posts dans la catégorie 'Courbet'


Gustave Courbet (10-06-1819-1877) : La Sieste

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Gustave Courbet (10-06-1819-1877) : La sieste champêtre – vers 1841

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Fusain – Besançon
Autoportrait

Gustave Courbet (10-06-1819-1877) : Chalet à la montagne – 1874

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Gustave Courbet (1819-1877) : Femme nue au chien – 1861-1862

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Musée d’Orsay
Modèle : Léontine Renaude

Courbet Proudhon

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Gustave Courbet et Pierre-Joseph Proudhon…

Quatrième de couverture : Au-delà des relations personnelles, ce qui se joue pour partie entre les deux hommes, c’est bien la question de la position de l’activité artistique et de l’artiste au sein du monde qui les entoure et d’un nouveau monde à construire.
Le siècle qui les a vus naître et mourir, est aussi celui du développement d’une économie de marché dont les conséquences sont la destruction des relations sociales existantes, l’autonomisation de l’économique par rapport au social, dans le contexte du développement industriel et de l’extension d’un prolétariat urbain. C’est là que prend naissance, en France, une série de théories visant à la reconstruction de la société. Elles présentent, pour certaines, des parentés avec la philosophie des Lumières comme le refus d’une transcendance gouvernant la société, mais aussi l’idée d’une politique scientifique de la société.
Cet ouvrage entend contribuer à la compréhension de l’artiste et de son œuvre, des situations qu’il a vécues et sur lesquelles il a influé, des lectures et des appropriations qui en ont été faites, que ce soit au XIX° siècle mais aussi plus tard. Editions du Sekoya

Gustave Courbet (1819-1877) : La Fileuse endormie – 1853

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La Fileuse : Aux Paysans qui reviennent de la foire se rattache, par analogie de l’idée, la Fileuse endormie, excellente peinture où Courbet a de nouveau montré comment, dans les scènes de la vie populaire, il entend le but et la dignité de l’art. Donnez à un autre, ce sujet si simple, de la Fileuse endormie et je serai bien trompé si, obéissant aux préoccupations de la vieille école et au goût détestable de l’époque, il ne vous fabrique une petite personne à figure de nymphe, taille svelte, jambe fine, doigts de fée comme répètent à satiété les gens de lettres, lorsqu’ils parlent des travaux de l’ouvrière ; bref une vraie poupée, paysanne de Florian et de l’Opéra. Il n’oubliera pas non plus de soulever un peu la jupe, d’écarter la cuisse, de découvrir la gorge, enfin de donner à l’abandon de la dormeuse toute la grâce possible. Une fileuse qui dort ne peut pas être dans la tenue sévère de la ménagère qui tient le balai. Ne faut-il pas d’ailleurs que l’artiste vous émoustille qu’il éveille en vous un certain idéal ? Sans cela vous ne vous soucieriez point de sa fileuse : qu’y a-t-il de commun entre la quenouille et l’art ? Le critique dont j’ai cité plus haut l’opinion à propos du Retour de la foire dit de La Fileuse : « Figure simple, solide, noire et lourde.» Il est clair que, regardant à travers le binocle à la mode, il a pris pour un défaut un effet voulu de l’artiste, et n’y arien compris. Mais laissons ces gens à leurs imaginations aussi absurdes, aussi laides qu’elles sont indécentes. Courbet, qui n’a pas vu, les dieux, qui ne connaît que les hommes, excelle à rendre la beauté physiologique, au sang riche, à la vie puissante et calme ; beauté qui, représentée et fixée de la beauté idéale des statues grecques. C’est que la vérité est aussi un idéal, qui par lui-même s’est affranchit des titillations de la chair et des orages de la concupiscence, et qu’une imagination dépravée peut seule rendre dangereux. Quelle magnifique créature que cette fileuse, et comme elle dort ! Le fil est « tombé » de sa main; on croit entendre sa respiration lente à la place du bourdonnement du rouet. Tous les jours elle se lève de grand matin ; elle se couche la dernière ; ses fonctions sont multipliées, son action incessante, pénible : c’est aux instants perdus qu’elle prend sa quenouille, travail minuscule dont la ténuité et le petit bruit ne sauraient tenir éveillée la robuste campagnarde. Comprenez-vous maintenant pourquoi Courbet a fait de sa fileuse une franche paysanne ? Sans cela elle serait à contresens ; je dis plus, elle tomberait dans l’indécence. Il y a beau temps que les châtelaines ne filent plus ; les bourgeoises n’ont jamais filé ; les ouvrières des grandes villes n’ont pas même appris ; on a bâti des filatures qui les en dispensent ; aussi bien elles n’y gagneraient pas leur vie. Toutes d’ailleurs sont artistes ; elles ne supporteraient l’ennuyeuse quenouille que si la coquetterie y trouvait son compte, derrière une vitrine, en vue du boulevard. Là vous les verriez, d’une main preste et légère, tirer leur lin. Sortez-la de son village, de son foyer champêtre : l’idée de la fileuse succombant au sommeil ne sera plus qu’une image de la paresse domestique ; par conséquent, comme je le disais tout à l’heure et comme le veut la logique de notre faux goût, une provocation à la luxure. La fileuse de Courbet est, bien assise, bien colletée ; elle a la taille puissante, les bras robustes, les doigts nourris, la figure candide; au sein du sommeil, ses habitudes de modestie ne la trahiront pas. La vérité pouvait seule ici, écartant toute pensée impure, suggérer à la fois une idée et un idéal, hors desquels l’art, réduit l’arbitraire, à l’insignifiance, disparaît.
Pierre Joseph Proudhon, Du principe de l’art et de sa destination sociale, 1865, p.206

Tableau vendu 2500 fr, en 1854, à Alfred Bruyas (1821-1877). Présentée à L’Exposition universelle de 1855, elle appartient au musée Fabre de Montpellier.

Gustave Courbet (1819-1877) : Le Hamac – 1844

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Présentée au Salon de 1845, sous le titre  » le Rêve de Jeune Fille « , cette œuvre représenté Zélie, sœur de Gustave.

Le musée Pouchkine de Moscou possède une version, où à côté de la jeune fille se trouve son amoureux lui-aussi endormi.

Gustave Courbet (10-06-1819-1877) : Zélie Courbet – vers 1843

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Gustave Courbet (1819-1877) : Juliette Courbet – 1841

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Gustave était l’ainé de quatre sœurs. Juliette était née en 1831. 

Gustave Courbet (1819-1877) : La femme aux chaussettes blanches – 1861

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Gustave Courbet (10-06-1819-1877) : Un enterrement à Ornans – 1854-55

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Gustave Courbet (1819-1877) : Trois anglaises à la fenêtre –

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Peinte à Trouville à l’été 1865.  

Gustave Courbet (1819-1877) : Portrait de Juliette – 1844

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Juliette, née en 1831 et sœur de Gustave, fera dont de cette toile à la ville de Paris en 1909. Elle est actuellement au Petit Palais.

Gustave l’avait présenté au Salon de 1845, avec comme titre : « Portrait de Mlle la baronne de M. », « Pour rire », comme il l’écrira à ses parents.

Gustave Courbet (10-06-1819-1877) : Le chêne de Flagey

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Le Chène de Flagey « appelé chène Vercingétorix. Camp de César près d’Alésia, Franche-Comté, 1864″, est un bon exemple de la démarche de Courbet lorsqu’il élaborait un tableau. Il y a d’abord le motif, un chêne splendide dont le peintre réalise le portrait, le plus beau parmi les nombreux arbres qu’il a représentés. Sorte d’hymne réaliste à la nature d’un peintre proche des paysages de Barbizon, c’est aussi un exercice de virtuosité dans lequel la brosse et le couteau de Courbet nous offrent l’alliance de l’air, de la lumière, de la terre et du monde végétal et animal (le chien et le lièvre).

La composition de ce paysage est remarquable car l’arbre remplit tout le cadre, le tronc posé au milieu déployant ses branches et son feuillage sur le ciel, que l’on aperçoit qu’au loin, par-dessous. La bande de terre où s’enracine le chêne occupe un tiers du tableau, et l’ampleur de l’arbre lui confère une sorte de paisible fierté, qui traduit l’amour de Courbet pour son pays.

Mais il y a aussi la « signification » (Nochlin) de cet arbre, image traditionnelle de l’énergie et de la puissance liée aux cultes druidiques, qui évoque les arbres de la liberté plantés à la Révolution et renvoie à la polémique sur le site d’Alésia tout en concentrant tous les thèmes réaliste. Michèle Haddad

 

L’inventaire de l’atelier de Gustave Courbet

58151selfportraitcourbetwithblackdogcourbetgustave.jpgL’inventaire de l’atelier de Gustave Courbet établi en 1879 après le décès du peintre faisant partie du patrimoine franc-comtois, voire mondial, sera prochainement consultable par les chercheurs ou simples passionnés des œuvres de Gustave Courbet.

L’inventaire en question était jusqu’à lundi soir conservé dans un office notarial de Besançon depuis plus de cent ans et c’est son actuel propriétaire, Me Raphaël Callier qui très solennellement à remis le précieux document au président du conseil général, Claude Jeannerot au siège de la Chambre des Notaires du Doubs.

Visiblement très émue, Nathalie Vidal, directrice des archives départementales du Doubs, est ainsi devenue la nouvelle gardienne de ce document culturel exceptionnel.

La minute (acte original) comporte 21 pages manuscrites, elle liste et estime, parfois pour 1 franc, les quelques 501 œuvres ayant appartenu à Gustave Courbet. Ce document, rendu public lundi pour la première fois enrichit le fond Courbet, déjà dépositaire d’un premier inventaire, et s’inscrit dans le projet scientifique et culturel « Pays de Courbet, pays d’artiste ».

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