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D…

Tu sais, le temps passe ! Je vois d’autres visages, d’autres paysages, d’autres femmes, d’autres charmes ! Je fais de nouvelles connaissances ! De nouvelles expériences ! J’apprends ! Je me blesse ! Je regrette ! Je lis ! Je rêve ! Je ris ! Je parle ! Je chante ! J’écris ! J’écoute ! J’apprends !

Mais… je ne t’oublie pas, tu sais !

L’Entremetteuse

Sa table était tout au fond dans un coin de la longue salle d’étude près d’une fenêtre. Le dos appuyé au mur et les jambes allongées sur la chaise voisine, il lisait. Claire arriva et lui demanda:
- La place est libre ?
- Oui !
Il retira ses jambes, posa son livre et ses coudes sur la table. Elle s’assit.
- Qu’est-ce que tu veux ? «  demanda-t-il.
- Rien ! Ou plutôt si ! Mais parle doucement.
- Ah, je vois !
Il approcha son visage très près du sien. Son regard buvait les traits de Claire.
- Laisse-moi deviner ! Tu as une copine qui…
- Oui ! a flashé sur toi !
Elle était surprise de son intuition.
- Et c’est toi qu’elle a envoyé faire la commission. Bonne idée je l’en remercie. Mais c’est non !
- Tu as quelqu’un ?
- Non ! Tu le saurais d’ailleurs.
- Pourquoi ?
- Je me comprends.
- Tu veux pas savoir qui c’est ?
- Non !
- C’est Eugènie !
- C’est pas mon genre.
- Tu as un genre toi ?
- Oui ! Très précis.
Il ne la quittait pas des yeux.
- Eugènie c’est une fille bien. Elle a refusé beaucoup de garçons.
- Je n’en doute pas mais elle a tort.
Son regard était doux. Il semblait caresser son visage. Il remit même une de ses mèches en place.
- C’est quoi ton genre.
Elle avait tourné la tête et regardait la salle devant elle.
- Moi je sais le tien ! C’est le l’Bob !
Elle ne répondit pas. Elle jouait avec une des ses bagues. Il reprit.
- Tu vas être gêné si je te le dis. C’est toi !
Elle le regarda.
- Eh oui ! Toi ! Pas une autre ! Aucune autre !
Il semblait jubiler de sa surprise.
- Elle me ressemble Eugènie !
Il rit si fort que des têtes se retournèrent.
- Puis quoi encore. Tu me l’as propose maintenant en lot de consolation ? Mais moi je veux l’originale et pas une copie pleine de défauts.
Elle ne disait plus rien et n’osait plus le regarder.
- Personne ne te ressemble et surtout pas elle, il te l’a pas dit Bob. Et je préfère être seul que mal accompagné. Mais toi tu n’as pas ces problèmes-là ?
Elle se leva et en le toisant du regard en souriant :
- J’ai pas dit ça !
Eugènie lui demanda quand elle revint vers elle :
- Alors ?

- C’est non pour toi !
Il avait reprit sa lecture. Mais quand elle jeta un regard dans son coin, il baissa son livre et elle ne put s’empêcher de lui sourire.

La soirée

A cette époque-là nous formions une équipe de collègues soudée et amicale. Nous organisions des sorties hors du travail et au moins une fois par mois nous nous retrouvions à  » L’Entresol ». C’était un restaurant, du centre ville, installé dans de vieilles caves voûtées. Son caractère intime et chaud nous plaisait beaucoup.

Ce soir-là, à notre arrivée en bas des escaliers de pierres, nous avons été accueillit, non par le chef de salle, mais par le patron en personne. « Ce soir,, nous filtrons les entrées. Votre table est prête bien sûr, mais nous avons comme cliente, Marie D… avec toute l’équipe de son nouveau film. Ils tournent dans le Haut-Doubs. Je vous serais reconnaissant de vous montrer discrets et de ne pas la déranger pour des autographes ou autre chose. Merci beaucoup et bonne soirée.  » Pour son établissement c’était une première, c’était le cas de le dire.

La nouvelle nous plu aussi beaucoup. Ce petit événement apportait un plus à notre soirée. Nous allions voir de près Marie. Certains d’entre nous savouraient déjà le plaisir qu’ils auraient demain à raconter cela autour d’eux.

Dès que nous fûmes installés, dans notre petit coin, la conversation roula sur elle. Tout y passa : son physique, ses films, ses chansons, ses hommes. Les femmes comme les hommes ne tarissaient pas d’éloges. Elle était jeune, belle, et célèbre. On l’enviait.

Sa troupe était autour de plusieurs tables dressées entre les piliers au milieu de la salle. On y discutait fort, on riait, on jouait de la guitare.
Déborah demanda à Jean :
- T’en pense quoi, toi, Jean, de Marie D.?
- Rien ! C’est une femme comme toutes les autres !
- Et bien moi, dit Paul, j’aimerais en avoir une comme ça de femme-comme-toutes-les-autres !
- Tu le penses vraiment ? «  reprit Déborah.
- Oui, bien sûr ! Peut-être un peu plus égocentrique et narcissique, mais c’est tout !
Jean était de dos à la salle. A aucun moment il ne se retourna. Il semblait plus intéressé par Déborah.
Nous finîmes néanmoins par oublier leurs présences et par discuter d’autre chose : le travail bien sûr, les vacances forcément, nos prochaines sorties, les soucis familiaux de certains et du cadeau que nous voulions faire à une future mariée dans la maison.
La soirée était bien avancée quand nous décidâmes de partir. Certains n’en avaient pas envie.  » C’est bien ce soir ici !  » disait, Jocelyn.
Pour regagner la sortie nous avons dû retraverser la salle et longer la table des V.I.P. A notre passage, Marie D… dit assez fort :
- Jean !
Il s’arrêta, la regarda. La tablée s’était tue. Jean fit les quelques pas qui le séparaient de sa chaise. Elle se leva. Ils se firent la bise.
- Tu ne m’aurais rien dit !
- Non !
- Tu n’as pas changé. Tu viens toujours ici !
- Eh, oui !
- Toujours avec une jolie fille, dit-elle en regardant Déborah.
- Ne dit pas ça !
- Tiens !
Elle lui tendit un papier qu’il fourra dans une poche rapidement, puis il lui fit la bise et nous rejoignit.
Elle se rassit sans le quitter des yeux. Lui en arrivant vers nous qui l’attendions à la porte nous demanda :
- S’il vous plaît ne dites rien.
Nous partîmes suivit par les regards interloqués du patron et du barman.
Dans les escaliers et puis dans la rue, nous ne nous sommes pas retenu de l’abreuver de questions : mais d’où tu la connais ? Pourquoi tu n’as rien dit ? Tu lui aurais pas parlé ? C’est quoi ce papier ? Jean était sombre et silencieux.
- Vous m’auriez cru de toute façon ?
- ça t’as raison, acquiesça Paul.
- Elle m’a gâché la soirée !, dit-il en regardant Déborah.
- Non, moi j’ai bien aimé la voir. Tu me ramènes ?, dit celle-ci.
Oui !
A ce moment-là, Jean retrouva le sourire et même sa bonne humeur.
- Avant on pourrait aller boire un verre, ailleurs, pour oublier tout ça.
– Si tu nous parles un peu d’elle.
Mais il éluda toutes nos questions en répondant à côté de la plaque et en faisant de l’humour. Finalement nous avons eu pour toute explication, cette phrase laconique :  » Elle a eu une vie avant d’être célèbre ! « . Il n’est jamais revenu sur le sujet.

Le Visiteur

    Lorsque l’envie m’est venu de vous raconter cette histoire plusieurs débuts se sont présentés à moi. Car, ce n’est qu’une fois que nous avons comprit ce qui se passait que certains petits événements précurseurs nous sont apparus comme étant en relation avec elle.
    Néanmoins j’ai choisis de commencer par ma chronologie personnelle. Je suis né dans un petit village du Jura (la montagne, non le département), Ahon. Comme il ne possédait aucune industrie j’ai dû à l’âge adulte, si on l’atteint un jour, trouver un travail dans une ville assez éloignée.
    Une fois mes parents disparus je n’avais plus de raison d’y revenir. Néanmoins, une dizaine d’années après mon départ, la liquidation de la maison familiale m’amena un matin d’août à faire le voyage. Je le fis par une belle journée ensoleillée et je savourais ces retrouvailles avec mon enfance.
    Arrivé sur la place du village ce fut la propreté des lieux qui me surprit immédiatement. Tout avait été remit à neuf. La chaussée, les trottoirs, les fontaines, les façades, les parterres de fleurs, les enseignes, les chemins, etc. Au cour de ma visite je découvrit que l’on avait comme passé un immense coup de torchon et de pinceau sur la totalité du village.
    Les arbres étaient taillés, les berges des deux rivières tondues, toutes les murettes remontées… les chemins entretenus autant que les rues et les ruelles… Pas un brin de rouille sur une barrière ni une pierre noircie par la pollution des voitures. Pas un coin de peinture écaillée sur un volet, pas une faute de goût… J’étais dans un village témoin !
    La maison familiale avait elle aussi reçu son ravalement. Ma sœur m’expliqua que la mairie en avait prit en charge la plus grosse partie et que la location avait payé le reste.
Elle ajouta : ” T’es allé voir la château ? “.

Fleur : La Fête

II

Pour se garer, Jean alla jusqu’au petit parking. La route surplombait le parc où la fête avait lieu. Elle était organisée en son honneur, pour son retour. Il ferma sa voiture et revint sur ses pas. Mais au bout du chemin, il l’aperçut. Elle souriait. Qu’est-ce qu’elle faisait là ?

Il s’arrêta net. Comme elle lui ressemblait. Son envie de faire demi-tour, fut aussi forte que sa colère d’être venu. Non seulement il n’était pas guérit mais ce qu’il avait redouté le plus lui arrivait.

Elle vint à sa rencontre. Il ne pouvait plus partir.

- Je suis sa fille.

- J’ai vu

- Je lui ressemble tant que ça ?

Jean avait la gorge nouée et ne trouvait pas les mots. Elle avait dit cela en lui faisant la bise et en lui prenant le bras.

- Je guettais votre arrivée depuis le bas. Je savais que ça vous ferait quelque chose. Venez ! Tout le monde vous attend. Je ne voulais pas que vous me rencontriez devant les autres et qu’ils voient votre surprise.

- Merci !

- J’étais tellement impatiente de vous connaître.

- C’est gentil !

Elle vit que le regard de Jean était embué.

- Et votre prénom c’est…

- Claire, bien sur !

- Et oui ! Suis-je bête !

- C’est vous qui l’avez choisi sans la savoir.

Ils rejoignirent les autres invités. Marcher lui fit du bien. Mais son coeur battait la chamade. Lui qui s’était sentit si fort s’apercevait d’un coup qu’il avait décidé ce pèlerinage par faiblesse.

Des tables avaient été dressées sur la pelouse et garnies d’un buffet froid. Chacun se servait et par petits groupes on discutait. Les enfants circulaient au milieu de tout ça en traînant de ballons.

Ils étaient tous là. Un à un ils disaient bonjour. Elle restait à côté lui. Ils avaient changés : grossis, blanchis, maigris, grandis, mûris… Lui au contraire, à ce que tous lui dirent n’avait pas changé.

- Tu es le même. C’est incroyable. Comment tu fais ?

On lui présenta les nouveaux venus ; nouvelles branches ou nouveaux greffons.

- Claire pouvez-vous faire une photo ?

Elle partit et il la regarda s’éloigner avec regrets.

- Elle lui ressemble hein, dit Anne.

- Oui !

- Tu dois…

- Qui est le père ?

- Tu ne sais pas ? Elle est allée dans une banque de sperme.

- C’est toi qui l’a invité ?

- Non ! C’est maman. Elle lui avait fait savoir que le jour où tu viendrais elle aimerait te voir. Elle a tenu parole tu vois. Elle vient voir souvent maman.

Jean partit faire le tour du propriétaire. Tout était comme avant mais rien n’était plus pareil.

- Comme t’as grandit toi ! dit-il à un peuplier en tapant sur le tronc. – T’es beau.

- Déjà seul Jean ? Tu viens à peine d’arriver et tu t’esquive déjà !

- Non ! non !

- Si ! Si ! Je te connais ! Tu t’ennuies ! Tu as vu Claire ! C’est une fille bien tu sais. J’ai vu qu’elle était allée à ta rencontre. Elle a du coeur cette petite. C’est un être plein de tact

- Je suis tellement content de te revoir mamie. Il lui passa un bras autour des épaules.

- J’avais peur de partir sans t’avoir revu, tu sais. Jean la serra contre lui.

- Je ne t’aurais jamais fait ça, mamie !

Fleur : La Visite

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I

Jean n’entendait – mis à part les chants d’oiseaux dans le petit jour – que le crissement des graviers sous ses pas. Comme on le lui avait dit, elle était au bout de l’allée centrale.

Juste dans l’alignement du chemin, il voyait à l’horizon le ciel rougit par le lever du soleil. La dalle était comme toutes les autres : deux dates, son nom et son prénom. Sa douleur alors se raviva démesurément.

- Fleur ! dit-t-il doucement la voix enrouée.

Il avait choisi ce moment de la journée pour être sur de ne rencontrer personne. Il n’avait pas pris de fleurs. Il n’avait pas pu. Il aurait dû accepter qu’elle était maintenant, au même rang que les autres ici, c’est-à-dire hors de ce monde et ça il ne le pouvait pas.

 » Je n’ai pas pu  » lui dit-il. Il sortit le petit carnet qu’il avait toujours dans la poche arrière de son pantalon et écrivit : je t’aime encore. Il arracha la page et la posa sur la dalle avec un peu de gravier dessus pour que la brise ne l’emporte pas trop vite.

Il resta un long moment dans ses pensées, puis reprit l’allée. Le soleil était maintenant au-dessus de l’horizon. Elle restait derrière lui, mais il sentait son regard et il savait que sous la pierre reposait avec elle le meilleur de lui-même. Il eut un léger frisson.

Le Mouvement

Ce matin-là Anne se leva à six heures précises. Elle ne voulait rien rater des événements de la journée, qui devaient être retransmis à la télé à partir de sept heures. La semaine dans sa totalité était fériée, donc, elle et son mari, Simon, étaient de repos. Lui resta au lit.
- Il n’arrivera qu’à dix heures, pourquoi, regarder avant ?
- Je suis anxieuse tu peux pas savoir. On attend ce moment depuis si longtemps. Je me demande à quoi il ressemble.
Après avoir prit sa douche, elle sortit acheter du pain. La rue était calme et elle fit deux ou trois rencontres avec lesquelles elle papota. Elle ne cessait pourtant de se demander pourquoi elle, militante depuis 5 ans n’avait pas reçu de mission.
Quand Simon se leva, il alla comme chaque jour imperturbablement ouvrir son ordinateur dans son petit bureau et envoya un message. Anne était assise devant la télé est regardait une émission sur le Mouvement.
- Il raconte n’importe quoi.
- Ah ! Bon ?
- Ils disent que le Mouvement est vieux de 15 ans. Mais il est bien plus vieux.
- Comment tu le sais ?
- Par des Vétérans !
- Ah ! Bon !
- Pourquoi tu n’en as jamais voulu faire partie ?
- ça ne m’intéresse pas.
- Tu as peut-être bien raison ! Aujourd’hui je n’ai pas reçu de mission, ni d’affectation. Tu t’imagines.
- Elles peuvent encore arriver non ?
- Oui !
Mais elle n’y croyait pas. Elle y voyait une injustice.
- Ce n’est qu’un oubli je pense.
On frappa à la porte. Elle ouvrit à un voisin.
- Tu as vu la rue, Anne ?
Elle sortit. Des Gardes en uniforme y étaient alignés de chaque côté sur toute la longueur.
- Il va passer ici ?
- Je ne sais pas.
- Tu pourrais te renseigner.
Après avoir parcouru une vingtaine de mètres elle reconnut un garde en chef :
- Qu’est-ce qui se passe ?
- Je n’en sais pas plus que toi ! Mais c’est le grand décorum. Je n’ai pas vu ça ailleurs.
De retour à la maison elle eut beaucoup de mal de sortir Simon de son ordinateur.
- La rue est remplie de Gardes.
- Tant mieux. Tu seras aux premières loges comme ça.
Elle retourna dehors. Elle ne revint que vers dix heures moins le quart.
- Tu devrais venir voir. Des caméras de télévision sont arrivées.
- Je tape encore ça et j’arrive.
Elle repartit au salon et en revint aussitôt.
- Notre rue est à la télé, je sorts.
- ça se précise.
Simon se changea et s’assit dans un fauteuil. Il regardait la télé mais pensait à autre chose. Anne vit bientôt une dizaine de voiture remonter la rue et s’arrêter devant sa maison. En descendirent des chefs des vétérans. Ils entrèrent dans le jardin et allèrent à la porte. Anne revint sur ses pas.
- Que voulez-vous ?
Mais Simon avait ouvert la porte. Il portait l’uniforme de la garde avec le brassard, noir et doré.
- X527A
- Le code secret du jour ! dit Anne.
Les hommes se mirent au garde à vous. Anne ne comprenait plus rien. Deux femmes vinrent l’encadrer. Le chef des gardes s’avança. Simon lui posa la main sur l’épaule :
- Connétable !
- Moi aussi je suis fier de te rencontrer Vincent.
L’homme avait les larmes aux yeux. Le Connétable, celui qui avait initié le Mouvement était devant lui, celui avec lequel il correspondait tous les jours depuis quinze ans sans jamais l’avoir vu était là en face de lui.
- Aller Vincent on y va.
Simon s’approcha de Anne qui pleurait.
- Maintenant tu sais pourquoi tu n’as pas reçu d’affectation. Elles vont prendre soin de toi. Bonjour Myriam. Bonjour Rachida.
Il salua ses voisins comme chaque jour. Alors toute la rue retentit du cri de ralliement du mouvement que les Gardes poussèrent : Tous unis !
Simon monta à l’arrière d’une voiture. Il tendit la main au chauffeur, celui-là même auquel le matin il avait demandé de le conduire.
- Bonjour Paul !
L’homme se retourna.
- Je suis tellement heureux de te voir.
- Moi aussi ! Démarre ne nous mettons pas en retard.
Les voitures partirent.
Le cortège prit la direction de l’aéroport sous les cris et les applaudissements. Là, le Connétable devait prendre l’avion pour rejoindre l’hexagone dans la nouvelle capitale.
Anne à la maison ne revenait pas de sa surprise. Son téléphone sonnait sans cesse mais les jeunes femmes répondaient à sa place. Simon était Le Connétable.

Protégé : Sandra IV

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