posts dans la catégorie 'Extraits'


Paul Claudel (1868-1955)

58196paulclaudelmedium.jpgIl n’y a vraiment de joie que de réunir ensemble, de nombreuses chose dans son esprit et beaucoup d’être ensemble dans son cœur.

Charles Ferdinand Ramuz (1878-1947)

58195ramuz.jpgLe mot d’humanité… suggère alors à peu près cette forme d’esprit qui empêche d’être en repos tant qu’autrui ne partage pas les avantages dont on jouit soi-même.

Jorge Semprun (1923-07/06/2011) : L’Ecriture ou la vie

58188semprun.jpgLe bonheur de l’écriture, je commençais à le savoir, n’effaçait jamais ce malheur de la mémoire. Bien au contraire: il l’aiguisait, le creusait, le ravivait. Il le rendait insupportable. p.212

On a le droit de faire sursauter un lecteur, de le prendre à rebrousse-poil, de le provoquer à réfléchir ou à réagir au plus profond de lui-même: on peut aussi le laisser de glace, bien sûr, lui passer à côté, le manquer ou lui manquer. Mais il ne faut jamais le dérouter, on n’en a pas le droit : il ne faut jamais, en effet, qu’il ne sache plus où il en est, sur quelle route, même s’il ignore où cette route le conduit. p.99

Gracchus Babeuf (23-11-1760/27-05-1797)

58175gracchusbabeuf.jpgLa terre n’est à personne, les fruits sont à tout le monde.

Jean de La Fontaine : Le renard et le buste

58237lafontaine.jpgLes grands, pour la plupart, sont des masques de théâtre ;
Leur apparence impose au vulgaire idolâtre.

Milan Kundera (1929 – …) : L’insoutenable légèreté de l’être

On ne pourra jamais déterminer avec certitude dans quelle mesure nos relations avec autrui sont le résultat de nos sentiments, de notre amour ou non-amour, de notre bienveillance ou haine, et dans quelle mesure elles sont d’avance conditionnées par les rapports de force entre individus. La vraie bonté de l’homme ne peut se manifester en toute pureté et en toute liberté qu’à l’égard de ceux qui ne représentent aucune force. Le véritable test moral de l’humanité (le plus radical, qui se situe à un niveau si profond qu’il échappe à notre regard), ce sont ses relations avec ceux qui sont à sa merci : les animaux. Et c’est ici que s’est produite la faillite fondamentale de l’homme, si fondamentale que toutes les autres en découlent.

Jacques Prévert (4-02-1900/11-04-1977)

Quand je ne serai plus, ils n’ont pas fini de déconner.
Ils me connaîtront mieux que moi-même.

Cécile de Kervasdoué

Entendu :  » Ne rien faire une heure par jour, sans avoir peur de l’ennui, ça vaut toutes les thérapies : cela permet d’affronter le temps mort, la solitude et notre propre mort sans crainte ; de prendre plaisir aussi avec sa propre personne… mais surtout rappelle la Repubblica: l’ennui est l’élément indispensable à une pensée libre et créatrice, loin de tout prêt à penser. «  L’intégrale

58-122 : doux et ensoleillé

Entendu : Il ne sert à rien d’être l’homme le plus riche du cimetière. Vous ne pouvez conclure aucune transaction de là. Harland D. Sanders (1890-1980)

Photo du jour :

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58-113 : printanier

Entendu : Il y a dans l’admiration je ne sais quoi de fortifiant qui dignifie et grandit l’intelligence. Victor Hugo (1802-1885), Post-Scriptum de ma vie (1901)

Entendu : C’est aberrant de voter pour le FN. Ce n’est pas mes racines. Ca me fait peur ! Johnny Halliday, Entretien au Parisien

Blog : Journal intime d’une pro-Ana

Henri de Montherlant (1895-1972) : La Guerre civile

Je suis la Guerre civile. Et j’en ai marre de voir ces andouilles se regarder en vis-à-vis sur deux lignes, comme s’il s’agissait de leurs sottes guerres nationales. Je ne suis pas la guerre des fourrés et des champs. Je suis la guerre du forum farouche, la guerre des prisons et des rues, celle du voisin contre le voisin, celle du rival contre le rival, celle de l’ami contre l’ami. Je suis la Guerre civile, je suis la bonne guerre, celle où l’on sait pourquoi l’on tue et qui l’on tue : le loup dévore l’agneau, mais il ne le hait pas ; tandis que le loup hait le loup. Je régénère et je retrempe un peuple ; il y a des peuples qui ont disparu dans une guerre nationale ; il n’y en a pas qui aient disparu dans une guerre civile. Je réveille les plus démunis des hommes de leur vie hébétée et moutonnière ; leur pensée endormie se réveille sur un point, ensuite se réveille sur tous les autres, comme un feu qui avance. Je suis le feu qui avance et qui brûle, et qui éclaire en brûlant. Je suis la Guerre civile. Je suis la bonne guerre.
Extrait de sa pièce de théâtre et entendu ce matin sur France Culture dans  » Les Nouveaux chemins de la connaissance : L’art de la guerre : La guerre civile « 

Nina Leen

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lire, c’est regarder la mort sans la voir, sans y croire, les yeux béants, les yeux béats.
Camille Laurens (1957 – …)

63 / Jeff Manzetti – mars 2006

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Etre belle… C’est un métier !
Emilienne d’Alençon (Emilie André) (1869-1946)

 

10 septembre

Date : 1796 : Les derniers partisans de Babeuf, théoricien français d’une forme de communisme agraire, soulèvent les soldats du camp de Grenelle contre le Directoire. Dénoncés et manipulés, les insurgés tombent dans un piège. L’extrême-gauche révolutionnaire est écrasée.

Pensée : On n’a recours aux invectives que quand on manque de preuves. Denis Diderot / 1713-1784 / Pensées philosophiques

Rugby : Bien sur TF1 retransmet la coupe du monde en fonction de ses intérêts et non de ceux du téléspectateur. Lamentable ! J’aurais bien aimé voir jouer les Japonais et les Américains, qui ne viennent pas souvent en Europe et que je n’ai encore pas vu sur un terrain. Mais au lieu de ça on a eu droit à ces prétentieux de sud-africains contre les samoans, qui se sont battus vaillamment. Je crois que les jeux sont fait : Nouvelle-Zélande !

 

22 juillet, ensoleillé

Lu : La société sans classes : « Partout où la propriété est un droit individuel, où toutes choses se mesurent par l’argent, là on ne pourra jamais organiser la justice et la prospérité sociale, à moins que vous n’estimiez parfaitement heureux l’État où la fortune publique se trouve la proie d’une poignée d’individus insatiables de puissance, tandis que la masse est dévorée par la misère. Aussi quand je compare les institutions utopiennes à celles des autres pays, je ne puis assez admirer la sagesse et l’humanité d’une part et déplorer de l’autre, la déraison et la barbarie. »extrait de Thomas More, L’Utopie, Louvain, 1516.

Vu : Je reviens d’une visite chez ma mère. Sa rue est un cul-de-sac bordée de très peu de maison, entouré de champ et longeant la rivière. Et aujourd’hui ce chemin est colonisé par un groupe de peintres amateurs qui ont ainsi un excellent point-de-vue sur la ville. On passe donc au milieu des chevalets, des tableaux et des petits groupes d’artistes tous avec chapeaux et discutant.

Le beau-père espagnole de ma deuxième sœur est en visite sans son épouse. Il est monté du sud et repart demain. Nous avons discuté travail. Il a un indéfinissable accent.

Visite : http://celebration-colette-nys-mazure.over-blog.fr/article-10845917.html

5 juillet, amère

Lu : Ecrire, c’est aussi ne pas parler. C’est se taire. C’est hurler sans bruit. Marguerite Duras.

Qu’est-ce qu’on ne donnerait pas pour avoir écrit une phrase pareille. Ecrire, c’est hurler sans bruit. C’est tellement vrai.

Réflexion : Y’a-t-il une chose de sûre dans les relations humaines ? Y’a-t-il une once de sincérité entre homme et femme ? Y’a-t-il un moment de vérité ? Y’a-t-il autre chose dans cette vie que le superficiel, la tromperie, l’incompréhension, l’incommunicabilité ? Peut-il exister une vraie communion entre deux êtres, sans une parcelle de doute ? de dissimulation ? de mensonge ? de malentendu ? Mais le pire ce sont nos illusions, nos rêves et tous les manquent de notre éducation et de notre instruction qui nous conduisent à des confusions, des quiproquos avec les autres en plus de la solitude intérieure.

John Donne : Devotions upon Emergent Occasions – 1624

Aucun homme n’est une île, un tout, complet en soi ; tout homme est un fragment du continent, une partie de l’ensemble ; si la mer emporte une motte de terre, l’Europe en est amoindrie, comme si les flots avaient emporté un promontoire, le manoir de tes amis ou le tien ; la mort de tout homme me diminue, parce que j’appartiens au genre humain ; aussi n’envoie jamais demander pour qui sonne le glas : c’est pour toi qu’il sonne.

29 mai, triste

Lu : Ecarte-toi des lieux où l’on parle trop fort ou trop bas.
Johann Heinrich Pestalozzi (1746-1827)

Blog : Je parviens seulement (23:10) à entrer dans mon blog. Pourquoi ?

Discussion : Fabien un stagiaire qui fait des études d’histoire-géo à Besançon. Il prépare un mémoire sur les Gracques. Il ne semblait pas connaitre Grachus Babeuf.

Victor Hugo (1802-1885)

075hugo.jpgLu : (…) ce génie particulier de la femme qui comprend l’homme mieux que l’homme ne se comprend. Les Misérables
J’ajouterai : … et mieux que l’homme ne la comprend.

Blog-notes : 29 avril, jour de fête et d’orage

Lu : La décision chrétienne de trouver le monde laid et mauvais a rendu le monde laid et mauvais. Friedrich Nietzsche

Et cela est valable pour beaucoup de religions.

Puisque tes jours ne t’ont laissé
Qu’un peu de cendre dans la bouche,
Avant qu’on ne tende la couche
Où ton cœur dorme, enfin glacé,
Retourne, comme au temps passé,
Cueillir, près de la dune instable,
Le lys qu’y courbe un souffle amer,
— Et grave ces mots sur le sable :
Le rêve de l’homme est semblable
Aux illusions de la mer.
Paul-Jean Toulet

J’ignorais tout de lui jusqu’à ce soir : grave lacune.

 

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