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57-333

Les feuilles,
que l’on dit mortes
courent sur la route,
avec le vent !

Brouillard

Il se terrait depuis mars au fond des forêts, des ravins et des grottes.
Timidement il pointait son nez les jours de pluie.
Septembre l’a ramené !
Tous les matins il s’étale sur les hauteurs.

puis descend dans la vallée et cache le soleil.
Le brouillard !
Nuage tombé du ciel comme un oiseau à l’aile brisé.

Sonne le glas !

Sonne le glas. Il est seize heure.
Au milieu de la vie qui continue, elle s’en va.
Pour une dernière fois, son nom va être évoqué.
Pour la dernière fois, elle traversera le village ensoleillé.
Puis, insensiblement son souvenir va s’effacer
pour n’être plus un jour que quelques lignes sur du papier
pour n’être plus que quelques photos à identifier.
Elle emporte avec elle ses espoirs, ses chagrins et ses joies !
ses déceptions, ses illusions et ses rêves de jeune fille.
Même le tumulus qui ce soir la recouvrira,
sera usé par le temps et n’arrêtera plus les passants.
A quoi cela sert-il tout le mal qu’on se donne à vivre ?
Bientôt notre tour viendra !
Quel est le sens caché à tout cela ?

Peur…

… de la maladie !
… du sida !
… de l’amour !
… de l’altérité!
… du qu’en dira-t’on!
… des curés!
… de la différence !
… du cancer !
… de la vieillesse !
… d’alzaimer !
… de la mort !
… d’un dieu !
… du chômage !
… de l’étranger !
… de la faim !
… de la guerre !
… de l’inconnu !
… du terrorisme !
… de l’insécurité !
… de la police !
… du changement climatique !
… des jeunes!
… de l’avenir !

 

… il est important pour certains qu’on ait peur !
comme ça, on se tient à carreau !

Complainte des anti-proverbes !

Celui qui a bu,
boira !
Celui qui à bandé
Débandera !

Celui qui a barbouillé
Débarbouillera !

Celui qui a battu,
Débâtera !

Celui qui a boisé,
Déboisera !
Celui qui a boité,
Déboîtera !

Celui qui a bordé,
Débordera !
Celui qui a bouché,
Débouchera !

57-087

J’aime :
les bourrasques de brouillard !
les nappes de soleil !
les couchers de grêle !
les averses de vent !
les tornades de lune !
les pluies de plomb !

Evasion…

56320feuille.jpg

Depuis le printemps,
elle attendait,
elle l’attendait

sa délivrance.

Enfin, était arrivée,
sa belle parure dorée.

Lui, à chacun de ses passages
il l’avait frôlé,
caressé,
fait frissonné !

Et, aujourd’hui,
il l’avait emporté.

Maintenant,
il la faisait danser,
virevolter,
courir sur le sol
au milieu de ses sœurs !

Pour la première fois
elle se sentait vivre et libre !

Pourtant elle n’était,
dans les bras du vent,
qu’une feuille morte
qui ne passerait pas l’automne !

Soir de fête…

Par le chemin désert et sombre
nous rentrions, un peu avant minuit
tout étourdit de la musique, du bruit
et de la griserie des manèges.

Nous ramenions notre lot de berlingots
et de bonbons des Vosges,
de porte-clés et de sifflets,
de souvenirs et de regrets.

Les étoiles filantes d’août,
nous faisaient lever la tête
et les verts luisants
perçaient l’obscurité des fossés.

Plein d’une fatigue inconnue
nos fredonnions
la chanson scie de l’été
et attendions notre destinée !

Seul le poète…

Le poète, seul, connait la valeur et la puissance des mots !
Lui seul sait les placer dans la phrase,
dans la bonne lumière,
pour qu’ils se mettent en valeur mutuellement
pour qu’ils expriment pleinement leur sens !
Il en est avare.
il construit sa phrase pour eux et non avec eux.

Le poète est le jardinier des mots !

Instant…

Vous marchiez à côté de moi, avec quelques pas d’avance.
Vous m’offriez en plus d’un parfum léger, les lignes douces et arrondies de votre profil.
Une onde de chaleur, provoquée par les mouvements gracieux de votre corps, parcouru le mien.

Passage !

Comme…

… le premier chant d’oiseau de l’aurore !
… le cri de l’enfant s’éveillant à la vie !
… l’envolée d’une nuée d’étourneaux, dans le soleil couchant !
… mon cœur a bondit en croisant ton regard et en revoyant ton visage !

Avant la pluie !

Poursuivant son interminable voyage, le vent arrive ! Doucement, puis en force, il accompagnera la pluie, il passera et s’en ira. Il emportera au loin nos parfums, nos chants et nos rires ; nous laissera l’envie de courir, de le poursuivre et des regrets de liberté.

Le D….

De nuit comme de jour
Il suit son cours
Il court vers Marseille
murmurant son amour !

De nuit comme de jour
Il fuit son cours
Il court vers le soleil
Et à la Saône fait la cour !

De nuit comme de jour !

Mémoires

Toutes ses voisins, amis et connaissances sont réunit dans l’église. Le cercueil entre, porté par les pompiers. La famille suit. Ses petits-enfants et arrières-petits-enfants sont venu de loin. C’est l’une des rares fois où ils traverseront le village et entreront dans le temple. Que savent-ils de cet aïeul ? Si peu ! Sa mémoire est dans cette assistance inconnue d’eux ! Chaque spectateur en conserve une parcelle, parfois courant sur des dizaines d’années. Eux, repartiront en laissant cette saga, leur saga derrière eux !

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Moi : Journée bien chargée ; toujours sans café.

Inspiration :

Dans ses yeux bleus, y’a toutes les mers et tous les ciels !
Y’a une voile blanche et un nuage !
Y’a une île et une grande plage !
Dans ses yeux bleus, y’a un voyage !
Y’a une plage sur une île !
Y’a tous les bonheurs possibles !

Jogging

je cours !
je cours obstinément !
je cours contre le vent !
je cours contre le temps !
je cours !

je cours !
je cours éperdument !
je cours par tous les temps !
je cours contre les ans !
je cours !

je cours !
je cours sérieusement !
je cours pour tuer le temps !
je cours après moi-même !
contre le cours du temps !

Aurore

Au lever du jour,
En écoutant les chants d’oiseaux,
Qui peut dire,
S’il en manque un depuis la veille ?
Et la vie continue !
Il en sera de même pour moi !

Je voudrais…

Je voudrais…

  • Que mon avenir et mon espoir soient dans ton regard !
  • Que ma vie ait la couleur de tes yeux : bleu !
  • Que mon horizon soit la ligne de ton profil !
  • Que l’émail de mon blason soit le blond de tes cheveux !
  • Que ma force soit dans tes mains !
  • Que ma chrysalide soit dans tes bras !
  • Que mon ivresse soit dans le velours de ta peau !
  • Qu’entre mes doigts ta chevelure soit un ruisseau !
  • Que le repos de ma tête soit dans la cambrure de tes reins !
  • Que mes pommes de la conaissance soient tes seins !
  • Que mon miel soit dans ta bouche !
  • Que ma joie soit dans ton sourire !
  • Que mon oasis soit dans ton sexe !
  • Que mon élixir soit ta rosée !
  • Que mes fers soient tes cuisses !
  • Que l’argile sous mes mains soit ton corps !
  • Que mon chant préféré soit ton rire !

Les Inséparables

Debout, sur la plage de l’avenir, il est un âge où l’on regarde les cadeaux que vous apporte la vie sans les reconnaître. Ce soir Co je me souviens :
- de ton parfum !
- de ton sourire !
- de nos promenades !
- de ton bras sous le mien !
- de Besançon !
- du belvédère !
- de ses couchers de soleil !
- de nos soirées chez toi !
- de tes confidences !
- du café du Théâtre !
- de ses cappuccino !
- de ta robe rouge !
- de l’orage !
- de nous deux sous un parapluie !
- de toutes ces journées jusqu’à minuit !
- de la curiosité des autres !
- de ce surnom !
- de ta jalousie !
- de notre nuit ! Co, je me souviens ! Même si chaque jour s’acharne à effacer ton souvenir !

Envie !

Elle traverse la place. Il tourne autour d’elle, joue avec ses cheveux blonds et défait sa coiffure. Il caresse ses joues et son cou, effleure ses lèvres et même ses yeux bleus. Il se serre contre elle et écarte ses habits qu’elle retient doucement. Il s’insinue sous ses bras et entre ses jambes. Il se remplit de son odeur et de son parfum.

Admiratif, je le regarde faire et l’envie. Je suis jaloux de lui, bien que j’aie toujours aimé le vent. (2006-12-09)

Le Sable !

Que sont devenus les jours d’été de mon enfance,
Lorsque, à la rivière nous descendions nous baigner ?
Sous le tilleul retentissaient les cris des filles éclaboussées !

Comme les feuilles d’automne, ils s’en sont allé, au fil de l’eau.
Ce soir d’octobre, sur la plage, les yeux fermés, je les ai retrouvé.
C’est moi, qui m’en était éloigné, au fil des années !

La Comté…

Je sais tes forêts de sapins et tes coins de muriers…
Je sais tes chemins creux et tes anciens vergers…
Je sais tes hivers rudes et tes automnes dorés…
Je sais tes neiges de printemps et tes orages d’été…
Je sais le tintement des clarines dans les près…
Je sais ta gentiane et tes vignes d’Arbois…
Je sais ton vin jaune et ton “Comtois rends-toi “…
Je sais le temps a passé, mais ne me rendrai pas !
Je sais me méfier du regard qui rend ivre…
Je sais pour l’avoir vu, où se cache ta Vouivre…
Je sais le soleil sur le Doubs et sa fille la Loue…
Je sais tes grottes et tes gouffres, tes combes et tes biefs…
Je sais tes ruisseaux clairs qui m’ont désaltérer…
Je sais tes aigles d’empire par le lion remplacés…
Je sais ta terre aux mains du Téméraire…
Et de tous les Habsbourg la mieux considérée…
Je sais tes clochers impériaux et l’Espagne tant aimée…
Je sais tes hommes élevés ou par le sort donné…
Charles, Louis, Gustave, Emile, René…
Je sais tous mes ancêtres de ta terre façonnés…
Et chacun de mes os de ta pierre constitués…
Je sais être ton fils ma Comté !

2006-10-26

La voiture roule lentement. Un ban de brouillard flotte à la cime des arbres. Le soleil encore bas sur l’horizon n’éclaire la forêt que par place. Où est-ce que je vais ? Pourquoi cette boule d’angoisse ? Chaque jour, l’automne apporte de nouvelles couleurs aux feuilles. Qu’est-ce qu’elle m’apportera à moi ? Plus de solitude ? La rosée est si forte que l’herbe est blanche par endroit. Je vais vers une journée comme les autres. Où est-elle celle dont la main réchauffera mon cœur ? Dont la rosée me désaltéra ?

2006-11-10

58101brume01.jpgOh ! Le beau brouillard ! Ce matin en ouvrant la fenêtre, je ne vois plus les maisons de l’autre côté de la rivière. Le ciel est descendu sur le village : nous vivons dans un nuage !

Conduite par deux adultes, une colonne de loupiots remonte le pont. Ils se tiennent la main deux par deux ; regardent de tous côtés et attirent l’attention et les sourires des passants. L’avenir en marche engoncée dans les habits chauds !

Les premières gelées ont fait brunir les feuilles. Le soleil de novembre est encore chaud. Les vaches buissonnières ont quitté leur pâturage d’été, et broutent les champs dont l’herbe a repoussé, après les foins et les regains de juin. Dans les coins ombragés, sous les sapins, persiste le givre déposé au petit matin.

Jumeaux, cachés dans votre nid de dentelle, qui réagissez à chacun de ses mouvements, c’est vous qui régissez le monde. Son léger décolleté laisse deviner votre rondeur.

Il pleut. La radio ronronne. L’habitacle de la voiture est chaud. Ce trajet est une parenthèse entre la maison et le travail. Un sas de tranquillité, de réflexion de mise au point.

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