posts dans la catégorie 'A méditer'


Romain Gary

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Conseils…

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Condorcet

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Ignace de Loyola (1491-1556)

58115loyola.jpgPersonne ne travaille mieux que lorsqu’il fait une seule chose.

Giuseppe Tomasi di Lampedusa (1896-1957) : Le Guépard

58237giuseppetomasidilampedusa.jpgIl faut bien que quelque chose change, pour que l’essentiel demeure.

Mitsuhashi Takajo

Difficile de mourir
difficile de vivre –
lumière de fin d’été 

Démosthène

De petites occasions sont souvent à l’origine de grandes entreprises.

Paul Claudel (1868-1955)

58196paulclaudelmedium.jpgIl n’y a vraiment de joie que de réunir ensemble, de nombreuses chose dans son esprit et beaucoup d’être ensemble dans son cœur.

Charles Ferdinand Ramuz (1878-1947)

58195ramuz.jpgLe mot d’humanité… suggère alors à peu près cette forme d’esprit qui empêche d’être en repos tant qu’autrui ne partage pas les avantages dont on jouit soi-même.

Jean Fourastié (1907-1990)

58193fourasti.jpgLa limite idéale vers laquelle tend la nouvelle organisation du travail est celle où le travail se bornerait à cette seule force d’action : l’initiative.

Friedrich Nietzsche (1844-1900)

58156nietzsche.jpgL’état qui engendre la règle est différent de celui que la règle engendre.

Marc Twain (1835-1910)

58182marktwain.jpgLe nom du plus grand des inventeurs : accident.

Pierre Augustin Caron de Beaumarchais (1732-1799)

58162beaumarchais.jpgCe n’est rien d’entreprendre une chose dangereuse, mais d’échapper au péril en la menant à bien. 

Friedrich Nietzsche (1844-1900)

58156nietzsche.jpgSi ton œil était plus aigu, tu verrais tout en mouvement.

André Gide (1869-1951)

58155gideandre.jpgToute théorie n’est bonne qu’à condition de s’en servir pour passer outre.

César Chesneau Dumarsais (1676 – 1756)

62-134 chesnauCe qui est aujourd’hui un paradoxe pour nous sera pour la postérité une vérité démontrée.

Gertrud Kolmar (1894-1943) : Lettres

57322kolmar.jpg… dimanche dernier j’étais si « rompue » que l’après-midi, après avoir nettoyé ma chambre et lavé mes bas, j’ai fait une chose que je ne m’étais pas permise depuis longtemps : absolument rien. J’ai fait ce que je faisais si souvent à Finkenkrug, je me suis assise sur le sofa et j’ai éteint la lumière. Et j’ai réfléchi dans le noir… Et j’ai appliqué - ce que je parviens beaucoup plus rarement à la lumière – à toute chose, à tous les événements la mesure de l’éternité… et bien des choses qui nous paraissent importantes, qui nous obsèdent, nous irritent, y compris nos chères personnes, se sont effondrées…  » Les peuples meurent, pour que dieu vive », ce mot de Saint-Just m’est venu à l’esprit. 18.11.42 p. 266

Martha Medeiros (1961- : Il meurt lentement

58141marthamedeiros.jpg

Il meurt lentement
celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n’écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver
grâce à ses yeux.

Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l’habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur
de ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu.

Il meurt lentement
celui qui évite la passion
et son tourbillon d’émotions,
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les cœurs blessés.

Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap
lorsqu’il est malheureux
au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques
pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n’a fui les conseils sensés.

Vis maintenant !
Ne te laisse pas mourir lentement !
Ne te prive pas d’être heureux !

Voltaire (1694-1778)

58099voltaire.jpgIl n’y a point de hasard.

Jean Jaurès (1859-1914)

58138jeanjaures.jpgL’humanité est maudite, si pour faire preuve de courage elle est condamnée à tuer éternellement. Le courage, aujourd’hui, ce n’est pas de maintenir sur le monde la sombre nuée de la Guerre, nuée terrible, mais dormante, dont on peut toujours se flatter qu’elle éclatera sur d’autres.

Le courage, ce n’est pas de laisser aux mains de la force la solution des conflits que la raison peut résoudre. Le courage pour vous tous, courage de toutes les heures, c’est de supporter sans fléchir les épreuves de tout ordre, physiques et morales, que prodigue la vie.

Le courage, c’est de ne pas livrer sa volonté au hasard des impressions et des forces ; c’est de garder dans les lassitudes inévitables l’habitude du travail et de l’action.

Le courage dans le désordre infini de la vie qui nous sollicite de toutes parts, c’est de choisir un métier et de le bien faire, quel qu’il soit ; c’est de ne pas se rebuter du détail minutieux ou monotone ; c’est de devenir, autant que l’on peut, un technicien accompli ; c’est d’accepter et de comprendre cette loi de la spécialisation du travail qui est la condition de l’action utile, et cependant de ménager à son regard, à son esprit, quelques échappées vers le vaste monde et des perspectives plus étendues.

Le courage, c’est d’être tout ensemble, et quel que soit le métier, un praticien et un philosophe.

Le courage, c’est de comprendre sa propre vie, de la préciser, de l’approfondir, de l’établir et de la coordonner cependant à la vie générale.

Le courage, c’est de surveiller exactement sa machine à filer ou à tisser, pour qu’aucun fil ne se casse, et de préparer cependant un ordre social plus vaste et plus fraternel où la machine sera la servante commune des travailleurs libérés.

Le courage, c’est d’accepter les conditions nouvelles que la vie fait à la science et à l’art, d’accueillir, d’explorer la complexité presque infinie des faits et des détails, et cependant d’éclairer cette réalité énorme et confuse par des idées générales, de l’organiser et de la soulever par la beauté sacrée des formes et des rythmes.

Le courage, c’est de dominer ses propres fautes, d’en souffrir mais de n’en pas être accablé et de continuer son chemin.

Le courage, c’est d’aimer la vie et de regarder la mort d’un regard tranquille ; c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ; c’est d’agir et de se donner aux grandes causes sans savoir quelle récompense réserve à notre effort l’univers profond, ni s’il lui réserve une récompense.

Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques.

Alfred de Musset (1810-1857)

58135musset.jpgPour réussir dans le monde, retenez bien ces trois maximes : voir, c’est savoir ; vouloir, c’est pouvoir ; oser, c’est avoir.

Confucius (-551-479)

58129confucius.jpgDépasser le but, ce n’est pas l’atteindre.

Blaise Pascal (1623-1662)

58122attaliblaisepascal.jpgL’art de persuader consiste autant en celui d’agréer qu’en celui de convaincre.

Franklin Delano Roosevelt (1882-1945)

58115roosevlelt.jpgC’est dur d’échouer, mais c’est pire de n’avoir jamais essayé de réussir.

William Shakespeare (1564-1616)

58107shakespeareportraitsof005.jpgLe pouvoir de tout modifier souverainement est dans notre volonté.

Napoléon Bonaparte (1769-1821)

58099napoleonbonapartexxlouisleopoldboilly.jpgL’art d’être tantôt très audacieux et tantôt très prudent est l’art de réussir.

Voltaire (1694-1778)

58099voltaire.jpgL’enthousiasme est une maladie qui se gagne.

Bernard Moitessier (1925-1994)

58085bernardmoitessier246t600x600rw.jpgTout ce que les hommes ont fait de beau et de bien, ils l’ont construit avec leur rêves.

Oscar Wilde (1854-1900)

58156oscarwilde.jpgLu : Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !

Friedrich Nietzsche (1844-1900)

58156nietzsche.jpgLu : Ce n’est pas le doute qui rend fou, c’est la certitude.

Marc Aurèle (26 avril 121 – 17 mars 180)

58185marcaur1.jpgL’homme ordinaire est exigeant avec les autres, l’homme exceptionnel est exigent avec lui-même.

58-060 : Vauvenargues

Lu : C’est une preuve de médiocrité que d’admirer toujours modérément.

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Lu : Il est peu de réussites faciles, et d’échecs définitifs. Marcel Proust.

Chuck Palahniuk / David Fincher : Fight Club – 1999

Si vous lisez ceci, alors cet avertissement est pour vous. Chaque mot que vous lisez de ce texte inutile est une autre seconde perdue dans votre vie. N’avez-vous rien d’autre à faire ? Votre vie est-elle si vide que, honnêtement, vous ne puissiez penser à une meilleure manière de passer ces moments ? Ou êtes-vous si impressionné par l’autorité que vous donnez votre respect et vouez votre foi à tous ceux qui s’en réclament ? Lisez-vous tout ce que vous êtes supposés lire ? Pensez-vous tout ce que vous êtes supposés penser ? Achetez-vous ce que l’on vous dit d’acheter ? Sortez de votre appartement. Allez à la rencontre du sexe opposé. Arrêtez le shopping excessif et la masturbation. Quittez votre travail. Commencez à vous battre. Prouvez que vous êtes en vie. Si vous ne revendiquez pas votre humanité, vous deviendrez une statistique. Vous êtes prévenu…

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58185marcaur1.jpgLu : Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l’être mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre. Marc Aurèle.

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Lu : Quoi que tu rêves d’entreprendre commence-le. L’audace a du génie, du pouvoir, de la magie. Goethe.

58-032 :

Lu : Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer. Guillaume d’Orange.

Pierre Desproges (1939-1989) : Psy – 28-03-1986

57325desproges.jpgDepuis pas loin d’un siècle qu’une baderne autrichienne obsédée s’est mise en tête qu’œdipe voulait sauter sa mère, la psychanalyse a connu sous nos climats le même engouement que les bains de mer ou le pari mutuel urbain.

On a beau savoir pertinemment que la méthode d’investigation psychomerdique élucubrée par le pauvre Sigmund n’est pas plus une science exacte que la méthode du professeur Comédon pour perdre trente kilos par semaine tout en mangeant du cassoulet, ça ne fait rien, la psychanalyse, c’est comme la gauche ou la jupe à mi-cuisse, c’est ce qui se fait maintenant chez les gens de goût.

Ce scepticisme à l’égard de la psychanalyse, mais aussi de la psychologie et de la psychiatrie qui s’y réfèrent de plus en plus, me vient, selon mes docteurs, des données de base primaires d’un caractère brutal et non émotif qui me pousse à manger le pilon du poulet avec les doigts ou à chanter l’ouverture de Tannhâuser dans les moments orgasmiques.

Voici une histoire vécue, où le prestige des psy en prend plein le subconscient. Ma copine Betty Sartou, mère de famille à ses moments pas perdus pour tout le monde, a connu le malheur d’accoucher d’une espèce de surdoué qui s’appelle Grégoire, comme les moins cons des papes, mais c’est une coïncidence. A cinq ans et demi, ce monstre donnait des signes alarmants d’anormalité. Notamment, il préférait Haendel à Chantal Goya, il émettait des réserves sur la politique extérieure du Guatemala et, surtout, il savait lire malgré les techniques de pointe en vigueur à l’Éducation nationale.

Devant ce désastre, la maman et la maîtresse d’école estimèrent d’un commun accord que Grégoire était un mauvais exemple pour ses collègues de la maternelle, et qu’il serait bienséant de le jeter prématurément dans le cours préparatoire. Oui, mais à condition, dit l’Education nationale, que Grégoire subisse de la part d’un psychologue, par nous choisi, les tests en vigueur en pareille occasion. Au jour dit, mon amie Betty et son super minus se présentent au cabinet du psy, en l’occurrence une jeunesse binoclée de type  » Touche pas à mon diplôme « . On prie la maman de rester dans la salle d’attente. Vingt-cinq minutes plus tard, la psychologue dont le front bouillonnant se barre d’un pli soucieux libère le gamin et accueille la mère.

- Votre fils Grégoire peut sauter une classe. Il en a la maturité. Il a parfaitement réussi les tests de latéralisation (en gros, cela signifie que si on lui présente une cuillère, il aura tendance à l’attraper plutôt avec sa main droite qu’avec son pied gauche). Malheureusement, je ne vous cacherai pas qu’il semble souffrir de troubles affectifs probablement dus à… un mauvais climat familial. Voyez le dessin qu’il vient de réaliser. Je lui avais demandé de dessiner papa et maman. C’est assez clair, non ?

L’enfant avait dessiné un père gigantesque, dont la silhouette occupait toute la hauteur de la page, alors que la mère lui arrivait à peine au plexus.

- Pour moi, c’est clair, soupira la psy. Cet enfant marque une tendance à la sublimation de l’image du père, tendance subconsciemment contrecarrée par une minimisation anormale de l’image et donc du rôle de la mère dans le contexte familial. Je ne vois malheureusement pas d’autre explication.

- Moi, j’en vois une, dit Betty. Mon mari mesure un mètre quatre-vingt-treize et moi un mètre quarante-sept.
Chroniques de la haine ordinaire, Points Virgule n° V50, p. 85
Pour Chriss ! La victoire du bon sens sur !

Rudyard Kipling (1865-1936)

Rire, c’est risquer de paraître fou…
Pleurer, c’est risquer de paraître sentimental…
Tendre la main, c’est risquer de s’engager…
Montrer ses sentiments, c’est risquer de s’exposer…
Faire connaître ses idées, ses rêves, c’est risquer d’être rejeté…
Aimer, c’est risquer de ne pas être aimé en retour…
Vivre, c’est risquer de mourir…
Espérer, c’est risquer de désespérer…
Essayer, c’est risquer de défaillir…
Mais nous devons prendre le risque,
Le plus grand danger de la vie est de ne pas risquer.
Celui qui ne risque rien… ne fait rien… n’a rien… n’est rien !
Plus

250 morts !

Les fouilles sur un charnier dans le sud de la Serbie pouvant contenir les dépouilles de quelque 250 Kosovars albanais, devraient commencer dans « deux ou trois semaines », en présence de représentants kosovars, a-t-on annoncé officiellement aujourd’hui à Pristina. « Nous nous attendons à ce que le travail débute de façon intensive dans deux ou trois semaines au plus tard », a déclaré Pajazit Nushi, responsable d’une délégation kosovare chargée de faire la lumière sur les personnes disparues pendant le conflit de 1998-1999. M. Nushi venait de rencontrer à Pristina ses homologues serbes.

« Nous serons présents (…) jusqu’à ce que le dernier squelette soit exhumé de cette fosse commune », a ajouté Nushi. « En ce qui nous concerne à Pristina, nous ne sommes pas sûrs qu’il y ait seulement 250 (corps) comme Belgrade l’a annoncé, car tant que le dernier crâne des personnes tuées n’aura pas été exhumé, nous ne pouvons fournir de chiffres exacts » sur le nombre des corps ensevelis, a-t-il poursuivi. Les autorités serbes avaient annoncé le 10 mai la découverte dans le sud de la Serbie d’un charnier contenant vraisemblablement les dépouilles de quelque 250 Albanais du Kosovo tués pendant le conflit de 1998-99, soit l’un des plus importants jamais mis au jour dans le pays.

Plusieurs charniers de ce type ont déjà été découverts en Serbie. Les forces de l’ancien président yougoslave, Sloboban Milosevic, procédaient ainsi pour tenter de cacher en Serbie des crimes de guerre commis contre des civils au Kosovo. Un expert kosovar, Arsim Gerxhaliu, membre de la délégation kosovare, a indiqué qu’il avait été demandé aux Serbes de pouvoir transférer les dépouilles vers Pristina, aussitôt après leur exhumation. « Nous pouvons ainsi entamer les identifications à Pristina au lieu de les faire en Serbie avant d’envoyer (les dépouilles) vers le Kosovo », a-t-il dit.

Charles Maurice de Talleyrand-Périgord (1754-1838)

58163talleyrand.jpgNe dites pas de mal de vos ennemis, n’en parlez pas; mais dites du bien de vos amis.

Henri Poincaré (1954-1912)

Douter de tout ou tout croire, sont deux solutions également commodes qui l’une et l’autre nous dispensent de réfléchir. La Science et l’Hypothèse.

11 mai

L’Univers – ou, plutôt, la perception que nous en avons – présente, en effet, une … particularité fascinante : lorsque nous regardons loin dans l’espace, nous regardons, aussi nécessairement en arrière dans le temps, cela en raison de la vitesse finie de la propagation de la lumière et de toute autre type de signal. Ainsi, la lumière du Soleil nous parvient après 8 minutes de parcours, et cet astre nous apparait donc, à tout instant tel qu’il était 8 minutes auparavant. (…) La grande nébuleuse de la constellation d’Andromède, la plus proche des grandes galaxies spirales semblables à notre Voix lactée, se trouve à une distance de 2,3 millions d’années lumière, et nous la voyons telle qu’elle était il y a 2,3 millions d’années, à l’époque où Australopithecus et Homosapiens se battaient pour survivre.

Baltasar Gracian (1601-1658) – L’homme de cour – CLXXXI Ne point mentir, mais ne point dire toutes les vérités

Rien ne demande plus de circonspection que la vérité, car c’est se saigner au cœur que de la dire. Il faut autant d’adresse pour la savoir dire que pour la savoir taire. Par un seul mensonge l’on perd tout ce que l’on a de bon renom. La tromperie passe pour une fausse monnaie, et le trompeur pour un faussaire, qui est encore pis. Toutes les vérités ne se peuvent pas dire : les unes parce qu’elles m’importent à moi-même, et les autres parce qu’elles importent à autrui.

Alain (Emile Chartier – 1868-1951) : Maux d’esprit

L’imagination est pire qu’un bourreau chinois ; elle dose la peur ; elle nous la fait goûter en gourmets. Une catastrophe réelle ne frappe pas deux fois au même point ; le coup écrase la victime ; l’instant d’avant elle était comme nous sommes quand nous ne pensons point à la catastrophe. Un promeneur est atteint par une automobile, lancé à vingt mètres et tué net. Le drame est fini ; il n’a point commencé ; il n’a point duré ; c’est par réflexion que naît la durée.

Aussi, moi qui pense à l’accident, j’en juge très mal. J’en juge comme un homme qui, toujours sur le point d’être écrasé, ne le serait jamais. J’imagine cette auto qui arrive ; dans le fait, je me sauverais si je percevais une telle chose ; mais je ne me sauve pas, parce que je me mets à la place de celui qui a été écrasé. Je me donne comme une vue cinématographique de mon propre écrasement, mais une vue ralentie, et même arrêtée de temps en temps ; et je recommence ; je meurs mille fois et tout vivant. Pascal disait que la maladie est insupportable pour celui qui se porte bien, justement parce qu’il se porte bien. Une maladie grave nous accable sans doute assez pour que nous n’en sentions plus enfin que l’action présente. Un fait a cela de bon, si mauvais qu’il soit, qu’il met fin au jeu des possibles, qu’il n’est plus à venir, et qu’il nous montre un avenir nouveau avec des couleurs nouvelles. Un homme qui souffre espère, comme un bonheur merveilleux, un état médiocre qui, la veille, aurait fait son malheur peut-être. Nous sommes plus sages que nous ne croyons.

Les maux réels vont vite, comme le bourreau va chez nous. Il coupe les cheveux, échancre la chemise, lie les bras, pousse l’homme. Cela me paraît long, parce que j’y pense, parce que j’y reviens, parce que j’essaie d’entendre ce bruit des ciseaux, de sentir la main des aides sur mon bras. Dans le fait une impression chasse l’autre, et les pensées réelles du condamné sont des frissons sans doute, comme les tronçons d’un ver ; nous voulons que le ver souffre d’être coupé en morceaux ; mais dans quel morceau sera la souffrance du ver ?

On souffre de retrouver un vieillard revenu à l’enfance, ou un ivrogne hébété qui nous montre « le tombeau d’un ami ». On souffre parce que l’on veut qu’ils soient en même temps ce qu’ils sont et ce qu’ils ne sont plus. Mais la nature a fait son chemin ; ses pas sont heureusement irréparables ; chaque état nouveau rendait possible le suivant ; toute cette détresse que vous ramassez en un point est égrenée sur la route du temps ; c’est le malheur de cet instant qui va porter l’instant suivant. Un homme vieux, ce n’est pas un homme jeune qui souffre de la vieillesse ; un homme qui meurt ce n’est pas un vivant qui meurt.

C’est pourquoi il n’y a que les vivants qui soient atteints par la mort, que les heureux qui conçoivent le poids de l’infortune ; et, pour tout dire, on peut être plus sensible aux maux d’autrui qu’à ses propres maux, et sans hypocrisie. De là un faux jugement sur la vie, qui empoisonne la vie, si l’on n’y prend garde. Il faut penser le réel présent de toutes ses forces, par science vraie, au lieu de jouer la tragédie.

15 février

Blog note : n-terr, dans My Brain Write
L’arbre : Devant chez moi il y a un arbre. Tous les jours je le contemple et ne cesse de m’en extasier. Quand je le vois je me dis que la vie est belle et bien faite.
Il y a quelques temps j’ai vécu une rupture sentimentale difficile. Depuis cet arbre a, pour moi, perdu toute saveur. Je ne trouve plus la vie si belle et bien faite.
Mais l’arbre est toujours là… La frontière entre le moche et le beau, le bon et le mauvais, le bien et le mal, n’est marquée uniquement que par ma pensée.
Lui il s’en fout. Il n’est ni moche ni beau. Il ‘‘EST’’, tout simplement. La pensée est un pouvoir énorme, prenez-en conscience et rendez vos forets plus agréables.
Absurde : Bien sûr, des fois, j’ai pensé mettre fin à mes jours, mais je ne savais pas par lequel commencer. Jacques Prévert.

18 juillet

Trente rayons se joignent un un moyeu unique
Ce vide dans le char en permet l’usage

D’une motte de glaise, on façonne un vase
Ce vide dans le vase en permet l’usage

On ménage des portes et des fenêtres pour une pièce
Ce vide dans la pièce en permet l’usage

L’avoir fait l’avantage
Et le non-avoir fait l’usage. »

Le Tao Te King

 

Victor Hugo (1802-1885)

075hugo.jpgLu : (…) ce génie particulier de la femme qui comprend l’homme mieux que l’homme ne se comprend. Les Misérables
J’ajouterai : … et mieux que l’homme ne la comprend.

Le moine Manzei (VIIIe sicèle)

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A quoi comparer
Notre vie en ce monde ?
A la barque partie
De bon matin
Et qui ne laisse pas de sillage.

Chronique : 1er mai

Lu :

Si vous êtes levé ce matin
avec plus de santé que de maladie,
vous êtes plus chanceux que le million de personnes
qui ne verra pas la semaine prochaine.

Si vous n’avez jamais vécu le danger d’une bataille,
la solitude de l’emprisonnement,
l’agonie de la torture,
l’étau de la faim,
vous êtes mieux loti
que 500 millions de personne.

Si vous pouvez aller dans n’importe quelle église
sans peur d’être menacé, torturé ou tué,
vous êtes plus libre
que 3 milliards de personnes.

Si vous avez de la nourriture dans votre frigo,
des habits sur vous,
un toit pour vous abriter et dormir,
vous êtes plus riches
que 75 % des habitants de la terre.
Si vous avez de l’argent à la banque
et de la monnaie dans votre poche,
vous faites partie
des 8 % les plus privilégiés du monde.

Si vous pouvez lire ce message,
vous venez de recevoir une double bénédiction,
parce que quelqu’un a pensé à vous en faire profiter
et surtout,
parce que vous ne faite pas partie
des 2 milliards de personnes
qui ne savent pas lire !
Auteur inconnu.

Bonne journée

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