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Arbre

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Gustave Caillebotte (1848-1894)

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Auguste Renoir (1841-1919) : Le grand Arbre – 1910-12

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Il n’y a rien de plus beau qu’un arbre, se plait à dire Alain Le Goff.
Le pauvre homme ne possède aucun arbre à lui,
mais tout ceux qu’il peut voir sont ses complices dans le grand jeu de la Création.

Le Chaval d’Orgueil, de Pierre Jakez Hélias

15 février

Blog note : n-terr, dans My Brain Write
L’arbre : Devant chez moi il y a un arbre. Tous les jours je le contemple et ne cesse de m’en extasier. Quand je le vois je me dis que la vie est belle et bien faite.
Il y a quelques temps j’ai vécu une rupture sentimentale difficile. Depuis cet arbre a, pour moi, perdu toute saveur. Je ne trouve plus la vie si belle et bien faite.
Mais l’arbre est toujours là… La frontière entre le moche et le beau, le bon et le mauvais, le bien et le mal, n’est marquée uniquement que par ma pensée.
Lui il s’en fout. Il n’est ni moche ni beau. Il ‘‘EST’’, tout simplement. La pensée est un pouvoir énorme, prenez-en conscience et rendez vos forets plus agréables.
Absurde : Bien sûr, des fois, j’ai pensé mettre fin à mes jours, mais je ne savais pas par lequel commencer. Jacques Prévert.

10 août, crachin

Réflexions : Comment ne plus voir une personne (Jul et Db) quand elle se rapproche dès que l’on s’éloigne un peu ?

Savoir discerner le vrai du faux, c’est peut-être tout simplement la véritable intelligence.

Mon environnement : Depuis hier les forains installent leurs manèges sur la place pour la fête patronale.

Le ruisseau à l’entrée du village ne faiblit pas. Une belle eau claire traverse la route et va à la rivière.

Cuireuse rencontre ce soir : une petite Fleur avec ses parents. Blondinette aux bleus.

Commémoration : 1792. Cet été-là est orageux. Depuis avril, la France est en guerre contre l’Autriche. Elle le sera bientôt contre la Prusse. Paris est électrique. Pression extérieure, échauffement intérieur, avec un roi qui refuse les décrets de l’Assemblée législative. Le 20 juin déjà, la foule a envahi les Tuileries, coiffant Louis XVI d’un bonnet phrygien qui le fera passer pour un pitre…

Le 1er août, on apprend à Paris que le duc de Brunswick, commandant des troupes ennemies, menace la ville de destruction s’il devait être fait le moindre outrage à la famille royale. L’insurrection monte. Et est amplifiée encore par les «fédérés», volontaires de l’armée française, qui arrivent des provinces.

Ainsi les Marseillais, révolutionnaires exaltés, entrent-ils à Paris en entonnant, le «Chant de guerre de l’armée du Rhin» qui deviendra «La Marseillaise».

Le tocsin sonne dans la nuit du 9 au 10 août, au matin duquel se constitue la «Commune insurrectionnelle de Paris». Louis XVI et sa famille sont aux Tuileries, entourés par leurs Gardes Suisses, un certain nombre de gentilshommes et des gardes nationaux, ceux qui ne sont pas encore passés du côté de la Révolution. Les Gardes-Françaises ont quant à eux quitté le bateau depuis belle lurette.

Ce jour-là, le peuple va envahir les Tuileries… alors que le roi a quitté les lieux dès 8h30 du matin pour se réfugier auprès de l’Assemblée.

Le premier assaut est donné à 9h30. Les combats dureront jusqu’à 16h30. Entretemps, Louis XVI aura fait transmettre l’ordre aux Suisses de déposer les armes et de retourner dans leurs casernes. Au vu du climat paroxystique qui règne ce jour-là aux Tuileries, c’est de fait une véritable condamnation à mort.

Les Suisses, appelés depuis des décennies à assurer principalement des tâches de police, détestés par les Gardes-Françaises qui sont passés du côté de la Révolution, ancrés dans leur fidélité à un monarque accusé de pactiser avec l’ennemi extérieur, sont à ce moment-là haïs par la population.

Le carnage sera à l’échelle de cette haine. Des soldats sont égorgés, d’autres littéralement découpés en morceaux… Bonaparte notera que «des femmes bien mises se portent aux dernières indécences sur les cadavres des Suisses».

«Jamais, depuis, aucun de mes champs de bataille ne me donna l’idée d’autant de cadavres que m’en présentèrent les masses de Suisses [...]» dira-t-il.

Combien d’entre eux mourront-ils ce jour-là? Les chiffres fluctuent selon les ouvrages: 760, 630… L’historien franco-suisse Jacques Czouz-Tornare revoit ces chiffres à la baisse en parlant quant à lui de moins de 400 victimes, plus 70 environ lors des exécutions qui suivront en septembre.

Quoi qu’il en soit, devant le succès des insurgés, l’Assemblée prononce la suspension du roi. Le 10 août 1792 met brutalement fin à treize siècles de monarchie en France.

Mais le massacre des Gardes Suisses reste présent dans certaines mémoires. «Ils ont quitté leurs casernes, celle de Rueil en particulier, pour aller défendre le roi. Et ils savaient que ce n’était pas pour une partie de plaisir: ils avaient enterré leurs drapeaux dans la cour de la caserne», raconte Liliane Kalenitchenko, conservatrice du Musée de Rueil-Malmaison, qui inclut le Musée Franco-Suisse.

Avant d’ajouter : «Leur drapeau portait la mention « Honneur et fidélité ». C’est d’ailleurs ce qui leur a été reconnu par tout le monde. Une fois qu’ils avaient prêté serment, c’était ‘à la vie, à la mort’, ils l’ont prouvé le 10 août 1792».

Pour l’historien Pascal Payen-Appenzeller, la création du musée de Rueil est une petite revanche. «Si nous avons été massacrés aux Tuileries, c’est parce que nous avions remplacé les Gardes-Françaises, qui avaient décampé. Jamais nous n’aurions dû être là».

Point de vue discutable, puisque les Gardes Suisses étaient eux aussi les gardes des châteaux du roi. A noter que l’enthousiaste historien, pour évoquer les Gardes Suisses, dit «nous» ou «on» comme les supporters de foot lorsqu’ils parlent de leur équipe nationale !

En novembre 2005, le ministre suisse de la défense, Samuel Schmid, alors président de la Confédération, profita d’un voyage officiel à Paris pour se rendre au Musée de l’armée, Hôtel des Invalides, et y assister à l’apposition d’une plaque à la mémoire des Gardes Suisses.

Une plaque originellement destinée à la Chapelle expiatoire de Louis XVI, là où se trouve le charnier des soldats suisses tués le 10 août 1792. Mais le ministère français de la culture refusa cette demande, formulée par une association suisse baptisée «Fondation 1792».

Alors que les autorités fédérales passeront délicatement sur l’affaire, d’aucuns parleront de «camouflet» à l’encontre de la Suisse. Une pétition circule d’ailleurs pour que la France revienne sur sa décision…

Mais peut-être un jour cette plaque trouvera-t-elle une place encore plus légitime que la Chapelle expiatoire. Car depuis 2002, faisant suite à de nombreuses autres initiatives, existe un «Comité national pour la reconstruction des Tuileries». Y siègent notamment l’ancien politicien Philippe Seguin, l’écrivain Maurice Druon ou l’historien Jean Tulard.

Et Edouard Secrétan, d’origine suisse. «La première chose qu’il a demandée, en cas de reconstruction des Tuileries, c’est que la plaque soit placée au pied de l’escalier des Tuileries», souligne Liliane Kalenitchenko… elle aussi fervente partisane de la reconstruction du palais.

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Marc Champel |
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