posts dans la catégorie 'Femme : Enlacement'


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Marie Thérèse Heumesser

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Kamille Corry (1969-

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Je vais présenter au monde Celui qui a tout vu, Connu la terre entière, Pénétré toutes choses Et partout exploré…. Rappel de son œuvre (les murailles d’Uruk). Ses aventures qu’il a consignées par écrit. Hommage rendu à ses vertus et à ses hauts faits. Sa personne Dès sa naissance, Était prestigieux ! Dieu aux deux tiers, Pour un tiers homme,…. Ses excès de pouvoirs Dans l’enceinte d’Uruk il va et vient, la tête altière, Pareil à un buffle, Il étale sa force, Rien de comparable au choc de ses armes ; son escorte toujours sur pieds, à ses ordres ; Il opprime les guerriers d’Uruk comme un tyran. Gilgamesh, disent-ils, ne laisse pas un fils à son père (…) Lui, pourtant pasteur d’Uruk, ne laisse pas une jeune fille à sa mère, fut-elle fils d’un preux et même déjà promise.

Décision des dieux de lui préparer un rival : Enkidu. À ces paroles Arruru conçut une image d’Anu, lava ses mains, prit de l’argile, la jetta dans la steppe ; Dans la steppe forma Enkidu le preux. Mis au monde en la Solitude, Puissant bloc de Ninurta, Velu par tout le corps, Il a chevelure De femme, Drue comme ceux de la déesse des orges. Ne connaît ni peuple ni patrie. Vêtu comme Sumuqan (dieu des bêtes sauvages), En compagnie des gazelles, Il broute l’herbe, Avec les hardes, se presse au point d’eau ; Avec les bêtes il boit. Découverte d’Enkidu par un chasseur, dont il détruit les pièges. Compte-rendu à Gilgamesh qui prépare un piège à la créature. Chasseur, emmène avec toi la Courtisane (chanteuse) Shamhat (« joyeuse » en akkadien). Lorsque la harde arrivera au point d’eau, Elle ôtera ses vêtements, Elle dévoilera ses charmes, Et quand il la verra, Il s’approchera d’elle (pour la posséder). Alors sa harde, élevée avec lui, Lui deviendra hostile. Rencontre d’Enkidu avec la Courtisane. Enkidu tombe dans le piège amoureux. (le sexe sublimé vécu à travers chaque chakra, l’homme s’élève et dépasse sa condition animal (chakra de la base))
Les bêtes s’écartent de lui désormais. Il s’attache à la Courtisane qui lui
propose de l’emmener à Uruk, où règne Gilgamesh À la vigueur accomplie Qui pareil à un buffle, L’emporte sur les plus forts.

Enkidu accepte, voulant démontrer sa supériorité sur Gilgamesh. La Courtisane cherche à le calmer par la perspective d’une amitié avec lui lui ont donné une large intelligence. Elle lui raconte deux songes qu’il a faits à son sujet et qu’il a confiés à sa mère. Mets de côté ta fougue, Enkidu : Ce Gilgamesh, Shamash (dieu du Soleil, protecteur de la dynastie) l’a pris en affection Et Anu, Enlil et Éa lui ont donné une large intelligence. 

Ramon Gomez de la Serna : Seins

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C’est quand on les saisis par-derrière que les seins donnent le plus de sensation de volume. Quand on les surprend de la sorte et qu’on les embrasse complètement, on les sent se gonfler, tirer, se tendre, pointer en avant. Ce n’est que de cette façon, en les prenant par-derrière, qu’on les piège et les devine car, quand on les entreprend de face, ils se retirent un peu dans leur coquille, sans même s’en rendre compte, et ils se rétractent. Oh ! ce braconnage : les attraper soudain par-derrière ! Pris ainsi, ils s’abandonnent à la vérité comme une femme à qui on met par surprise les mains sur les yeux. Ils croient être saisis par l’Idéal et se dilatent de plaisir. Babel n° 136 p. 268

Lucien Becker

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Après une journée perdue comme toutes les autres
à attendre dans un bureau qu’on ait gagné sa vie,
on entre dans la nuit
avec la certitude qu’elle vous offrira sa rançon de femmes.

Nuit toujours pareille avec ses convois de lumière
nuit tournant sous de hautes montagnes de vent
nuit qui fait briller les regards
nuit légère sur les paupières comme la mer sur les coquillages.

La main de l’homme n’est vraiment vivante
que quand elle s’enfonce entre deux cuisses
pour y chercher un sexe
qui se laisse découvrir comme un fruit dans l’herbe.

Cette chair que je froisse que j’attire à moi
comme une branche trop chargée
cette chair qui frémit
à mesure qu’on la dénude de son linge
comme on le fait à une jeune pousse
de l’argile qui la recouvre
cette chair est la seule étendue
où mon corps peut jeter l’ancre.

Cette chair est la seule issue
qui me mène à la pointe d’un désir
neuf et luisant comme un fer qu’on forge.
Comme une taupe le désir fouille cette femme
qui respire de tout son ventre.

Rien a vivre, 1947

Zichy Mihaly (1827-1906)

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Eternité est l’anagramme d’étreinte.
Henry de Montherlant (1895-1972)

Sur le divan

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Des rires frénétiques, des cris de volupté, des râles extatiques,
de longs soupirs mourants, des sanglots et des pleurs :
idolo del mio cuor, anima mia, mon ange, ma vie,
et tous les mots de ce langage étrange que l’amour délirant invente
en ses fureurs, voilà ce qu’on entend.
l’alcôve est au pillage, le lit tremble et se plaint, le plaisir devient rage ;
ce ne sont que baisers et mouvements lascifs ;
les bras autour des corps se crispent et se tordent, l’œil s’allume,
les dents s’entrechoquent et mordent, les seins bondissent convulsifs.

Théophile Gautier (1811-1872

Congrès

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En amour, les étreintes les plus serrées ne font que révéler l’insaisissable au plus profond.
Christian Chabanis

 

Le Baiser

 

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Toute tiède encore du linge annulé
Tu fermes les yeux et tu bouges
Comme bouge un chant qui naît
Vaguement mais de partout

Odorante et savoureuse
Tu dépasse sans te perdre
Les frontières de ton corps
Tu as enjambé le temps
Te voici femme nouvelle
Révélée à l’infini.

Paul Eluard (1895-1952)

David Steinberg

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Le plaisir érotique est une course d’obstacles. L’obstacle le plus attrayant et le plus populaire est la morale.

Karl Kraus

Déclaration

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C’est pour vous, et uniquement pour vous que je l’ai fais. Vous êtes trop généreuse pour vous jouer de mes sentiments. L’entretien que vous avez eu avec ma tante hier soir m’a donné des raisons d’espérer que j’osais à peine entrevoir. Si vous avez gardé les mêmes sentiments qu’auparavant dites-le moi. Mon affection et mon désir sont intacts. Mais un seul mot de vous suffira à me réduire au silence. Si vos sentiments envers moi ont changés, je dois vous dire que vous avez pris possession de tout mon être, et je vous aime. Et je ne veux plus jamais être séparé de vous.

Orgueil et préjugés, William Darcy à Elizabeth Bennet.

Encerclée

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Tout en moi a été conçu pour te sembler attirant, ma voix, mon visage, et même mon odeur. Comme si j’avais besoin de tout ça. Comme si tu pouvais m’échapper. Comme si tu pouvais te battre contre moi !

Twilight – Chapitre 1 : fascination, Edward.

Ouverture …

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L’érotisme est tout d’ambiguïté, (…) et se nourrit de son jeûne apparent (…) C’est un jeu, un simple jeu, gratuit, d’une perverse pureté.
Pascal Lainé (1942- L’Irrésolution

Passion

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Du bonheur à l’état pur, brut, natif, volcanique, quel pied ! C’était mieux que tout, mieux que la drogue, mieux que l’héro, mieux que la dope, coke, crack, fitj, joint, shit, shoot, snif, pét’, ganja, marie-jeanne, cannabis, beuh, péyotl, buvard, acide, LSD, extasy. Mieux que le sexe, mieux que la fellation, soixante-neuf, partouze, masturbation, tantrisme, kama-sutra, brouette thaïlandaise. Mieux que le Nutella au beurre de cacahuète et le milk-shake banane. Mieux que toutes les trilogies de George Lucas, l’intégrale des muppets-show, la fin de 2001. Mieux que le déhanché d’Emma Peel, Marilyn, la schtroumpfette, Lara Croft, Naomi Campbell et le grain de beauté de Cindy Crawford. Mieux que la face B d’Abbey Road, les CD d’Hendrix, qu’le p’tit pas de Neil Armstrong sur la lune. Le Space-Mountain, la ronde du Père-Noël, la fortune de Bill Gates, les transes du Dalaï-Lama, les NDE, la résurrection de Lazare, toutes les piquouzes de testostérone de Schwarzy, le collagène dans les lèvres de Pamela Anderson. Mieux que Woodstock et les rave-party les plus orgasmiques. Mieux que la défonce de Sade, Rimbaud, Morisson et Castaneda. Mieux que la liberté. Mieux que la vie…

Yann SamuellJeux d’enfants – 2003

Au temps suspend ton vol !

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Les puritains jurent que la pornographie est lassante, qu’elle montre toujours la même chose. J’ai peur qu’ils surestiment la variété du reste.

Tony Duvert (1946 – Journal d’un innocent.

Koti Nowicjusz : Akt

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J’ai même touché l’endroit où l’ébène doit commencer à ombrager les lys.

Stendhal, Journal, 1er août 1801 

Entrelacés

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L’amour est toujours passion et désintéressé.
Il n’est jamais jaloux.
L’amour n’est ni prétentieux, ni orgueilleux.
Il n’est jamais grossier, ni égoïste.
Il n’est pas colérique.
Et il n’est pas rancunier.
L’amour ne se réjouit pas de tous les péchés d’autrui.
Mais trouve sa joie dans l’infinité.
Il excuse tout.
Il croit tout.
Il espère tout.
Et endure tout.

Voila ce qu’est l’amour.
Le Temps d’un automne

Mona Kuhn (1969-

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Il y a deux sortes de femmes. La femme-bibelot que l’on peut manier, manipuler, embrasser du regard, et qui est l’ornement d’une vie d’homme. Et la femme-paysage. Celle-là, on la visite, on s’y engage, on risque de s’y perdre. La première est verticale, la seconde horizontale.
Michel Tournier (1924 – Le Roi des Aulnes

Bonus

Mario Testino – Crazy Massafera / Chrisopher Marlowe

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Où va mon âme en ses lèvres happées ?
Chrisopher Marlowe

Couple /

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Les mots ont partie liée, ils sont tous devenus historiques (…)
L’amour est seulement un mot qui chante mieux que les autres. 

Emile Ajar (1914-1980) Pseudo

Après…

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Après l’étreinte les femmes recherchent l’épanchement, ce moment où elles appartiennent le plus totalement aux hommes,
où elles roucoulent et avouent l’amour si légèrement.
Denise Bombardier

Jan Guillou : Arn, chevalier du Temple – 12-2007

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Gordon Denman : Corps à corps / Jacques de Bourbon-Busset

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Les puritains encouragent la pornographie, moins pour se libérer que pour salir l’amour.
Entretien en 1978.

Jaffe Mckay : Casual Sex

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Couple / Manon Philipon-Roland

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Aimer est mon premier besoin
Le satisfaire est ma seule envie.

Manon Philipon-Roland (1754-1793)

Couple / Frédéric Dard (1921-2000)

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L’amour est une onde de bonheur
en cours de réalisation.
Frédéric Dard (1921-2000)

La vague / Saint-John Perse

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Mer majeur du désir où s’échauffe, avant la nuit,
l’odeur de vulve des eaux basses.
Une même vague par le monde, haussant,
roulant l’hydre amoureuse de sa force…
Et du talon divin, cette pulsion très forte et qui tout gagne.
Amour et mer de même mit, amour et mer au même lit…
Saint-John Perse, Amers.

Pablo Picasso (1881-1973) : Homme et femme avec un chat – 1902

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La Chaise

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(Le sexe de la femme) est le seul moyen de l’homme
d’atteindre sa vie la plus profonde à travers l’érotisme,
seul moyen d’échapper à la condition humaine des hommes de son temps.
André Malraux (1901-1976) – Préface à l’Amand de Lady Chatterley

Lecture…

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Aimer quelqu’un, c’est le lire.
C’est savoir lire toutes les phrases qui sont dans le cœur de l’autre,
et en lisant le délivrer.
Christian Bobin

Pareja / Monique Duchaussois.

 

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J’aime désirer, fignoler mon désir, l’affiner, l’exacerber ;
et j’aime le sentir me bruler les veines, me ronger la peau,
et peut-être est-ce précisément parce que je l’éprouve si intense, si parfait,
que l’assouvissement me déçoit, me blesse parfois, comme une trahison ?

Monique Duchaussois.

Paul Delvaux (1897-1994)

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Ma consolation est qu’à cette heure
je suis sûre que quelque part
on fait l’amour.
Antoinette Madeleine de Fontaine-Martel (-1733), Les Mots de la fin

Caresse

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Dans l’étreinte la plus serrée, dans la caresse la plus tendre, il y a ce petit fossé qui, pour étroit qu’il soit, n’en existe pas moins.
David Herbert Lawrence (1885 – 1930)

Paysage, refuge et nourriture

 

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Il nexiste pas de plus beau paysage que le corps vibrant ou alangui de qui lon aime ; pas de plus sûr refuge que lâme secrète et tendre de qui lon aime ; pas de meilleure nourriture que les caresses de qui lon aime.
Jean Simard (1916 – La Séparation

Couple / Le Cantique des Cantiques

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… Que tes caresses sont douces, ô ma fiancée !
Tes yeux sont des colombes derrière ton voile ;
Ta chevelure, un troupeau de chèvres
ondulant aux pentes de Galaad ;
Ton nombril, une coupe en demi-lune ;
Et tes seins comme deux faons, jumeaux d’une gazelles,
qui paissent parmi les lis.
(…)
- Verdoyante est notre couche, ô mon aimé !
Le parfum de ta barbe m’émeut,
et ton port majestueux, tel un cèdre du Liban.

Le Cantique des Cantiques.

Couple / Christiane Rochefort (1917-1988)

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… Ces mains, je voulais qu’elles me touchent. Je suis folle.
Mon corps subit une intense métamorphose,
je vais me réveiller chenille ou baleine blanche,
je vais crier ou japper, ou braire.
Je l’aime , j’aime cet homme…
Christiane Rochefort, Le repos du Guerrier.

Jacques Borel (1925-2002)

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Et moi, je ne pouvais plus me dénouer d’elle,
m’arracher à ce creux de son corps
qui m’enserrait et il me semblait,
quand je sentais ces muscles secrets et doux
en elle se refermer plus fort sur moi,
qu’elle-même voulait me retenir ;
me garder ainsi à jamais enfoui en elle.

L’Adoration.

Rocky et Julia II

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Sourires

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Embrassée

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Mon amour

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Keith Banham – 2006

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Walt Whitman (1819-1889) : Une femme m’attend

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Une femme m’attend
Une femme m’attend, elle contient tout, rien n’y manque;
Mais tout manquerait, si le sexe n’y était pas, et si pas la sève de l’homme qu’il faut.
Le sexe contient tout, corps, âmes,
Idées, preuves, puretés, délicatesses, fins, diffusions,
Chants, commandements, santé, orgueil, le mystère de la maternité, le lait séminal,
Tous espoirs, bienfaisances, dispensations, toutes passions, amours, beautés, délices de la terre,
Tous gouvernements, juges, dieux, conducteurs de la terre,
C’est dans le sexe, comme autant de facultés du sexe, et toutesses raisons d’être.
Sans douté, l’homme, tel que je l’aime, sait et avoue les délices de son sexe,
Sans doute, la femme, telle que je l’aime, sait et avoue les délices du sien.
Ainsi, je n’ai que faire des femmes insensibles,
Je veux aller avec celle qui m’attend, avec ces femmes qui ont le sang chaud et peuvent me faire face,
Je vois qu’elles me comprennent et ne se détournent pas.
Je vois qu’elles sont dignes de moi.
C’est de ces femmes que je veux être le solide époux.
Elles ne sont pas moins que moi, en rien ;
Elles ont la face tannée par les soleils radieux et les vents qui passent,
Leur chair a la vieille souplesse divine, le bon vieux ressort divin;
Elles savent nager, ramer, monter à cheval, lutter, chasser, courir, frapper, fuir et attaquer, résister, se défendre.

Elles sont extrêmes dans leur légitimité, – elles sont calmes, limpides, en parfaite possession d’elles-mêmes.
Je t’attire à moi, femme.
Je ne puis te laisser passer, je voudrais te faire un bien;
Je suis pour toi et tu es pour moi, non seulement pour l’amour de nous, mais pour l’amour d’autres encore,

En toi dorment de plus grands héros, de plus grands bardes.
Et ils refusent d’être éveillés par un autre homme que moi.
C’est moi, femme, je vois mon chemin ;
Je suis austère, âpre, immense, inébranlable, mais je t’aime;
Allons, je ne te blesse pas plus qu’il ne te faut,
Je verse l’essence qui engendrera des garçons et des filles dignes de ces Etats-Unis; j’y vais d’un muscle rude et attentionné,
Et je m’enlace bien efficacement, et je n’écoute nulles supplications,
Et je ne puis me retirer avant d’avoir déposé ce qui s’est accumulé si longuement en moi,

A travers toi je lâche les fleuves endigués de mon être,
En toi je dépose un millier d’ans en avant,
Sur toi je greffe le plus cher de moi et de l’Amérique,
Les gouttes que je distille en toi grandiront en chaudes et puissantes filles, en artistes de demain, musiciens, bardes ;

Les enfants que j’engendre en toi engendreront à leur tour,
Je demande que des hommes parfaits, des femmes parfaites sortent de mes frais amoureux ;
Je les attends, qu’ils s’accouplent un jour avec d’autres, comme nous accouplons à cette heure,

Je compte sur les fruits de leurs arrosements jaillissants, comme je compte sur les fruits des arrosements jaillissants que je donne en cette heure.
Et je surveillerai les moissons d’amour, naissance, vie, mort, immortalité, que je sème en cette heure, si amoureusement.

Feuilles d’herbes, traduction de Jules Laforgue

Marie Nizet (1859-1922) : La Torche

Marie Nizet (1859-1922) : La Torche dans Femme : Enlacement 57-186-duo-

Je vous aime, mon corps, qui fûtes son désir,
Son champ de jouissance et son jardin d’extase
Où se retrouve encor le goût de son plaisir
Comme un rare parfum dans un précieux vase.

Je vous aime, mes yeux, qui restiez éblouis
Dans l’émerveillement qu’il traînait à sa suite
Et qui gardez au fond de vous, comme en deux puits,
Le reflet persistant de sa beauté détruite.

Je vous aime, mes bras, qui mettiez à son cou
Le souple enlacement des languides tendresses.
Je vous aime, mes doigts experts, qui saviez où
Prodiguer mieux le lent frôlement des caresses.

Je vous aime, mon front, où bouillonne sans fin
Ma pensée à la sienne à jamais enchaînée
Et pour avoir saigné sous sa morsure, enfin,
Je vous aime surtout, ô ma bouche fanée;

Je vous aime, mon coeur, qui scandiez à grands coups
Le rythme exaspéré des amoureuses fièvres,
Et mes pieds nus noués aux siens et mes genoux
Rivés à ses genoux et ma peau sous ses lèvres…

Je vous aime ma chair, qui faisiez à sa chair
Un tabernacle ardent de volupté parfaite
Et qui preniez de lui le meilleur, le plus cher,
Toujours rassasiée et jamais satisfaite.

Et je t’aime, ô mon âme avide, toi qui pars
- Nouvelle Isis – tentant la recherche éperdue
Des atomes dissous, des effluves épars
De son être où toi-même as soif d’être perdue.

Je suis le temple vide où tout culte a cessé
Sur l’inutile autel déserté par l’idole ;
Je suis le feu qui danse à l’âtre délaissé,
Le brasier qui n’échauffe rien, la torche folle…

Et ce besoin d’aimer qui n’a plus son emploi
Dans la mort, à présent retombe sur moi-même.
Et puisque, ô mon amour, vous êtes tout en moi
Résorbé, c’est bien vous que j’aime si je m’aime.

Recueil:  Pour Axel de Missie

Anna Falchi

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Marc Antonio Raimondi (vers 1475-1580)

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Que vous inspire cette image ?

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paindepices : Entre ombre et lumière, un homme, une femme, deux êtres si différents se sont trouvés. Leur désir est intense. Elle, voluptueuse et nue, s’abandonne, lui offrant toute sa tendresse. Leurs regards ne se croisent pas. Ils s’aiment en silence, leurs corps entrelacés se parlent.Osmose dans l’étreinte, ils ne font plus qu’un.

Jean Moulin – Nu – 1968

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Evariste Désiré de Forges de Parny – (1753-1814) : Délire

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Nous sommes seuls, je désire, et tu m’aimes ;
Reste sans voile, ô fille des amours !
Ne rougis point, les Grâces elles-mêmes
De ce beau corps ont formé les contours,
Partout mes yeux reconnaissent l’albâtre,
Partout mes doigts effleurent le satin.
Faible pudeur, tu résistes en vain,
Des voluptés je baise le théâtre.
Pardonne tout, et ne refuse rien,
Eléonore ; amour est mon complice.
Mon corps frissonne en s’approchant du tien.
Plus près encor, je sens avec délice
Ton sein brûlant palpiter sur le mien.
Ah ! laisse-moi, dans mes transports avides !
Boire l’amour sur tes lèvres humides.
Oui ; ton haleine a coulé dans mon cœur,
Des voluptés elle y porte la flamme ;
Objet charmant de ma tendre fureur,
Dans ce baiser reçois toute mon âme.

À ces transports succède la douceur
D’un long repos. Délicieux silence,
Calme des sens, nouvelle jouissance,
Vous donnez seuls le suprême bonheur !…

Blog-note : 25 novembre : pluvieux

Souvenirs : J’ai ouvert ce soir le compartiment de mon bureau contenant mon ” Journal “. Il est constitué d’une telle masse de cahiers et de carnets qu’il s’en trouve illisible. J’y découvre des citations recopiées au cours de mes lectures et qui me plaisent encore.

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Rodin
Je suis devant ce paysage féminin
Comme un enfant devant le feu.
Paul Eluard.

Regards

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Protégé : Sandra IV

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Ingrid Bergman

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Michel Pilon : Tendresse

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Intimité

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Lorsque j’ai trouvé hier soir cette photo sur un site dont l’adresse m’a été communiquée par un blogueur, je n’ai pas su immédiatement en quoi elle me plaisait : or, c’est la position des mains de l’homme et le visage tourné de la femme. Que serait cette photo s’ils étaient habillés, à regarder un paysage ?

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