posts dans la catégorie 'Femme : Ecrire'


Louise Portal (1950-

58122portal.jpgEcrire, c’est une liaison d’amour avec soi et les choses, et les moments et les gens. Ecrire, c’est comme vivre une vie parallèle à sa vie de chaque jour; c’est le vase purificateur de l’ âme et de ses mouvances.

Bonus

Moyen-Age / Le Clézio

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Ce qui me tue, dans l’écriture, c’est qu’elle est trop courte.
Quand la phrase s’achève, que de choses sont restées au-dehors !

J-M. G. Le Clézio (1940 – Le Livre des fuites

Ecolière

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Des poèmes, des récits, pour quoi faire ? L’écriture, il ne reste plus que l’écriture, l’écriture seule, qui tâtonne avec ses mots, qui cherche et décrit, avec minutie, avec profondeur, qui s’agrippe, qui travaille la réalité sans complaisance.

J-M Le Clézio (1940 – La Fièvre

Henry Lejeune (1820-1904) : La Lettre d’amour

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Le temps de lire, comme le temps d’aimer, dilatent le temps de vivre.
Daniel Pennac (1944 – …)

Hermann Fenner-Behmer (Berlin 1866-1913) : De quoi écrire

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Lettre morte

Une lettre d’amour ? oui doux Seigneur,
Mais à qui don l’écrirai-je ?
Tous mes bouquets de bonheur
Sont poussière sous les neiges.

Neige, neige qui n’est pas de beau temps,
Beau temps qui n’est pas d’ivresse,
Neige de mes passe-temps
Et chevelure en détresse.

Ma main ne brode plus de mots d’amour
Doux Seigneur. L’âge m’emporte
A tel revers nul secours,
Lettre d’amour : lettre morte

Louise de Vilmorin (1902-1969) – Fiançailles pour rire – Poésie n° 61 Gallimard

John George Brown (1831-1913) : Femme assise à la fenêtre

 

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Un journal est une longue lettre que l’auteur s’écrit à lui-même, et le plus étonnant est qu’il se donne à lui-même de ses propres nouvelles.
Julien Green (1900 – 1998)

William Bouguereau (1825-1905) : La Leçon difficile

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Ecrire…

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14 septembre : ensoleillé

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Emmanuel Grant  » Douceur des mots

 

Moi : J’ai entendu derrière moi un bruissement de tissu. Lorsque je me suis retourné une jeune femme remontait l’allée. Ce froissement venait de son pantalon marron très large. A l’époque des grandes robes ce devait être très agréable ce bruit de tissu lorsque les femmes se déplaçaient. Voilà l’origine de la chanson  » Frou-Frou « , je pense.

Deuxième journée sans une goutte de caféine.

Julie : Journée avec Julie. Elle a une grande gentillesse du cœur. Elle me parle de tout ; de son frère célibataire, de son copain David, qui aime parfois la rendre jalouse, de son papa, qui s’en est sortit d’un cancer de la gorge, et d’elle. Je l’écoute. Elle me parle pour que je ne pense plus, pour me changer les idées. Elle ne me le dit pas mais je le sens. Nous avons prit notre pause ensemble. Elle m’a dit :  » Dans ta grande maison tu n’as qu’à faire des appartements et m’en louer un. Je serais bien là. « 

Ce matin à mon travail une femme que j’ai renseignée est partit en me disant au-revoir. Puis elle s’est ravisée, à fait demi-tour et m’a fait la bise en m’appelant par mon prénom. Le pouvoir qu’à une femme par une petit geste comme celui-ci de changer votre journée.

Date : Mort de Maria Callas : Les fées qui se sont penchées sur le berceau de Maria Kalogeropoulos (New York 1923 – Paris 1977) n’ont omis aucun des ingrédients qui allaient faire de sa vie une tragédie. Sa mère détecte son talent alors qu’elle n’a que sept ans. Dès lors, Évangelia n’a plus qu’un objectif : faire de sa fille une diva. Elle y parviendra, mais à quel prix ? Maria est privée d’enfance, séparée de son père pour suivre des études à Athènes. Sa sœur aînée est jetée dans les bras d’un homme en échange de l’argent qui permettra de payer les leçons de chant de l’enfant prodige… Dès cette époque, la solitude devient la compagne de Maria Callas. Elle ne la quittera plus malgré les rencontres jalonnant son existence. Celles de mentors : Maria Trivella, Elvira de Hidalgo et Tullio Serafin. Des personnages marquants d’une époque : Pasolini, Karajan, Bernstein, Churchill, Grace et Rainier de Monaco… Des hommes de sa vie, de Meneghini, Visconti à, bien sûr, Onassis. Malgré les trahisons de son entourage et la cruauté de la presse, la  » Divina  » acceptera pourtant cette solitude jusqu’au bout. Jusqu’à ce que sa voix, à qui elle sacrifiait tout, l’abandonne à son tour.  » Il ne me reste plus qu’à mourir « , confie-t-elle alors à sa sueur. Anne Edwards

Ce soir : Me revoilà avec l’adagio de la sonate n° 5 pour piano et violon de ce cher Ludwig. Il tourne en boucle et diffuse dans la pièce et la maison silencieuse sa nostalgie, il souligne les traits de ma solitude et l’entoure d’un halo de douceur et de sérénité, il fait ressortir son absence… et m’aide à faire apparaître le contour de son visage.

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