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chronique : n° 2

Réflexion : Améliorer, ranger, chaque chose ou chaque endroit sur lesquels je suis amené à intervenir.

23 juin

58182lady.jpgTélé : Arte a diffusé Lady Chatterley et l’homme des bois, de Pascale Ferran. Je l’ai enregistré. Marina Hands fait de Constance une femme sensible et intelligente, fragile et sans aucune vulgarité, victime de sa solitude physique, belle dans sa souffrance de ne pas être aimé dans sa chair. Elle donne une très belle image du désir féminin et c’est rare. La vie ne nous réserve pas des rencontres pareilles.

Je sens dans les longs plans sur les paysages et les fleurs, l’influence de David Leane ou Kurosawa mais je me trompe peut-être. Me voilà tel un adolescent en train de relire Lawrence. J’y recherche la référence à la solitude de Constance. Le film me fait redécouvrir le texte.

Réflexion : L’œuvre artistique accomplie déclenche l’inspiration et l’envie de création.

6 juin, lourd.

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Relu : Guillaume Appolinaire

Ô ma jeunesse abandonnée / Comme une guirlande fanée / Voici que s’en vient la saison / Des regrets et de la raison. (Vitam impendere amori.)

Découverte de ce soir :

Albert Glatigny

Voici le soir

Voici le soir : pareils au clair de lune,
Tes yeux charmants rêvent sous tes cils longs ;
L’air est léger ; si tu le veux, nous allons
Dormir au bord de la mer, sur la dune.

Un chant s’élève entendu par mon cœur,
Un chant d’amour exhalé par ton âme.
Triste et bien doux, vers le ciel tout en flamme
Qui semble prêt à mourir de langueur.

La mer est là. Ses vagues argentées
Causent tout bas tendrement, comme nous,
Et moi, je tiens, assis à tes genoux,
Dans mes mains tes deux mains abritées.

Ne parlons plus, ne songeons plus, laissons
Le temps passer et briller chaque étoile ;
Le vent est frais ce soir, baisse ton voile,
Je sens courir sur ton sein des frissons

Ecouter : Sur France Inter chez le génial Lodéon, l’ouverture du Barbier de Séville, par le Chicago Symphony Orchestra, dirigé par Fritz Reiner. Une tempête de son qui vous submerge comme une avalanche. Du grand Rossini !

Moustache : (fin) J’ai eu droit à un  » Oh que tu es beau de Nathalie cet après-midi.  » accompagné d’une bise. Bref elles ont gagné et en sont fières.

28 mai, volé

071006seins.jpgLu : Les seins sont deux grandes larmes que verse la beauté sur sa fugacité. Ramon Gomez de la Serna.

Entendu : Au Quebec les messages reçus sur la toile sont des courriels et les messages (spam) qui pourrissent une boite sont des pourriels.

Blog-note : 11 mai, venteux

Réflexions : Après relecture de la citation de Diderot, extraite de la Religieuse, il me semble qu’en effet il est facile de dire que l’on aime la solitude quand, on a, ou eut, une vie bien remplie, comme Jacquelin Kerne. Mais quand on en est victime, comme Kaspard Hauser, on doit beaucoup moins l’apprécier. Les religions ne seraient-elles pas sorties de l’imagination d’individus trop solitaire ? Est-ce ça que Diderot sous-entend ? D’ailleurs il y a un travail d’historien à faire sur l’utilisation de la solitude par les religieux.

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