posts dans la catégorie 'Toile'


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Vincent van Gogh (1853-1890) : La Meridienne ou la Sieste – 1889

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La méridienne fut peinte lors du séjour de Van Gogh à Saint-Rémy de Provence alors qu’il était interné à Saint-Paul-de-Mausole. La composition est reprise d’un dessin de Millet pour les Quatre heures de la journée. Vincent justifie sa démarche à son frère Théo : « C’est plutôt traduire dans une autre langue, celle des couleurs, les impressions de clair-obscur en blanc et noir ». Van Gogh a copié à de nombreuses reprises des œuvres de Millet qu’il considérait comme « un peintre plus moderne que Manet ». Fidèle à la composition originale jusque dans les détails de la nature morte du premier plan, Van Gogh fait pourtant complètement sienne cette scène de repos qui symbolise chez Millet la France rurale des années 1860. Cette retranscription personnelle se fait essentiellement par une construction chromatique fondée sur le contraste des couleurs complémentaires bleu-violet et jaune-orangé. Malgré le caractère apaisant du sujet on y retrouve l’intensité unique de l’art de Van Gogh.

Jean François Millet (1814-1875) : La meridienne ou les quatre heures de la journée – 1866

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… au lit !

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Au lit

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Richard Edward Miller (1875-1943) : La Jupe à carreaux

Richard Edward Miller (1875-1943) : La Jupe à carreaux dans Toile 57-046-Richard_Edward_Miller-
Avec l’avènement des peintres de Barbizon puis des impressionnistes, la France symbolise l’avant-garde artistique. En cette fin du XIXe siècle, les artistes américains aspirent eux aussi à un enseignement novateur. Richard Edward Miller ne fait pas exception à la règle ; originaire du Midwest, il reçoit une formation tout ce qu’il y a de plus académique, à la Saint Louis School of Fine Arts. Bourse en poche, le jeune peintre part pour la France, en 1898, et s’inscrit à la très libre académie Julian, où il peut enfin étudier le nu… À la différence de nombre de ses compatriotes,il restera près de vingt ans en France, finalement poussé à partir par la guerre. Dès 1906, Miller prend l’habitude d’emprunter à la belle saison le chemin de deux régions, devenues d’incontournables rendez-vous artistiques : la Bretagne, en l’occurrence Saint-Jean-du-Doigt, et la Normandie, avec Giverny. Bien sûr, il n’est pas le premier Américain à fouler les campagnes françaises pour goûter à la peinture en plein air. D’autres avaient ouvert la voie, comme Robert Wylie, le fondateur du groupe de Pont-Aven, ou encore Charles Henri Fromuth, à Concarneau, Daniel Ridgway Knight à Poissy et Charles Sprague Pearce à Auvers-sur-Oise. Mais, depuis l’installation en 1883 de Claude Monet, Giverny est la nouvelle destination en vogue. Le petit village de l’Eure d’à peine trois cents habitants se voit bientôt envahi par des hordes d’artistes américains. Le café épicerie de Madame Baudy se transforme alors en hôtel et un terrain de tennis est construit, pour permettre à nos estivants de vaquer à leur loisir favori. Si Monet accueille dans un premier temps chaleureusement les nouveaux arrivants, Willard Metcalf, Théodore Robinson et John Sargent, à partir de 1887, il évite de plus en plus les « gêneurs ». Le point de non-retour étant atteint par l’idylle de ses deux belles-filles, Blanche et Suzanne Hoschédé, avec deux peintres américains, John Leslie Breck et Théodore Butler. Plus que réticent, Monet réussit à décourager le premier. Mais, le cas du second s’avère plus délicat : Monet va jusqu’à menacer de quitter Giverny si Suzanne l’épouse ! Toutefois, raisonné par ses amis, le maître permet cette union.
Avec son ami Frederick Frieseke, autre habitué de la région, Richard Miller élabore un style, dit  » impressionnisme décoratif  » ou  » luministe « . L’utilisation prédominante de la lumière et de la couleur les rapproche plutôt de Bonnard et de Vuillard. Tous deux propageront aux États-Unis le paysage impressionniste, tout particulièrement Miller, nommé professeur à l’école de Mary Wheeler à Providence, dans l’Etat de Rhode Island, puis à Pasadena (Californie) et, enfin, à Provincetown, dans le Massachusetts. Toutefois, son style possède des particularités propres, notamment par l’attention portée au dessin et par une mise en page élaborée. Si le paysage de notre Rêverie est effectivement traité en petites touches, le dessin du visage de la femme se révèle précis et délicat, l’arrière-plan étant construit de courbes et de droites bien lisibles. Hormis des scènes nocturnes parisiennes, son oeuvre est dédiée à ce type de représentation de vie à la campagne, où la femme joue un rôle central. Observée dans son intérieur et à son ouvrage, celle-ci semble préoccupée par ses pensées, le miroir, accessoire fétiche du peintre, symbolisant cette introspection. Caroline Legrand

Sir Walter Russel (1871-1903) : Tying hert Shoe

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William Bouguereau (1825-1905)

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