui s’est tût
    Et toi que deviens-tu ?
    Je te demande :
    Et toi que deviens-tu ?

    Maisons châteaux,

    Murs de sable, murs de vent,
    Cristal taillé plus pur que le diamant
    Qui devient sous nos doigts
    Sable tout simplement,
    Sable dans nos paupières
    Nous endormant,
    Comme un film s’arrête.
    Et toi que deviens-tu ?
    Je te demande :
    Et toi que deviens-tu ?

Voici le mois de mai

Voici le mois de mai263 muguet1.jpg
Où les fleurs volent au vent.
Voici le mois de mai
Où les fleurs volent au vent.
Si jolie mignonne,
Où les fleurs volent au vent
Si mignonnement.

Le gentil fils du roi
S’en va les ramassant
Le gentil fils du roi
S’en va les ramassant
Si jolie mignonne,
S’en va les ramassant
Si mignonnement.

Il en ramasse tant
Qu’il en remplit ses gants.

A sa mie les porta
Les donna en présent.

Prenez, prenez ma mie
Je vous donne ces gants.

Portez-les donc, ma mie
Trois ou quatre fois l’an.

À Pâques, à la Toussaint,
À Noël, à Saint-Jean.

Jean Ferrat (1930/13-03-2010) : Ma France

 

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De plaines en forêts de vallons en collines
Du printemps qui va naître à tes mortes saisons
De ce que j’ai vécu à ce que j’imagine
Je n’en finirai pas d’écrire ta chanson
Ma France

Au grand soleil d’été qui courbe la Provence
Des genêts de Bretagne aux bruyères d’Ardèche
Quelque chose dans l’air a cette transparence
Et ce goût du bonheur qui rend ma lèvre sèche
Ma France

Cet air de liberté au-delà des frontières
Aux peuples étrangers qui donnaient le vertige
Et dont vous usurpez aujourd’hui le prestige
Elle répond toujours du nom de Robespierre
Ma France

Celle du vieil Hugo tonnant de son exil
Des enfants de cinq ans travaillant dans les mines
Celle qui construisit de ses mains vos usines
Celle dont monsieur Thiers a dit qu’on la fusille
Ma France

Picasso tient le monde au bout de sa palette
Des lèvres d’Éluard s’envolent des colombes
Ils n’en finissent pas tes artistes prophètes
De dire qu’il est temps que le malheur succombe
Ma France

Leurs voix se multiplient à n’en plus faire qu’une
Celle qui paie toujours vos crimes vos erreurs
En remplissant l’histoire et ses fosses communes
Que je chante à jamais celle des travailleurs
Ma France

Celle qui ne possède en or que ses nuits blanches
Pour la lutte obstiné de ce temps quotidien
Du journal que l’on vend le matin d’un dimanche
A l’affiche qu’on colle au mur du lendemain
Ma France

Qu’elle monte des mines descende des collines
Celle qui chante en moi la belle la rebelle
Elle tient l’avenir, serré dans ses mains fines
Celle de trente-six à soixante-huit chandelles
Ma France

Billy Ze Kick et Billy Billy : La revanche du glandeur

1 - Ne rien faire est un art que chaque jour je développe
De petits sommes en petites siestes j’atteins mollement la sagesse
De business en business toi tu vas nous faire un ulcère
Tout petit déjà lorsque j’étais à l’école
Blotti bien au chaud contre le radiateur
Je te voyais assis au premier rang
Tremblant, grelottant et grattant
Parfois un petit coup d’œil par dessus ton épaule
Histoire de ne pas me reprendre une taule
Déjà nos destinées étaient toutes tracées

Refrain :
Si le ciel est gris je reste au lit
Si le ciel est bleu je reste au pieu …
I am the master glandeur he is the master glandeur

2 - Quand plus tard ton premier job tu commençais
Pour la première fois aux Assedics je pointais
Et sur les routes en stop je m’en allais
D’heures sup en heures sup tu gagnais du galon
D’allocs en allocs le tourisme a fait de moi un champion
A toi les coups de bourre, à moi les coups d’soleil
Pour ce qui est de bosser tu n’as pas ton pareil
Le travail te vas si bien
La glande est excellente pour mon teint

Refrain :
… ici terminal bouineuse…ok rogeuse c’est une bouineuse

3 - Soyons zen ayons une vision cosmique
J’atténue tes émanations stressiques
Est-ce que je me plains lorsque très tôt le matin
Pour te préparer tu te fais couler un bain
Je suis tellement traumatisé
Que pour me rendormir j’ai besoin d’un autre joint
Et je pense à toi et je pense à toi (bis)
A toi bloqué dans les embouteillages
Stressé jusqu’à la moelle hurlant sur le péage

Refrain :
… je suis un over-bouineur… oui c’est un never taffeur

4 - A l’hôpital un jour on s’est croisés
Moi tout bronzé, toi ravagé
Pour soigner ton cœur tu étais venu
Pour vacciner mes pieds je m’étais déplacer
Nous nous sommes regardés
Nous nous sommes reconnus
Tu as pleuré, j’ai compati
Tout était dit … je n’ai pas insister (ter)

Nino Ferrer (1934-1998) : La rua Madureira – 1966

Non je n’oublierai jamais la baie de rio
La couleur du ciel le nom du corcovado
La rua Maduereira la rue que tu habitais
Je n’oublierai pas pourtant je n’y suis jamais allé

Non je n’oublierai jamais ce jour de juillet
Où je t’ai connue et nous avons dû nous séparer
Pour si peu de temps et nous avons marché sous la pluie
Je parlais d’amour et toi tu parlais de ton pays

Non je n’oublierai pas la douceur de ton corps
Dans le taxi qui nous conduisait à l’aéroport
Tu t’es retournée pour me sourire avant de monter
dans une caravelle qui n’est jamais arrivé

Non je n’oublierai jamais le jour où je l’ai
Ton nom mal écrit parmi tant d’autres noms inconnus
Sur la première page d’un journal brésilien
J’essayais de lire et je n’y comprenais rien

Non je n’oublierai pas la douceur de ton corps
Dans le taxi qui nous conduisait à l’aéroport
Tu t’es retournée pour me sourire avant de monter
dans une caravelle qui n’est jamais arrivé

Non je n’oublierai jamais la baie de rio
La couleur du ciel le nom du corcovado
la Rua Maduereira la rue que tu habitais
Je n’oublierai pas pourtant je n’y suis jamais allée.

18 avril, ensoleillé

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Humeur :
Je suis pour le communisme
Je suis pour le socialisme
Et pour le capitalisme
Parce que je suis opportuniste

Il y en a qui conteste
Qui revendique et qui proteste
Moi je ne fais qu’un seul geste
Je retourne ma veste, je retourne ma veste
Toujours du bon côté

C’est à cette chanson de Dutronc que me font penser certains ministres fraîchement nommés.

Entendu : J. est allée hier avec son copain voir une compétition de moto-cross. Il pleuvait. Et elle m’a dit :  » Je suis revenue toute gaugée  » en me montrant son genoux pour me faire voir à quelle hauteur était mouillé son pantalon.
Elle m’a dit aussi :  » La semaine prochaine je ne suis pas là. Tu iras remonter le moral à Db. Tu l’as laisseras pas seule. Elle s’inquiète déjà la pauvre. »

Vu : Dans la pelouse devant la maison vient une bergeronnette. Elle circule sur l’herbe fraîchement coupée en faisant des petits sauts pour attraper des moustiques.

Blog : Deux messages ce soir en ouvrant le blog ! Mais des vrais ! C’est-à-dire qui s’adressent vraiment à moi et pas laissés pour faire bien. Bambou et Cathy. Je vous embrasse… les mains à toutes les deux. Merci ! Mais… parce qu’il y a deux mais !

Bambou : J’ai lu ton article hier ! Mais… comme le deuxième commentaire était de Fab il m’était impossible de surenchérir sur lui, sans m’immiscer dans votre intimité !

Cathy : Hier j’ai lu deux fois ta pièce de théâtre. A ce sujet après réflexion : as-tu vécu dans ces conditions-là ? Ne serait-elle pas trop « philosophique  » ? que font tes acteurs sur la scène pendant que ALice et Eric parlent ?

Mes commentaires : chez Cathy : Petite question comme ça en passant : on est avec sa solitude ou dans sa solitude ? Moi je suis pour la deuxième formule ! Et toi Cathy ?

chez Manou : La solitude, c’est aussi de savoir, que vous ne pourrez plus jamais, attraper au vol le petit oiseau chaud et doux, qu’étais dans la votre, la main de celle qui vous aimait…

il suffirait de presque rien

Serge Reggiani57-46 flandrin02.jpg

Paroles : Gérard Bourgeois

musique : Jean-Max Rivière

Il suffirait de presque rien
Peut-être dix années de moins
Pour que je te dise “je t’aime”
Que je te prenne par la main
Pour t’emmener à Saint-Germain
T’offrir un autre café-crème

Mais pourquoi faire du cinéma,
Fillette, allons, regarde-moi
Et vois les rides qui nous séparent
À quoi bon jouer la comédie
Du vieil amant qui rajeunit
Toi-même ferais semblant d’y croire

Vraiment, de quoi aurions-nous l’air
J’entends déjà les commentaires:
“Elle est jolie, comment peut-il encore lui plaire,
Elle au printemps, lui en hiver?”

Il suffirait de presque rien
Pourtant personne, tu le sais bien,
Ne repasse par sa jeunesse
Ne sois pas stupide et comprends
Si j’avais comme toi vingt ans
Je te couvrirais de promesses

Allons… bon, voilà ton sourire
Qui tourne à l’eau et qui chavire
Je ne veux pas que tu sois triste
Imagine ta vie demain
Tout à côté d’un clown en train
De faire son dernier tour de piste

Vraiment, de quoi aurais-tu l’air
J’entends déjà les commentaires:
“Elle est jolie, comment peut-il encore lui plaire,
Elle au printemps, lui en hiver?”

C’est un autre que moi demain
Qui t’emmènera à Saint-Germain
Prendre le premier café-crème
Il suffisait de presque rien
Peut-être dix années de moins
Pour que je te dise “je t’aime”

Comme cette chanson traduit bien mon état d’esprit depuis déjà quelque temps !

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