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Condorcet

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Manuscrits

58167robespierre.jpgLes descendants de Pierre François Joseph Le Bas (1762-1794), ami de Robespierre, étaient en possession de manuscrit inédits de l’Incorruptible. Il s’agit notamment de 113 pages de brouillons, rédigées entre janvier 1792 et juillet 1794. Ce sont les manuscrits de premier jet, du « Discours des Jacobins sur la guerre« , le 25 janvier 1792, à celui qu’il prononce la veille de sa mort, le Discours du 8 thermidor, le 26 juillet 1794. L’ensemble réunit les fragments de cinq discours et quatre articles, ainsi que des notes éparses et une lettre à un correspondant inconnu sur le fond de sa philosophie : le rapport difficile entre bonheur et liberté. Ces documents resteront en France, l’état ayant fait jouer son droit de préemption, lors de la vente d’aujourd’hui. 

Des anglais dans la Résistance

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Quatrième de couverture : Ce livre a longtemps été interdit de diffusion en langue française. Pourquoi ? Parce qu’il écorne l’image complaisamment entretenue selon laquelle la Résistance aurait été une affaire purement franco-française. Créé en 1940 par Churchill, le SOE, Spécial Operations Executive, a un rôle déterminant sur le territoire français : il livre les armes et forme les principaux agents de la France Libre. Pourtant, à mesure que le SOE prend de l’importance, des frictions apparaissent entre Churchill et de Gaulle. S’appuyant sur les archives les plus secrètes, cet ouvrage dévoile toute l’ampleur, méconnue, de l’action britannique en France. « Un des maîtres-livres de l’histoire clandestine de la Seconde Guerre mondiale. » La Tribune

Protégé : L’Ordre

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Louxor

58147amenhotep.jpgAu sud de Louxor, vient d’être mise à jour une statue, haute de 13 mètres, d’Amenhotep III, dans son temple funéraire.

A l’origine l’entrée Nord de ce temple, sur la rive Ouest du Nil, devait être garnie de deux statue. Cette zone faisant l’objet de fouilles intenses, les archéologues s’attendent à trouver la deuxième.

Celle-ci est composée de sept blocs de quartzite, mais n’a pas encore sa tête. Découverte en 1928, elle avait été recouverte.

Deux autres statues ont été mises à jour : une du dieu Thot et une autre de la déesse Sekhmet.

Mona Lisa

Lu : Il y a quelques années était retrouvé l’acte de décès de la Florentine Lisa Gherardini, plus connue sous le nom de Mona Lisa. Peinte par Léonard de Vinci, entre 1503 et 1506, la « Joconde« , née en 1479, est décédée en 1542 à 63 ans. Elle aurait été inhumée, au couvent Sainte-Ursule, de Florence.

L’historien Silvano Vincenti s’apprête à exhumer son corps : près de 1000 mètres carrés seront sondés au géoradar afin de repérer la dépouille de la dame. Une fois retrouvé, le squelette sera soumis à une série de tests. Ceux-ci permettront, entre autres, d’analyser la morphologie de son crâne pour réaliser une reconstitution faciale.

Crâne…

Lu : Dimanche dernier, un promeneur a découvert un crâne humain sur les berges du Frémur. Il pourrait s’agir des restes du Dr Godard… Mais rien n’est moins sûr, car il n’est pas rare de découvrir des ossements humains sur les côtes bretonnes. Ainsi, en 2008, quatre squelettes de jeunes gens ont été mis au jour par la tempête dans des îles du Nord-Finistère. Autrefois, lors des épidémies de choléra, les victimes étaient souvent enterrées au plus vite, pour éviter le risque de contagion.

Teotihuacan

Fouilles dans un tunnel, découvert en 2003, sous la pyramide du Serpent à plumes. L’espoir des archéologue et de trouver au bout de 120 mètres, trois salles contenant les dépouilles de souverains.

MaxiSciences ; Unesco 

Fabrice Nicolino

58114nicolino.jpgQuatrième de couverture : Ce livre va faire mal, parce qu’il décrit ce qu’est devenu le mouvement écologiste officiel, celui des salons dorés, des petits-fours, des photos de groupe devant les palais officiels. Ce livre va faire mal, parce qu’il révèle pour la première fois l’histoire, les histoires, les coulisses. On peut donc le lire comme un roman vrai, un polar implacable, rempli de personnages aussi étonnants qu’Anton Rupert, l’un des véritables fondateurs du WWF International.

Mais l’acte d’accusation vise bien au-delà la « bande des quatre » qui s’est autoproclamée représentante de la société française. Et qui a décidé de se soumettre aux ruses et risettes de l’État français, Nicolas Sarkozy, Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciusko-Morizet en tête. Certes, il existe de nombreuses différences entre le WWF, Greenpace, la Fondation Nicolas Hulot et France Nature Environnement (FNE). Ce document rend à chacun ce qui lui appartient.

Mais au total, le bilan est désastreux. Alors que les mêmes clament que la planète est en perdition – et elle l’est -, ils préfèrent compromis et compromissions, tapes dans le dos et décorations. Dernière dérobade : l’affaire des gaz de schistes, qui exigerait pourtant une mobilisation immédiate. « Qui a tué l’écologie ? » ne se contente pas de poser une question, mais y répond. Le livre a été écrit par un écologiste engagé depuis des décennies dans le combat pour la vie sur terre. Il appelle à un sursaut historique, seul capable de nous aider à faire face à la crise écologique qui arrive. Qui est déjà là. C’est donc un cri d’espoir. Et un appel majeur.

Face à la persécution

58113juifsdelens.jpg4e de couverture :  » L’histoire de la Shoah en France envisagée dans une nouvelle perspective.

S’appuyant sur un formidable travail d’archives et décrivant l’éventail des parcours des victimes, entre la vie et la mort, voici l’histoire des 991 Juifs de Lens entre 1940 et 1945, au jour le jour, famille par famille. Chaque temps de la discrimination antisémite en France est scruté du côté des persécutés : l’identification, l’aryanisation, l’arrestation, la déportation.

Au total, que fallait-il faire ? Se déclarer comme juif ou se taire ? Fuir ou se cacher ?

Nicolas Mariot est chercheur au CNRS. Il a notamment publié Bains de foule. Les voyages présidentiels en province, 1888-2002 et, avec A. Loez, Obéir/désobéir. Les mutineries de 1917 en perspective.

Claire Zalc est chercheuse au CNRS. Elle a codirigé 1931, les étrangers au temps de l’exposition coloniale (2008), le catalogue de l’exposition du même nom dont elle était commissaire et qui s’est tenue à la Cité nationale de l’histoire de l’immigration, et a publié Melting Shops. Une histoire des commerçants étrangers en France.  »

Enquêter de quel droit ?

58111croquant.jpg4e de couverture :  » Face aux normes éthiques et aux règles juridiques qui régissent la vie privée ou la propriété intellectuelle, les sociologues, et plus largement tous les chercheurs en sciences sociales, se voient de plus en plus souvent opposés les droits des personnes enquêtées ou d’autres principes supérieurs, jusqu’à voir parfois la réalisation de leur enquête ou sa publication menacées.

Cet ouvrage a pour objet ces tensions entre droit à l’enquête et droits des enquêtés, ce croisement conflictuel entre la légitimité scientifique et différents registres possibles de mise en suspens du droit à l’enquête. Il a pour ambition de créer un espace de confrontation et d’échanges sur des expériences d’enquêtes passées qui ont pu être limitées voire interrompues par la volonté des enquêtés ou des autorités. Il est aussi l’occasion de faire le point sur les droits que peuvent faire valoir les chercheurs en sciences sociales mais aussi sur leurs devoirs face à une judiciarisation croissante des rapports sociaux qui pourraient menacer à terme leur autonomie.

Verra-t-on bientôt en France, comme cela peut être déjà le cas dans certaines universités américaines, des chercheurs faire signer à leurs enquêtés des questionnaires attestant du caractère « non violent » des questions posées ? A l’inverse, le bricolage et les arrangements sur mesure dont s’accommodent généralement les chercheurs peuvent-ils garantir le fonctionnement pérenne d’une recherche en sciences sociales sur le long terme ? « 
Croquant

Lillebonne

Lillebonne (Seine-Maritime) : Découverte, d’une nécropole romaine. Elle pourrait contenir plusieurs milliers de sépultures. Cela confirme l’importance, sous l’Antiquité, de la cité portuaire appelée alors Juliobona, qui commerçait déjà avec la future Angleterre.

Les archéologues ont mis au jour une centaine de tombes, de sarcophages, de coffrages ou encore d’urnes funéraires, après deux semaines de fouilles.

Taizhou

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Dans la ville Taizhou (province du Jiangsu) en Chine, au cours d’élargissement d’une rue, a été découverte la momie, d’une femme extrêmement bien conservée.

Elle mesure 1,5 m. Elle était immergée dans un liquide brun et dans un cercueil contenant aussi, des os, des céramiques, des écrits et des reliques. Son costume, très bien conservé, est un habit traditionnel de la dynastie Ming (1368-1664).

Cette momie est la cinquième a être retrouvée dans un état comparable.

Plus… 

Seins et café

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Boire du café ferait perdre ses seins, selon une étude suédoise de l’université de Lund, publiée au British Journal of Cancer. Trois tasses par jour suffisent. Helena Jernström, la chercheuse responsable de l’étude, est formelle : «Boire du café peut avoir un effet majeur sur la taille de la poitrine.» Elle précise cependant que l’inconvénient ne concerne que les femmes porteuses d’un gène particulier, ce qui est le cas de la moitié de ses compatriotes. La bonne nouvelle, pour les femmes concernées, c’est que ce gène protège aussi du cancer du sein. J.M.

Véto

Le 4 août 1761, Louis XV signait à Versailles, l’acte autorisant la construction à Lyon de la première école vétérinaire du monde.
Le roi espérait que les vétérinaires pourraient lutter contre une épidémie qui « désole les campagnes ». De 1712 à 1714, la peste bovine avait tué 90% du cheptel européen, relève Christophe Degueurce, professeur à l’Ecole vétérinaire de Maisons-Alfort, la deuxième créée en France, quatre ans après celle de Lyon.
Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, 14 écoles vétérinaires voient le jour en Europe.

Manchots !

Une étude publiée dans la revue Nature et pilotée par Yvon Le Maho, chercheur CNRS à l’Institut pluridisciplinaire Hubert Curien, met en lumière des objections éthiques à l’utilisation du bagage pour les manchots royaux (Aptenodytes patagonicus) et discrédite également, partiellement, la valeur prédictive des données provenant des oiseaux bagués. Une étude démontre que, sur dix ans, des manchots bagués à l’aileron ont un taux de survie de 16 % inférieur à leurs congénères non bagués, et que cette bague réduit de 39% leur succès reproducteur.

Vieux marins !

 » Une équipe d’archéologue a mis à jour plus de 2000 objets de pierre de la Préhistoire dont 30 bifaces… sur neuf sites différents près des villages de Plakias et Preveli sur la côte sud-ouest de la Crête, il y a deux ans.

Les outils étaient enchâssés dans des dépôts géologiques qui ont été fortement remaniés depuis plusieurs dizaines de milliers d’années : grottes, terrasses surplombant la mer et abri sous roche. La région ayant subi une forte activité tectonique, les couches sédimentaires les plus anciennes sont parfois au-dessus de couches plus récentes.

Les premières estimations en terme de datation indiquent des âges compris entre – 45 000 pour les plus récents et – 130000 ans pour les plus anciens.

Plus étonnant encore, ces outils ressemblent aux outils utilisés au Paléolithique en Afrique. Ils sont même très proches de ceux fabriqués par Homo erectus il y a 800 000 ans.

Jusqu’à présent la présence d’une humanité sur l’île était attestée et datée de – 9 000 ans seulement. La Crête étant effectivement isolée du continent depuis 5 millions d’années, les chercheurs ne pensaient pas trouver des outils plus anciens que ceux du Néolithique.

On imaginait donc que la colonisation de la Crête ne pouvait être que le fait des Homo sapiens récents ayant maîtrisé les techniques de la navigation en mer : l’île se trouve en effet à plus de 150 kilomètres des côtes les plus proches.

Cette découverte laisse donc penser que 130000 ans en arrière une espèce d’hominidé s’est installée sur l’île. Pour arriver sur l’île les colonisateurs ont dû naviguer pendant plusieurs jours en utilisant des radeaux ou un autre type d’embarcation. Pour le professeur Curtis Runnels « …cette découverte repousse de plus de 100 000 ans l’histoire de la navigation en Méditerranée et a des implications sur la dispersion des pré-humains.. » En plus…

Kéops : du nouveau

Selon Jean-Pierre Houdin, architecte français, figureraient, au sein de la pyramide de Kheops, deux antichambres contenant le mobilier funéraire, tout près de la Chambre du pharaon.

Il pense avoir retrouvé « le véritable itinéraire » emprunté par la procession funéraire lorsque la momie du pharaon a été placée au cœur de la pyramide voici 4.500 ans. Il en est arrivé à ces conclusions, grâce à des technologies de simulation numérique en 3D et à des indices recueillis sur place, notamment par l’égyptologue américain Bob Brier.

Haute de 146 mètres, la pyramide de Kheops, se dresse à Guizeh, près du Caire.

Elle aurait donc ainsi des appartements funéraires semblables à ceux de la pyramide rouge du pharaon Snefrou, père de Kheops.

L’examen des blocs du mur nord de la Chambre du roi laisse aussi imaginer la possibilité d’un passage jusque là ignoré, conduisant aux antichambres et ayant permis à tous les membres de la procession funéraire de sortir.

L’issue jusque là envisagée supposait que la chambre du roi ait été fermée de l’intérieur, compte tenu de la forme du bloc de pierre.

Aurait-on emmuré vivants une dizaine d’ouvriers avec le pharaon ? C’est impensable, selon l’architecte, qui retrace dans la simulation en 3D les itinéraires probables de sortie des prêtres et des ouvriers, estimant avoir percé un nouveau mystère de la grande pyramide de Khéops, après celui concernant sa construction.

En 2007, en s’aidant déjà de modélisations en trois dimensions, l’architecte avait présenté une théorie originale : cette haute pyramide aurait été construite en partie de l’intérieur.

La construction se serait déroulée en plusieurs phases : d’abord par une rampe extérieure pour les premiers 43 mètres, puis grâce à une rampe interne en spirale pour le haut de l’édifice, le hissage des poutres étant facilité par un système de contrepoids.

Des données de microgravimétrie, permettant d’estimer la densité des différentes zones de la pyramide, feraient apparaître des lignes de plus faible densité en matériaux, précisément là où la rampe intérieure pourrait se trouver, selon M. Houdin, qui fait état d’autres indices (encoches, zones creusées sur la façade, chevrons) à l’appui de ses thèses.

L’équipe de Xavier Maldague (Université de Laval, Québec) doit effectuer une étude en thermographie infrarouge de la pyramide de Kheops, en mesurant sur une longue durée, grâce à des caméras thermiques automatiques installées à 500 mètres de l’édifice, de petits écarts de température qui pourraient dévoiler la structure interne de la pyramide.

M. Houdin présentera ses thèses lors de conférences interactives ouvertes au public les 10 février et 8 mars à la Géode.

Destouches

 » Destouches a écrit de répugnants pamphlets antisémites : Bagatelles pour un massacre (1937) L’École des cadavres (1938) Les beaux draps (1941)…

  1. Je me sens très ami d’Hitler, très ami de tous les Allemands, je trouve que ce sont des frères, qu’ils ont bien raison d’être racistes. Ça me ferait énormément de peine si jamais ils étaient battus. Je trouve que nos vrais ennemis c’est les Juifs et les francs-maçons. Que la guerre c’est la guerre des Juifs et des francs-maçons, que c’est pas du tout la nôtre. Que c’est un crime qu’on nous oblige à porter les armes contre des personnes de notre race, qui nous demandent rien, que c’est juste pour faire plaisir aux détrousseurs du ghetto. Que c’est la dégringolade au dernier cran de la dégueulasserie.

  1. Je veux les [les Juifs] égorger… [...] Lorsque Hitler a décidé de “purifier” Moabit à Berlin (leur quartier de la Villette), il fit surgir à l’improviste dans les réunions habituelles, dans les bistrots, des équipes de mitrailleuses et par salves, indistinctement, tuer tous les occupants ! [...] Voilà la bonne méthode. » (Lettres à Marie Canavaggia, Du Lérôt éd., 1995).

A la libération il se réfugie en Allemagne à Sigmaringen avec les derniers collabo puis au Danemark ou il est emprisonné. De retour en France il est condamné pour collaboration, à une année d’emprisonnement à 50 000 francs d’amende, à la confiscation de la moitié de ses biens et à l’indignité nationale. Son éditeur belge, Robert Denoël, a été assassiné en décembre 1945 dans des circonstances mystérieuses…  »

Je me demande souvent ce qu’il serait advenu de Marcel Proust, durant l’occupation, s’il n’était pas mort prématurément. Un écrivain ce n’est pas un style, c’est un tout ! Autant compte les idées que l’écriture !

Mammouth !

Faire revivre le mammouth laineux, disparu depuis des milliers d’années, est l’objectif que se fixent des scientifiques de l’université de Kyoto au Japon, dirigés par Akira Iritani. Ils vont utiliser les tissus d’un cadavre de mammouth retrouvé congelé et conservé dans un laboratoire sibérien. Les chercheurs comptent prélever des noyaux de cellules du mammouth mort pour les introduire dans des cellules d’éléphant préalablement énucléées. Une fois en possession de cellules contenant un ADN de mammouth, ils tenteront de les transformer en embryons, qu’ils implanteront dans une femelle éléphant. Les scientifiques se basent sur la technique d’un autre chercheur japonais, Teruhiko Wakayama, du Centre Riken de biologie du développement à Yokohama, qui avait réussi à créer des clones de souris mortes et congelées depuis 16 ans. Travaillant avec un spécialiste russe des mammouth et deux experts américains des éléphants, l’équipe d’Akita Iritani espère toucher à son but d’ici 5 ans. Génèt(h)ique

Echange

Durant la deuxième guerre Anglo-néerlandaise, qui oppose l’Angleterre aux Provinces-Unies, les Nouveaux-Pays-Bas sont conquis par les Anglais. Le directeur général Peter Stuyvesant livre la Nouvelle-Amsterdam le 8 septembre 1664. La colonie est rebaptisée New York, en l’honneur du duc d’York, frère du roi Charles II.
En 1667 les Néerlandais renoncent à leurs revendications sur cette portion du territoire américain, lors du Traité de Breda, et obtiennent en retour la souveraineté sur le Surinam. Cependant, lors d’une autre guerre opposant les Anglais aux Néerlandais, ces derniers reprennent brièvement la colonie en 1673 (rebaptisé Nouvelle-Orange), avant que les Anglais ne la récupèrent avec le traité de Westminster, le 19 février 1674.

Jean Anthelme Brillat-Savarin (1755-1826) : De la fondue

La fondue est originaire de la Suisse. Ce n’est autre chose que des œufs brouillés au fromage, dans certaines proportions que le temps et l’expérience ont révélées. J’en donnerai la recette officielle.
C’est un mets sain, savoureux, appétissant, de prompte confection, et partant toujours prêt à faire face à l’arrivée de quelques convives inattendus. Au reste, je n’en fais mention ici que pour ma satisfaction particulière, et parce que ce mot rappelle un fait dont les vieillards du district de Belley ont gardé le souvenir.
Vers la fin du 17e siècle, un M. de Madot fut nommé à l’évêché de Belley, et y arrivait pour en prendre possession.
Ceux qui étaient chargés de le recevoir et de lui faire les honneurs de son propre palais, avaient préparé un festin digne de l’occasion, et avaient fait usage de toutes les ressources de la cuisine d’alors pour fêter l’arrivée de monseigneur.
Parmi les entremets brillait une ample fondue dont le prélat se servit copieusement. Mais, o surprise! se méprenant à l’extérieur et la croyant une crème, il la mangea à la cuiller, au lieu de se servir de la fourchette, de temps immémorial destinée à cet usage.
Tous les convives, étonnés de cette étrangeté, se regardèrent du coin de l’œil, et avec un sourire imperceptible. Cependant le respect arrêta toutes les langues, car tout ce qu’un évêque venant de Paris fait à table, et surtout le premier jour de son arrivée, ne peut manquer d’être bien fait
Mais la chose s’ébruita, et, dès le lendemain, on ne se rencontrait point sans se demander : « Eh ! bien, savez-vous comment notre nouvel « évêque a mangé hier au soir sa fondue? — « Eh ! oui, je le sais ; il l’a mangée avec une cuiller. Je le tiens d’un témoin oculaire, etc. » La ville transmit le fait à la campagne; et après trois mois, il était public dans tout le diocèse.
Ce qu’il y a de remarquable, c’est que cet incident faillit ébranler la foi de nos pères. Il y eut des novateurs qui prirent le parti de la cuiller, mais ils furent bientôt oubliés : la fourchette triompha; et après plus d’un siècle, un de mes grands-oncles s’en égayait encore, et me contait, en riant d’un rire immense, comme quoi M. de Madot avait une fois mangé de la fondue avec une cuiller.
 Recette de la fondue : Telle qu’elle a été extraite des papiers de M. Trollet, bailli de Mondou, au canton de Berne.
Pesez le nombre d’œufs que vous voudrez employer, d’après le nombre présumé de vos convives.
Vous prendrez ensuite un morceau de bon fromage de Gruyère pesant le tiers, et un morceau de beurre pesant le sixième de ce poids.
Vous casserez et battrez bien les œufs dans une casserole ; après quoi, vous y mettrez le beurre et le fromage râpé ou émincé.
Posez la casserole sur un fourneau bien allumé, et tournez avec une spatule, jusqu’à ce que le mélange soit convenablement épaissi et mollet; mettez-y peu ou point de sel, suivant que le fromage sera plus ou moins vieux, et une forte portion de poivre, qui est un des caractères positifs de ce mets antique; servez sur un plat légèrement échauffé; faites apporter le meilleur vin, qu’on boira rondement : et on verra merveilles. La Physiologie du goût, p. 383

Olympe de Gouges (1743-3/11/1793) : Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne

Toute femme naît et demeure libre et égale à l’homme en droits ; les distinctions sexuelles ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.

Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de la femme et de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la société et surtout la résistance à l’oppression.

Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nature qui n’est que la réunion de la femme et de l’homme. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.

La liberté et la justice consistent à rendre tout ce qui appartient à autrui. Ainsi l’exercice du droit naturel de la femme n’a de bornes que la tyrannie perpétuelle que l’homme lui oppose. Ces bornes doivent être réformées par les lois de la nature et de la raison.

La loi doit être l’expression de la volonté générale. Toutes les citoyennes comme tous les citoyens doivent concourir personnellement ou par leurs représentants à sa formation.

Elle doit être la même pour tous. Toutes les citoyennes et tous les citoyens étant égaux à ses yeux doivent être également admis à toutes les dignités, places et emplois publics selon leurs capacités et sans aucune distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.

Nul ne peut être inquiété pour ses opinions ; la femme a le droit de monter à l’échafaud, elle doit avoir également celui de monter à la tribune, pourvu que ses réclamations ne troublent pas l’ordre établi par la loi.

La garantie des droits de la femme est pour l’utilité de tous et non pour l’avantage de celle à qui elle est accordée.

La femme concourt ainsi que l’homme à l’impôt public, elle a le droit ainsi que lui de demander compte à tout agent public de son administration.

Pour l’entretien de la force publique et pour les dépenses de l’administration, les contributions de l’homme et celles de la femme sont égales.

Elle a part à toutes les corvées, à toutes les tâches pénibles, elle doit donc de même avoir place à la distribution des places, des emplois, des charges et des dignités.

Noam Chomsky : Dix Stratégies de manipulation

1/ La stratégie de la distraction

Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutions

Cette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple : laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

3/ La stratégie de la dégradation

Pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

4/ La stratégie du différé

Une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge

La plupart des publicités destinées au grand public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proches du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-âge ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion

Faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise

Faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »

8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocrité

Encourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

9/ Remplacer la révolte par la culpabilité

Faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution…!

10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes

Au cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

Fascisme à la française

Selon l’avocat Serge Klarsfeld, Pétain a durci de sa propre main le document original établissant un statut des juifs en octobre 1940. Ce document inédit, récemment découvert et authentifié a été remis au Mémorial de la Shoah à Paris par un donateur anonyme. Il a ajouté le fondateur de  » l’Association des Fils et Filles des Déportés juifs de France ». » On ne savait pas jusque-là que Philippe Pétain avait annoté ce texte du 3 octobre 1940 et qu’il l’avait aggravé », dit-il.

Le projet de loi « portant statut des Juifs », les excluant d’un grand nombre de professions, est un texte de cinq pages dactylographiées comportant la mention « document confidentiel », annoté au crayon par Pétain. Ce projet de loi a été débattu lors du Conseil des ministres du 1er octobre 1940 puis adopté le 3 octobre.

Les annotations de Pétain, faites au crayon, « remanient profondément » la nature d’un texte déjà « extrêmement antisémite ». Selon l’avocat, il ne fait aucun doute que l’écriture est bien celle de Philippe Pétain. « L’écriture de Pétain est très personnelle », explique-t-il.

Pour Serge Klarsfeld, « maintenant, on a la preuve décisive que le statut des juifs relève de sa volonté personnelle. »

Le projet initial prévoyait d’épargner « les descendants de juifs nés français ou naturalisés avant 1860″, mais le maréchal a décidé de rayer cette mention. En conséquence, « ce sont désormais tous les juifs qui sont visés, qu’ils soient étrangers ou français ». De même, Philippe Pétain aurait décidé « d’élargir considérablement » le champ d’exclusion des juifs, la justice et l’enseignement leur étant désormais totalement fermés.

Selon Serge Klarsfeld, le mensonge des défenseurs de Pétain consistant à dire  » que le maréchal avait protégé les juifs français tombe avec la découverte de ce document « .

A la main le chef du régime de Vichy a complété la liste des tribunaux et juridictions d’où sont exclus les Juifs et ajoute aux mandats qui leur sont interdits les sièges dans « toute assemblée issue de l’élection ». Sous sa plume, les Juifs ne peuvent pas non plus exercer la fonction d’ »inspecteur des colonies ».

- Il élargit à « tous les membres du corps enseignant » l’interdiction pour les Juifs d’exercer, alors que les rédacteurs du statut avaient prévu cette interdiction pour les recteurs, inspecteurs, proviseurs et directeurs d’établissements primaires et secondaires.

- Le projet initial prévoyait une mesure d’exception: « être descendant de Juifs nés français ou naturalisés avant 1860″. Pétain raye cette phrase.

- Enfin, il conclut ces mesures anti-juives en demandant que « les motifs qui les justifient » soient publiés au Journal officiel.

Pétain rectifie également les numéros des paragraphes. L’article 3 devient le paragraphe 6 de l’article 2, les numéros des autres articles avançant ainsi d’un rang jusqu’au 9è. Pour Me Arno Klarsfeld, ce souci du détail démontre que le maréchal, alors âgé de 84 ans, « n’était pas gâteux », contrairement à ce que ses défenseurs ont parfois affirmé.

La cinquième feuille du projet indique le lieu de sa rédaction et la fonction de ses rédacteurs: « fait à Vichy, par le maréchal de France, chef de l’Etat, le vice-président du Conseil » et huit autres ministres. Il n’y a ni date, ni noms, ni signatures. Mais la version promulguée au Journal Officiel le 18 octobre 1940 comporte tous les ajouts de Pétain, y compris « les motifs » justifiant les mesures.

Njinga

57265njinga.jpgEntendu : « L’histoire de la reine Njinga (1582-1663), retombée de nos jours dans l’oubli, est un des épisodes les plus étonnants de l’histoire africaine. Cette femme, reine du royaume angolais de Matamba pendant 40 ans, résista à la tête de ses troupes durant trois décennies aux Portugais, avant de conclure la paix et de se convertir au catholicisme. Ce ne fut pas sans mal, car elle dut obtenir le pardon de ses crimes, qui étaient aussi nombreux que terrifiants. Publié en 1687, le récit de son confesseur, le missionnaire capucin Lire la suite Cavazzi, nous plonge  » au cœur des ténèbres « , en compagnie d’une femme fascinante, intelligente, cruelle, sexuellement dominatrice, qui tente d’abandonner peu à peu ses pratiques païennes pour se convertir, elle et son peuple, au catholicisme. Elle mourra à 81 ans, presque en odeur de sainteté, avant que le rejet de la greffe chrétienne et les guerres ne replongent le pays dans le chaos. Le témoignage de Cavazzi est exceptionnel, car l’homme est aussi attentif aux détails des pratiques de la vie quotidienne qu’à ceux des  » cultes diaboliques  » que les autres missionnaires répugnent même à évoquer. Par ses descriptions, et aussi par ses dessins – retrouvés récemment avec son manuscrit original -, Cavazzi livre non seulement un récit littéraire et historique d’une grande force, mais aussi un incomparable document ethnographique sur l’Afrique centrale au XVIIe siècle. « 

Anne Frank

Anne Frank dans A retenir 57-265-annefrankarbre--150x117Nous avons regardé tous les deux le bleu magnifique du ciel, le marronnier dénudé aux branches duquel scintillaient de petites gouttes, les mouettes et d’autres oiseaux, qui semblaient d’argent dans le soleil et tout cela nous émouvait et nous saisissait tous deux à tel point que nous ne pouvions plus parler. 23 février 1944 Le Livre de Poche n° 287 p. 225

Avril est en effet radieux, ni trop chaud ni trop froid, avec de temps à autre une petite giboulée. Notre marronnier est déjà passablement vert et on voit même poindre çà et là de petites grappes de fleurs. 18 avril 1944 Le Livre de Poche n° 287 p. 309

Notre marronnier est totalement en fleur ; de haut en bas, il est bourré de feuilles et beaucoup plus beau que l’an dernier. 13 mai 1944 Le Livre de Poche n° 287 p. 339

Ce marronnier d’Inde, vieux de 170 ans a été déraciné hier par une bourrasque de vent vers 13h 30 !

Star Carr

Des archéologues britanniques auraient découvert la plus ancienne maison du pays, datant de l’âge de pierre.

Des chercheurs des universités de Manchester et de York ont expliqué que les restes de cette structure circulaire de 3,5 mètres de diamètre, située à Star Carr, près de Scarborough, étaient vieux de 10.500 ans, alors que la Grande-Bretagne était toujours reliée au continent.

Près de la maison, ils ont découvert une large plateforme de bois s’étendant jusqu’à un lac, qu’ils ont décrite comme la plus ancienne ossature de bois jamais retrouvée. Des morceaux de silex et de corne utilisés pour fabriquer des flèches ont également été trouvés. Le lieu a été habité juste après le dernier âge de glace, pendant une période de 200 à 500 ans, selon les archéologues.

« Pour les archéologues, le site est aussi important que Stonehenge, » a déclaré à la BBC Nicky Milner, de l’université d’York.

« Les sites de cette période sont tellement rares qu’il est vraiment incroyable de retrouver des os, de la corne ou du bois », a-t-elle ajouté.

La maison est antérieure de 500 ans à un habitat retrouvé à Howick, dans le nord de l’Angleterre, jusqu’ici considéré comme le plus vieux de Grande-Bretagne.

Marie Rose Gineste (1911-28/10/2010)

57304gineste.jpgMes biens chers frères,
Des scènes douloureuses et parfois horribles se déroulent en France, sans que la France n’en soit responsable.
A Paris, par des dizaines de milliers, des Juifs ont été traités avec la plus barbare sauvagerie. Et voici que dans nos régions on assiste à un spectacle navrant : des familles sont disloquées ; des hommes et des femmes sont traités comme un vil troupeau, et envoyés vers une destination inconnue, avec la perspective des plus graves dangers.
Je fais entendre la protestation indignée de la conscience chrétienne et je proclame que tous les hommes, aryens ou non aryens, sont frères parce que créés par le même Dieu ; que tous les hommes quelles que soient leur race ou leur religion, ont droit au respect des individus et des Etats.
Or les mesures antisémites actuelles sont au mépris de la dignité humaine, une violation des droits les plus sacrés de la personne et de la famille.
Que Dieu console et fortifie ceux qui sont iniquement persécutés ! Qu’il accorde au monde la paix véritable et durable, fondée sur la justice et la charité !

Plus…

Cette lettre pastorale a été écrite par Mgr Théas, évêque de Montauban et lue le dimanche 30 août 1942 dans toutes les églises du diocèse. Marie-Rose Gineste transportant ce message dans le diocèse au péril de sa vie.

Niel

Plus de 10 000 amphores (d’une contenance de 20 à 25 litres), soit a peu près 30 tonnes, ont été mise à jour au cours des fouilles de l’ancienne caserne Niel à Toulouse. Une trentaine d’archéologues travaillent sur 30 000 métres carrés. Le site de Niel était utilisé par les Gaulois il y a 2000 ans, pour des rassemblements religieux.

Tell Zeïden

Dans le nord de la Syrie, une équipe d’archéologues a entrepris des fouilles qui devraient améliorer notre compréhension de l’une des cultures préhistoriques de Mésopotamie tenue pour l’origine des premières cités et Etats du monde, mais aussi de ­l’invention de l’écriture. Après deux années d’études et d’excavations préliminaires sur le site de Tell Zeidan, les chercheurs syriens et américains ont déjà découvert un éventail fascinant d’artefacts issus de ce qui fut un site préurbain florissant en amont de l’Euphrate. Le village a été occupé pendant deux millénaires, jusqu’en 4000 avant notre ère, période mal connue mais qu’on suppose cruciale dans l’évolution culturelle de l’humanité.

D’après les spécialistes de l’Antiquité, Tell Zeidan devrait nous permettre de mieux saisir la vie à la période dite d’Obeïd, entre 5 500 et 4 000 avant notre ère. Durant celle-ci, le recours à l’irrigation s’est généralisé, les échanges commerciaux à longue distance ont eu un impact social et économique, de puissants chefs politiques ont pris le pouvoir et les communautés se sont peu à peu subdivisées en classes sociales, riches élites d’un côté et roturiers de l’autre.

Selon Gil Stein, directeur de l’Institut oriental de l’université de Chicago, qui dirige les fouilles à Tell ­Zeidan, ces dernières pourraient fournir des résultats marquants au cours des prochaines décennies. Guillermo Algaze, anthropologue à l’université de Californie à San Diego, qui fait autorité dans le domaine de l’urbanisme primitif au Moyen-Orient, estime que Zeidan “pourrait bien révolutionner les interprétations actuelles sur l’avènement de la civilisation au Proche-Orient”. Le site se trouve à deux heures de route au sud-est d’Alep et à environ 5 kilomètres de la ville moderne de Raqqa. Il se compose de trois grands tumulus sur la rive orientale du Balikh, au nord de son confluent avec l’Euphrate. Les monticules, dont le plus haut dépasse 15 mètres, encadrent les ruines d’une ville. Des vestiges enfouis et des tessons de céramique sont éparpillés sur une surface d’une quinzaine d’hectares, ce qui fait sans doute de Tell Zeidan le plus grand site connu de la période d’Obeïd.

Tell Zeidan a été identifié en 1926 par l’archéologue américain William F. Albright. Il a intrigué l’archéologue britannique sir Max Mallowan, époux d’Agatha Christie, qui l’a rapidement étudié dans les années 1930. Une équipe néerlandaise dirigée par ­Maurits van Loon s’y est intéressée en 1983. C’est elle qui a établi que le site remontait apparemment à la période d’Obeïd. Durant les étés 2008 et 2009, Stein et son équipe ont procédé à la cartographie du site et ont creusé des tranchées d’exploration. Leurs premières découvertes leur ont confirmé qu’il s’agissait bien d’une “communauté proto-urbaine” de la période d’Obeïd, probablement le site d’un grand temple. On a identifié quatre phases d’occupation distinctes à Tell Zeidan : les sédiments les plus anciens recèlent des traces d’une culture primitive, dite de Halaf (période antérieure à celle d’Obeïd), une couche médiane contenant du mobilier bien conservé de l’époque d’Obeïd et deux couches supérieures datées de la fin de l’âge du cuivre. Pour l’heure, tout semble montrer que ces transitions d’une époque à l’autre se sont déroulées sans heurts.

Les archéologues ont dégagé des restes de planchers, de foyers, de murs en briques de terre crue, de la poterie peinte d’Obeïd et des portions de murs, peut-être des fortifications ou un édifice public monumental. Les styles céramiques et les tests au carbone 14 [technique de datation de la