posts dans la catégorie 'Livres'


Jacques Baynac : L’amie inconnue de Jean Moulin

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Jeanne Boullen (prononcer « Boulène ») fut l’amie inconnue de Jean Moulin — pas sa petite amie, simplement son amie. Fille d’ouvriers protestants, elle se fait infirmière. Timide mais intrépide, aussi rieuse que sérieuse, elle s’engage à corps perdu dans la « défense passive » dès le début de la guerre et, ayant recontré le préfet de Chartres dans la débâcle de mai 1940, elle en devient la collaboratrice dévouée, l’admiratrice sincère, l’amoureuse sans espoir.
Jusqu’en 1942, Jeanne sert de coursier à Jean Moulin, remplit les missions qu’il lui confie, tout en aidant les uns et en sauvant les autres des griffes vichystes et nazies, et non sans épouser un jeune poète juif autrichien, lui donner deux fils, avant de partir en Israël en 1945.
Après deux années de recherches, Jacques Baynac a retrouvé la famille de cette « belle personne » et, dans une vieille valise grise, les cahiers de souvenirs de Jeanne, restés inconnus de tous.

Courbet Proudhon

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Gustave Courbet et Pierre-Joseph Proudhon…

Quatrième de couverture : Au-delà des relations personnelles, ce qui se joue pour partie entre les deux hommes, c’est bien la question de la position de l’activité artistique et de l’artiste au sein du monde qui les entoure et d’un nouveau monde à construire.
Le siècle qui les a vus naître et mourir, est aussi celui du développement d’une économie de marché dont les conséquences sont la destruction des relations sociales existantes, l’autonomisation de l’économique par rapport au social, dans le contexte du développement industriel et de l’extension d’un prolétariat urbain. C’est là que prend naissance, en France, une série de théories visant à la reconstruction de la société. Elles présentent, pour certaines, des parentés avec la philosophie des Lumières comme le refus d’une transcendance gouvernant la société, mais aussi l’idée d’une politique scientifique de la société.
Cet ouvrage entend contribuer à la compréhension de l’artiste et de son œuvre, des situations qu’il a vécues et sur lesquelles il a influé, des lectures et des appropriations qui en ont été faites, que ce soit au XIX° siècle mais aussi plus tard. Editions du Sekoya

Dictionnaire de la laïcité

58171lacit.gifQuatrième de couverture : Laïcité, que d’à-peu-près et parfois de (mauvais) coups politiques on commet en ton nom ! Rançon du succès pour une notion qui s’est imposée comme un projet radicalement émancipateur, démocratique et universaliste. Depuis l’adoption, en 1905 en France, de la loi de Séparation des Églises et de l’État, la laïcité n’a jamais cessé d’être l’objet d’attaques, de remises en cause à l’école, à l’hôpital, dans les services publics, dans la vie quotidienne de chaque citoyen, quand elle n’est pas victime de détournement de sens. Ouvrage engagé, ce dictionnaire défend l’idée que la laïcité est le ciment d’un « bien vivre ensemble » et que le principe de séparation des Églises et de l’État fait son chemin en Europe comme dans le monde du XXIe siècle. Il vient fort à propos rappeler les fondamentaux et clarifier les termes de débats dont la laïcité est le pivot ou l’otage et, probablement, l’une des clefs des choix électoraux de la décennie. • Des textes introductifs pour mieux comprendre la laïcité, en France et à travers le monde ; • 240 entrées de « agnostique » à « Zola » en passant par « catholicisme » et « islam » ; • Des renvois pertinents pour affiner ses recherches ; • Une bibliographie et une sitographie permettant de prolonger la réflexion. Ce dictionnaire est le fruit du travail d’une cinquantaine de chercheurs, d’historiens, de sociologues, d’avocats, de journalistes. Il a été codirigé par Martine Cerf, secrétaire générale de l’association EGALE (Égalité-Laïcité-Europe) et Marc Horwitz, membre fondateur de l’association EGALE.

Jean-Jacques Pauvert : Métamorphose du sentiment amoureux.

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Quatrième de couverture : Que peut donc être devenu l’érotisme ? Je n’en sais pas grand-chose. Peut-être, et certains indices paraissent le suggérer, subsiste-t-il en secret. Rendu, en somme, à cette ombre originelle d’où quelques révoltes très circonscrites avaient voulu le tirer, en quelques circonstances historiques ? C’est bien possible. Je le souhaite, en tout cas. Une recherche aux accents intimistes, confidentiels, que Jean-Jacques Pauvert aborde avec prudence et dont il ne ressortira qu’à pas feutrés. Lui qui a mené toutes les batailles de l’érotisme ne sait plus aujourd’hui quelle est sa place. Qu’avons-nous gagné ? Avons-nous perdu ? À travers une chronologie minutieuse, remontant aux premières traces d’une sensibilité écrite, il évoque les multiples métamorphoses de ce sentiment aussi fondamental que controversé, parvient à en saisir le trouble et peut-être l’essence. L’érotisme a fait long feu, il n’existe plus qu’émietté. Pour autant l’histoire n’est pas terminée, dit-il. L’érotisme n’a pas fini de nous faire rêver…

Des anglais dans la Résistance

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Quatrième de couverture : Ce livre a longtemps été interdit de diffusion en langue française. Pourquoi ? Parce qu’il écorne l’image complaisamment entretenue selon laquelle la Résistance aurait été une affaire purement franco-française. Créé en 1940 par Churchill, le SOE, Spécial Operations Executive, a un rôle déterminant sur le territoire français : il livre les armes et forme les principaux agents de la France Libre. Pourtant, à mesure que le SOE prend de l’importance, des frictions apparaissent entre Churchill et de Gaulle. S’appuyant sur les archives les plus secrètes, cet ouvrage dévoile toute l’ampleur, méconnue, de l’action britannique en France. « Un des maîtres-livres de l’histoire clandestine de la Seconde Guerre mondiale. » La Tribune

Viala / Mesguich : Le théâtre

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Puf 

De la convivialité

58116convivialit.jpgQuatrième de couverture : Tout le monde sent bien, sait bien que nos sociétés ne pourront pas continuer longtemps sur leur lancée actuelle, en ravageant toujours plus la nature, en laissant exploser les inégalités, en lâchant la bride à une finance folle qui dévaste et corrompt tout. Mais quelle alternative imaginer ? Les idéologies politiques héritées ne semblent plus être à la hauteur des défis de l’époque. C’est dans ce contexte qu’il convient d’examiner ce qui est susceptible de réunir certains des courants de pensée les plus novateurs de ces dernières années : décroissance, recherche de nouveaux indicateurs de richesse, anti-utilitarisme et paradigme du don, plaidoyer pour la sobriété volontaire, etc.Confrontant ici leurs points de vue, en cherchant davantage ce qu’ils ont en commun que ce qui les oppose, certains des animateurs les plus connus de ces courants constatent que l’essentiel, dans le sillage de certaines analyses d’Ivan Illich, est de jeter les bases d’une société conviviale : une société où l’on puisse vivre ensemble et «s’opposer sans se massacrer» (Marcel Mauss), même avec une croissance économique faible, nulle ou négative.

Fabrice Nicolino

58114nicolino.jpgQuatrième de couverture : Ce livre va faire mal, parce qu’il décrit ce qu’est devenu le mouvement écologiste officiel, celui des salons dorés, des petits-fours, des photos de groupe devant les palais officiels. Ce livre va faire mal, parce qu’il révèle pour la première fois l’histoire, les histoires, les coulisses. On peut donc le lire comme un roman vrai, un polar implacable, rempli de personnages aussi étonnants qu’Anton Rupert, l’un des véritables fondateurs du WWF International.

Mais l’acte d’accusation vise bien au-delà la « bande des quatre » qui s’est autoproclamée représentante de la société française. Et qui a décidé de se soumettre aux ruses et risettes de l’État français, Nicolas Sarkozy, Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciusko-Morizet en tête. Certes, il existe de nombreuses différences entre le WWF, Greenpace, la Fondation Nicolas Hulot et France Nature Environnement (FNE). Ce document rend à chacun ce qui lui appartient.

Mais au total, le bilan est désastreux. Alors que les mêmes clament que la planète est en perdition – et elle l’est -, ils préfèrent compromis et compromissions, tapes dans le dos et décorations. Dernière dérobade : l’affaire des gaz de schistes, qui exigerait pourtant une mobilisation immédiate. « Qui a tué l’écologie ? » ne se contente pas de poser une question, mais y répond. Le livre a été écrit par un écologiste engagé depuis des décennies dans le combat pour la vie sur terre. Il appelle à un sursaut historique, seul capable de nous aider à faire face à la crise écologique qui arrive. Qui est déjà là. C’est donc un cri d’espoir. Et un appel majeur.

Face à la persécution

58113juifsdelens.jpg4e de couverture :  » L’histoire de la Shoah en France envisagée dans une nouvelle perspective.

S’appuyant sur un formidable travail d’archives et décrivant l’éventail des parcours des victimes, entre la vie et la mort, voici l’histoire des 991 Juifs de Lens entre 1940 et 1945, au jour le jour, famille par famille. Chaque temps de la discrimination antisémite en France est scruté du côté des persécutés : l’identification, l’aryanisation, l’arrestation, la déportation.

Au total, que fallait-il faire ? Se déclarer comme juif ou se taire ? Fuir ou se cacher ?

Nicolas Mariot est chercheur au CNRS. Il a notamment publié Bains de foule. Les voyages présidentiels en province, 1888-2002 et, avec A. Loez, Obéir/désobéir. Les mutineries de 1917 en perspective.

Claire Zalc est chercheuse au CNRS. Elle a codirigé 1931, les étrangers au temps de l’exposition coloniale (2008), le catalogue de l’exposition du même nom dont elle était commissaire et qui s’est tenue à la Cité nationale de l’histoire de l’immigration, et a publié Melting Shops. Une histoire des commerçants étrangers en France.  »

Enquêter de quel droit ?

58111croquant.jpg4e de couverture :  » Face aux normes éthiques et aux règles juridiques qui régissent la vie privée ou la propriété intellectuelle, les sociologues, et plus largement tous les chercheurs en sciences sociales, se voient de plus en plus souvent opposés les droits des personnes enquêtées ou d’autres principes supérieurs, jusqu’à voir parfois la réalisation de leur enquête ou sa publication menacées.

Cet ouvrage a pour objet ces tensions entre droit à l’enquête et droits des enquêtés, ce croisement conflictuel entre la légitimité scientifique et différents registres possibles de mise en suspens du droit à l’enquête. Il a pour ambition de créer un espace de confrontation et d’échanges sur des expériences d’enquêtes passées qui ont pu être limitées voire interrompues par la volonté des enquêtés ou des autorités. Il est aussi l’occasion de faire le point sur les droits que peuvent faire valoir les chercheurs en sciences sociales mais aussi sur leurs devoirs face à une judiciarisation croissante des rapports sociaux qui pourraient menacer à terme leur autonomie.

Verra-t-on bientôt en France, comme cela peut être déjà le cas dans certaines universités américaines, des chercheurs faire signer à leurs enquêtés des questionnaires attestant du caractère « non violent » des questions posées ? A l’inverse, le bricolage et les arrangements sur mesure dont s’accommodent généralement les chercheurs peuvent-ils garantir le fonctionnement pérenne d’une recherche en sciences sociales sur le long terme ? « 
Croquant

Qui veut la peau du service public ?

58057quiveutlapeaudesservicespublics1.pngHôpitaux, écoles, postes, gares, commissariats, tribunaux, services sociaux… Dans quel état les gouvernements successifs, de droite ou de gauche, ont-ils mis nos services publics ? Quelles en sont les conséquences dans notre vie quotidienne et pour les 36 000 communes françaises ? Jacques Cotta a sillonné les quatre coins de l’Hexagone pour évaluer in situ l’état de nos services publics. Le constat est alarmant à tous les niveaux : pour se soigner, se déplacer, se loger, se chauffer, s’éduquer… La défaillance des services publics menace aujourd’hui nos droits fondamentaux. L’administration française est-elle vouée à tomber dans le privé ? Les maires résistent, mais quelle latitude ont-ils véritablement pour réagir ? Quel avenir réserve-t-on aux acquis arrachés de longue lutte, aux services publics, aux retraites, à la sécurité sociale ? Alors que la réforme des services publics s’annonce comme l’un des enjeux majeurs des présidentielles 2012, voici un document percutant qui révèle ce qui se passe réellement en France et ce que l’État nous cache.

Marie-Hélène Carbonel : Consuelo de Saint-Exupéry : Une mariée vêtue de noir.

57156consuelo.jpgLe mot de l’éditeur: Pour la première fois la vie de Consuelo dévoilée, sans fards ni censure. Lettres inédites, journaux intimes, enregistrements privés, archives personnelles, redonnent son vrai visage à la rose du Petit Prince.
Née en 1901 au Salvador, morte en 1979 à Grasse, Consuelo Suncín épouse, en troisième noce d’Antoine de Saint Exupéry, nous révèle enfin son vrai visage.
Peintre, sculpteur, et conteuse émérite, maîtresse du ministre de l’Education mexicain, José Vasconcelos, élève de Diego Rivera, elle se meut dans le monde des artistes de son temps avec une aisance peu commune depuis l’Amérique jusqu’à l’Europe. Elle n’a que 26 ans lorsqu’elle épouse à Nice le grand chroniqueur guatémaltèque Enrique Gómez Carrillo. Elle fréquente dans les années folles, tout ce que le monde offre de personnalités de renom : depuis des Prix Nobel comme Maeterlinck ou Gabriela Mistral, en passant par des hommes politiques comme Poincaré ou Clémenceau.
Sa rencontre avec Antoine son troisième mari, la propulse à 30 ans, dans un autre monde, plus difficile à appréhender pour elle car elle n’en possède pas les codes.
Après des années houleuses, l’Exode lui fait vivre une expérience hors du monde qui lui inspira son roman Oppède. Là encore lettres d’amour magnifiques, télégrammes enflammés, tous inédits, viennent souligner cette époque exaltée et exaltante, tandis que Saint Ex s’est replié à New York.
Lorsqu’enfin elle l’y rejoint c’est pour trouver après des mois d’incertitudes, la paix et la réconciliation avec son mari. C’est alors que nait « leur enfant » : Le Petit Prince. Véritable acte de contrition de la part d’Antoine, dernier adieu avant de rejoindre sa planète. Il lui dit et écrit combien il regrette de ne pas lui avoir dédié ce conte dont elle est l’inspiratrice et la rose. On connaît la suite pour Antoine : porté disparu le 31 juillet 1944…
Mais Consuelo continue à vivre tant bien que mal, et plutôt mal que bien les années qui suivent jusqu’à sa propre mort. Elle peint, elle expose dans le monde entier se déplace beaucoup pour faire revivre la mémoire de ses deux maris d’exception que furent les deux grands écrivains qui l’épousèrent.
Elle s’éteint à Grasse des suites d’une crise d’asthme plus forte que les autres. Se sentant décliner, chaque nuit, au cours de ses deux dernières années, elle livre au dictaphone les souvenirs émouvant d’une vie, où elle ne s’épargne rien.
Elle le fait, en dépit de la gêne que cela lui procure, car « On a trop dit de mensonges »…
Elle a donc demandé ainsi qu’on rétablisse la vérité. Ce qui est fait désormais. Editions du Rocher

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