posts du 4 août, 2007


4 août, estival

Photo : A la suite des soubre-sauts familiaux, nous ne possédions pas dans ma famille de photo de mon grand-père paternel. Au cours de mes recherches généalogiques des cousins éloignés m’en ont donné deux. Elles ont été prises alors qu’il était prisonnier en Allemagne au cours de la première guerre mondiale. Il pose debout en uniforme, une cigarette aux doigts. Il les avait envoyé à son père. J’ignore donc si le mien a eu l’occasion de les voir.

Ce même jour j’ai récupéré des photos de mes arrières-grands-parents. Ces documents sont parmi les plus précieux de ceux que j’ai retrouvés. Aujourd’hui un simple pique-nique est l’occasion de faire une vingtaine de clichés avec le portable ou un appareil numérique. On pourrait penser que toutes ces photos vont éviter la pénurie d’il y a 50 ou 100 ans. Mais je n’en suis pas sur. Je pense même que la banalisation, et la masse empêchera de retrouver ce que l’on cherche.

Commémoration : Le 3 août 1789 le duc d’Aiguillon lança l’idée au Club Breton d’une abolition des droits seigneuriaux. Le lendemain, en fin de soirée, Le Vicomte de Noailles propose à l’Assemblée nationale de supprimer les privilèges pour ramener le calme dans les provinces. Le Duc d’Aiguillon proposa l’égalité de tous devant l’impôt et le rachat des droits féodaux. Dans une ambiance indescriptible tour à tour, Le Guen de Kerangal, Le vicomte de Beauharnais, Lubersac, l’évêque de La Fare vont surenchérir en supprimant les banalités, les pensions sans titre, les juridictions seigneuriales, le droit de chasse, l’abolition des privilèges ecclésiastiques.

Le duc du Châtelet proposa le rachat de la dîme. Enfin Lally-Tollendal termina la séance en apothéose en proclamant Louis XVI « restaurateur de la liberté française ». En une nuit les fondements du système par ordres s’effondrèrent. Les jours suivants le clergé essaya de revenir sur la suppression de la dîme mais le président de l’assemblée Le Chapelier n’ayant accepté que des discussions sur la forme, les décrets du 4 août furent définitivement rédigés le 11.

Dès le lendemain Louis XVI écrivit à l’archevêque d’Arles : « Je ne consentirai jamais à dépouiller mon clergé, ma noblesse. Je ne donnerai pas ma sanction à des décrets qui les dépouilleraient ; c’est alors que le peuple français pourrait m’accuser d’injustice et de faiblesse. Monsieur l’archevêque, vous vous soumettez aux décrets de la Providence ; je crois m’y soumettre en ne me livrant point à cet enthousiasme qui s’est emparé de tous les ordres, mais qui ne fait que glisser sur mon âme. Si la force m’obligeait à sanctionner, alors je céderais, mais alors il n’y aurait plus en France ni monarchie ni monarque. »

Louis XVI n’accordera sa sanction à ces décrets que contraint le 5 octobre. Ainsi disparaissent les privilèges des ecclésiastiques, des nobles, des corporations, des villes, des provinces, etc.

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1944 : Après avoir passé deux ans dans la partie désaffectée d’un immeuble d’Amsterdam, l’ »Annexe », Anne Frank et sa famille sont arrêtés par la Gestapo. Anne Frank mourra en mars 1945 au camp de Bergen-Belsen (Allemagne). Une amie de la famille, Miep Gies, retrouvera son journal et le remettra à son père, Otto Frank, le seul de la famille sortit vivant des camps.

Radio : Sur France-Inter j’écoute une pièce de John Ford : ‘Tis Pity Shes’s a Whaore ” traduit par ” Dommage que ce soit une putain “. Cette pièce est inspiré par l’amour de Julien et Marguerite de Ravalet, qui ont été exécuté pour inceste en 1603.

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